Selon les derniers sondages, la population québécoise supporte la loi 78 à hauteur de 66%. La question est toutefois de savoir combien d’entre eux ont réellement pris connaissance du contenu de cette loi et de l’impact qu’elle aura, non seulement sur les associations étudiantes, mais sur tous les mouvements citoyen d’opposition au Gouvernement. Écoutez Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean dans les débats qui ont précédés la mise en place de cette loi.

La montée des Y

Posted: 18 mai, 2012 in Politique, Réflexions, Société

Pour eux, tout est possible.

Ils ont confiance en leurs moyens et ne plient pas facilement l’échine devant les menaces. Ils ont une vision de la société très différente de celle des générations précédentes et cette crise des droits de scolarité aura été l’évènement catalyseur pour qu’ils s’expriment et se mobilisent. Les voici, les voilà, les Y sont là!

Je l’ai reconnu!!

Posted: 10 mai, 2012 in humour

J’ai reconnu celui qui est soupçonné d’être un des auteurs des méfaits commis dans le métro Lionel-Groulx.

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C’est Ron Weasley!

 

 

La photo d’une montagne, n’est pas la montagne.

Le mot montagne n’est pas la montagne. Quand on parcourt la montagne, ce que l’on voit, ce que l’on sent ou entend n’est pas la montagne, mais qu’une toute petite partie de son essence.

Rien ne nous est jamais accessible en totalité. On en perçoit une partie, à travers nos sens et pour le reste, notre pensée s’organise pour en faire un tout cohérent. Entre humain, partageants les mêmes sens, on peut s’entendre sur des caractéristiques découlant de nos perceptions communes et d’un langage commun pour les décrire, mais ces caractéristiques ne seront jamais qu’une définition partielle de toute chose. Krishnamurti disait à ce propos: “La Vérité est un pays sans chemin”. On peut s’en approcher, mais jamais s’y rendre.

Dans l’oubli

Posted: 22 avril, 2012 in Réflexions, Société

Curieux contraste que d’être dans un cimetière par une si belle journée de printemps. Marchant, le long du canal de Chambly, ce matin-là, j’étais entré dans le petit cimetière en bordure du chemin, pour examiner de plus près cet énorme Jésus en croix au bout de l’allée.

On l’avait repeint en partie et à mon avis, de couleurs un peu trop vives. On avait tout repeint, sauf les bras, restés blanchâtre, ce qui donnait un curieux mélange de présence et d’absence de vie.

Je me suis assis quelques minutes sur le banc de pierre, dos à la croix, prenant la mesure de l’instant et appréciant le calme de l’endroit. Le soleil pointait à l’est, m’innondant de lumière et les oiseaux chantaient effrontément leur joie de vivre. Dans une église, une bibliothèque ou un cimetière on n’ose pas élever la voix ou rire à gorge déployée, mais les oiseaux, eux, n’ont pas cette réserve. Les bourgeons naissant aux branches des arbres m’ont tout à coup rappelé le cycle de la vie, fait de deuils et de naissances.

Reprenant mon chemin, mon attention fut attirée par une pierre un peu à l’écart et passablement enfoncée dans le sol. Elle était visiblement là depuis longtemps. On n’y distinguait plus très clairement le nom de l’épouse de Louis Corneau et j’ai dû dégager un peu la terre pour y lire celui de Luce Mineau. J’aurai pu gratter davantage pour savoir quand elle était décédée, mais ça m’aurait paru déplacé. La terre a certains droits. 50 ans après le décès de Louis, la plupart de ceux qui l’ont connu sont probablement allés le rejoindre. Cette pierre n’est plus entretenue, personne ne s’en préoccupe et elle s’enfonce toujours un peu plus dans le sol.

Qui étaient Louis Corneau et sa belle Luce Mineau? Louis est mort en 1956 à l’âge de 81 ans et sans doute avant sa Luce, puisque son nom apparaît au-dessus. Peut-être ont-ils eu des enfants, aujourd’hui décédés eux-aussi, pour la plupart. J’ai fouillé un peu internet, question de voir si des souvenirs de l’un ou l’autre étaient toujours présents quelque part et je n’ai rien trouvé. Comme la pierre sur laquelle leur nom est écrit, les souvenirs aussi s’enfoncent progressivement dans l’oubli.

Prophétie

Posted: 17 avril, 2012 in Réflexions, Science, Société

Imaginons un instant qu’il soit possible, pour certains individus de voir l’avenir.

S’ils voyaient, par exemple, non pas l’année prochaine, mais 500 ans, voire 1000 ans dans le futur, comment décriraient-ils leurs visions?

Forcément avec des mots, des images de leur époque. Pensez, par exemple, aux changements que l’on a vécu depuis 100 ans.

Il est difficile d’imaginer ce que pourrait être notre planète dans 1000 ans (si elle existe toujours, bien sur).

Si on se fie à la tendance, par exemple, il est fort probable qu’éventuellement, il n’y aura plus d’argent matériel. Il n’y aura que des transactions électroniques. Il est également raisonnable de penser que l’usage de carte magnétiques ou à puce, seront éventuellement remplacées par un mécanisme biométrique de paiement qui identifiera chaque personne à coup sûr, limitant les risques de perte ou de vol. Et en plus, pour les Gouvernements cela signifierait la fin du travail au noir et une façon de contrôler et taxer tous les échanges commerciaux. Une fois ces éléments en place, pour acheter ou vendre, il faudra nécessairement adhérer au système.

Si vous avez un Iphone, vous connaissez sûrement Siri. Siri est un programme d’intelligence artificielle utilisé sur les Iphone et à qui on peut parler poser des questions. Demandez à Siri: “Ai-je besoin d’un parapluie aujourd’hui?” et en tenant compte de votre position actuelle, Siri vérifiera la météo locale et les chances de précipitation pour vous répondre.

D’ici quelques années, ces technologies s’amélioreront et on parlera sans doute à des personnages virtuels, sans arriver à faire la différence avec un interlocuteur bien réel.

Je pense maintenant à ce texte tiré de l’apocalypse:

« Il lui fut donné d’animer l’image de la bête, de sorte qu’elle ait même la parole et fasse mettre à mort quiconque n’adorerait pas l’image de la bête. À tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, elle impose une marque sur la main droite ou sur le front. Et nul ne pourra acheter ou vendre, s’il ne porte la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom. C’est le moment d’avoir du discernement : celui qui a de l’intelligence, qu’il interprète le chiffre de la bête, car c’est un chiffre d’homme : et son chiffre est six cent soixante-six. »

Il y a 30 ans, ce texte me paraissait plutôt mystérieux, alors qu’aujourd’hui, il prend une dimension différente. Cette interprétation est bien personnelle et n’a peut-être aucun lien avec la vison de l’auteur, mais ce qui est intéressant, c’est de voir apparaître un sens qui, à l’époque, était inaccessible et inconcevable.

Bon, j’ai du travail maintenant. J’ai une arche à construire. :)