J’ai la ferme intention de vivre jusqu’à ma mort. Sachez-le!
J’ai été élevé dans la religion Catholique. Je ne vais plus à l’église depuis belle lurette et je n’adhère pas nécessairement à plusieurs concepts propres à cette religion, mais je me dis Catholique malgré tout…comme bon nombre de Québécois.
Ayant baigné dans les valeurs chrétiennes, depuis mon enfance, je les ai naturellement intégrées et pour moi l’existence de Dieu, par exemple, est une conviction profonde. Je ne sens pas le besoin d’en convaincre qui que ce soit et il serait vain de tenter de me faire changer d’idée. Vous savez, les croyances c’est comme ça. On ne peut pas vraiment prouver quoi que ce soit, c’est pourquoi on dit toujours que c’est une question de foi.
En déjeunant, ce matin, je pensais à ces chrétiens qui font une prière avant tous les repas. Et puis, de fil en aiguille, je me suis mis à réfléchir à d’autres croyances, à ceux qui autrefois croyaient aux Dieux Grec, aux Mayas qui croyaient au Dieu Soleil ou qui pensait devoir arroser la terre du sang d’innocents pour obtenir la faveur des Dieux et de bonnes récoltes. Je pensais aussi aux amérindiens qui croient à la Grande Mère et qui exécutent certains rituels après avoir tué un animal pour que son âme soit en paix…En pensant à tout cela, je me disais que ces rituels et ces croyances “primitives” n’étaient que des superstitions, alors que c’est tout à fait différent de mes croyances…Mais quand on y pense un peu, est-ce vraiment le cas?
Je ne juge pas ici le fait que ces rituels soient acceptables ou pas, mais uniquement les croyances sur lesquelles ils se fondent. Je me dis que pour ces personnes, la conviction doit être aussi forte que la mienne. Alors pourquoi est-ce que les leurs devraient être des superstitions et pas les miennes?
Croyez-vous être un bon parent pour vous-même?
En chacun de nous se cache un enfant et quand on se parle à soi-même, c’est d’abord à lui qu’on s’adresse. Le ton et les mots que l’on emploi sont très significatifs et très proches de l’attitude de base que l’on adopte face à ceux sur qui on exerce un ascendant (employés, enfants, étudiants). Ainsi on aura des paroles dévalorisantes ou encourageantes, une attitude tolérante ou très stricte face aux erreurs, on sera très exigeant ou peut-être pas quant à l’atteinte des objectifs.
Cette attitude se construit d’abord sur le modèle que l’on a appris dans notre enfance et est donc grandement influencée par les mots, par le ton qu’on eu nos parents vis à vis de nous-même.
L’expérience corporelle
Posted: 18 décembre, 2011 in Juste du bonheur, L'essentiel, plaisir, Réflexions, souvenirs, voyages
Depuis quelques semaines, je me suis mis au jogging, soit le soir en revenant du travail, soit très tôt le matin. Ce matin, le thermomètre indiquait -11.
Je me demandais comment me vêtir, pour n’avoir ni froid, ni trop chaud. J’ai une mémoire de cette température, parce que je l’ai souvent vécu. Je peux donc imaginer à peu près l’impact sur le corps, le visage, les mains. J’ai une expérience corporelle de ces températures.
Ma fille partira pour un projet Katimavik, le 4 janvier prochain. Durant 6 mois, elle vivra avec un petit groupe, formé de jeunes des deux sexes, de francophones et d’anglophones. Ils participeront à diverses activités bénévoles au sein des communautés où ils résideront durant cette période. Ma fille avait choisi le thème “peuples autochtones”, alors, pour les 3 prochains mois, elle se retrouvera à Sioux Lookout situé dans le nord-ouest de l’Ontario.
Il y a 2 semaines, elle parlait avec sa responsable de groupe et cette dernière lui mentionnait que la température actuelle était de -28, mais qu’à compter de janvier ça descendrait autour de -40. Elle lui recommandait d’apporter des vêtements chauds.
J’arrive assez bien à imaginer ce que peut représenter -20, -25, parce qu’on vit ces températures à quelques reprises, chaque années, mais je n’ai pas de mémoire corporelle de températures à -40. C’est froid comment? Je sais que la différence entre -10 et -20 est assez intense et qu’à -30, il faut être habillé chaudement et éviter d’avoir la peau à découvert, mais -40?
Cela m’amène à penser à l’expérience corporelle en général.
Quand j’étais enfant, pour avoir une idée des paysages, de comment est la vie ailleurs sur la planète, on ouvrait une encyclopédie ou on écoutait le récit des voyageurs qui l’avaient vécu. C’était un moyen d’avoir une expérience intellectuelle de ces endroits. Aujourd’hui, avec internet, c’est devenu incroyablement facile de développer cette expérience intellectuelle. On peut même visiter les rues, une à une grâce à Streetview de Google et toutes les informations possibles et imaginables sont à la portée d’un clic.
Mais savoir une chose et l’avoir vécue sont deux situations bien différentes, parce qu’il est plus facile de construire sur la seconde que sur la première. Je suis persuadé qu’à son retour, ma fille saura mieux que je ne pourrais l’imaginer, ce que représente vraiment une température de -40.
L’univers est ainsi fait qu’il tend vers l’équilibre. Les forces en présence, les unes par rapport aux autres finissent pas trouver leur point de stabilité.
Il est en même des êtres humains, enfin pour la plupart. La santé, la capacité physique, la façon dont on gère ses émotions, les besoins relationnels, les loisirs, l’alimentation, les aspirations personnelles et professionnelles, les habiletés, tout cela finit par se fixer progressivement en tendant vers un certain point d’équilibre.
On a alors ce que qu’on appelle le roc de l’être, les caractéristiques fondamentales qui définissent un être humain.
Ainsi, je suis ce que je suis, par l’amalgame d’évènements heureux et malheureux, de choix, de caractéristiques physiques et psychologiques qui m’ont mené progressivement à ce point d’équilibre représentatif de ma personnalité. Je ne suis pas nécessairement satisfait de tout et qui le serait par ailleurs. Certains fondements n’ont pas la solidité que je souhaiterais et il est normal de vouloir apporter des améliorations.
Quand on a atteint un point d’équilibre globalement satisfaisant, le danger est de vouloir éliminer la petite bête noire qui rend le modèle moins attrayant à nos yeux. L’impact pourrait être équivalent à celui de retirer l’une des pierres de la construction ci-contre.
Prenez quelques instants pour observer la construction de pierres…Laquelle oseriez-vous retirer?
On pourrait peut-être retirer la pierre du haut à droite, mais encore là, il faudrait procéder avec précaution. Elle soutient possiblement celle du dessous. On remarque également que plus la pierre est au coeur de la construction, plus les conséquences de la retirer auraient d’impact sur l’ensemble. En fait, retirer une seule de ces pierres et tout pourrait bien s’écrouler. On devrait alors tout reconstruire.
Un conseil judicieux est donc d’adopter une approche Kaizen consistant à améliorer progressivement ce qu’on a, plutôt qu’à recourir aux changements drastiques. Le changement est plus long, moins parfait que ce qu’on a en tête et pour les impatients, la démarche est parfois difficilement réalisable, mais il a l’avantage d’être cohérent avec le reste de la construction. Il suppose un changement qui tiendra compte de l’ensemble de ce qu’on est plutôt que de porter l’attention uniquement sur la bête noire à éliminer.
Quand le faux surpasse l’original
Posted: 2 décembre, 2011 in Coup de coeur, famille, L'essentiel, motivation, rêvesVoici deux versions française d’une scène de Gnoméo et Juliette: La version du haut est la version originale présentée par Disney dans les cinémas et celle du bas a été produite par ma fille qui rêve de (qui va) faire carrière dans ce domaine.
La chaîne Youtube d’Éli: http://www.youtube.com/user/eliisaabethh
Si vous êtes un des 1,7 millions de téléspectateurs qui suivent l’émission Occupation Double, peut-être avez-vous également aimé détester Dany. Ce type peut être à la fois arrogant ou charmant, selon les situations.
Serait-il un visage à deux faces?
Eh bien oui, je vous le confirme. Dany n’a pas les deux côtés du visage symétriques. Aussi, si on fait un peu de découpage et de collage, on peut rassembler les deux visages de Dany, le Bad Guy et le Good guy.
Sur un parcours de vie, on fait tous face à des portes fermées. Certains vont s’acharner à les défoncer, puisqu’elles leur bloquent le chemin. D’autres préféreront prendre un peu de recul et faire d’abord le tour du bâtiment, à la recherche d’une autre porte ou d’une fenêtre ouverte.
Quelle est la meilleure approche? La vôtre, bien sur, parce qu’elle correspond nécessairement à vos besoins fondamentaux.
Si une porte fermée représente pour moi un défi et que mon besoin est de tirer une satisfaction de l’ avoir défoncée j’ai raison de m’acharner. Si mon besoin est d’abord et avant tout d’atteindre une destination se trouvant de l’autre côté, le moyen par lequel je traverserai devient secondaire et moins je consacrerai d’énergie pour passer et mieux cela sera. Si mon besoin est de m’affirmer et qu’un NON nuit à cette affirmation, l’acharnement à défoncer la porte deviendra fondamental.
Par ailleurs, une porte à toujours deux côtés. Que se cache-t-il de l’autre côté? Cette porte n’est peut-être pas aussi fermée qu’on le pense. Peut-être l’a-t-on fermée simplement parce qu’il faisait trop froid ou parce qu’on avait peur des brigands. Savoir et comprendre qui l’a fermée et pourquoi peut aider à la rouvrir en communiquant avec celui ou celle qui l’a verrouillée.
Faire face à une porte fermée est toujours une ouverture sur soi-même et sur les autres.
Les émotions sont un langage universel. Voyez par vous-même!
Le ridicule ne tue pas, mais l’humour peut parfois devenir une arme redoutable. Peut-être avez-vous vu ce vidéo, où un policier asperge généreusement et sans raison pertinente les indignés du campus de l’université California Davis.
En réponse à cette intervention musclée et abusive, circule maintenant sur le web des montages-photos où l’on montre ce même policier asperger tout et n’importe quoi. Très efficace, hilarant et bien moins coûteux qu’une poursuite devant les tribunaux. à voir absolument pour bien débuter la journée: Pepper Spraying Cop
