À notre échelle

Publié: 20 mai, 2013 dans Réflexions, Science
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planete1En une seule seconde, il est possible de faire plus de 7 fois le tour de la terre, si on voyage à une vitesse approchant celle de la lumière. Imaginez alors la distance que l’on peut parcourir en une année entière à cette vitesse.

C’est ce qu’on appelle une année-lumière.

À l’échelle de l’univers, c’est ainsi que l’on mesure les distances; en années-lumière.

Une année-lumière, c’est donc, la distance parcourue correspondant à un peu plus de 235 millions de fois le tour de la terre.

Notre univers est en expansion, cela signifie qu’il est toujours de plus en plus grand. d’un bout à l’autre de l’univers, on estime la distance à environ 47 milliards d’années-lumière.

Il est difficile de concevoir mentalement des distances si grandes.

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Évidemment, peu importe les problèmes que l’on puisse vivre, à notre échelle, ils semblent bien petits quand on remet tout cela en perspective.

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Le rang de fraises

Publié: 14 avril, 2013 dans L'essentiel, plaisir, Réflexions
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fraisesÀ tous les étés, ma blonde va cueillir des fraises au Jardin de M. Jacques, un site d’auto-cueillette près de chez moi. M. Jacques l’aime bien, d’abord parce que, comme lui, ma blonde est une extravertie volubile et sympathique qui a toujours quelque chose à dire. Ensuite, parce qu’elle est perfectionniste. Quand elle s’attaque à un rang de fraises, elle cueillera toutes celles qui sont mûres, qu’elles soient en surface, en hauteur ou cachées en dessous des feuilles du bas. Elle n’en oublie aucune, ce que M. Jacques apprécie particulièrement. Certains clients vont se contenter de ne cueillir que les plus grosses fraises faciles d’accès, sans se préoccuper des autres, ce qui laisse des rangs à moitié faits.

Dans le même ordre d’idée, face à la nourriture, tous n’ont pas la même capacité d’absorption. Cela dépend en grande partie, de l’efficacité du système digestif. Ainsi, pour les mêmes portions de la même nourriture, certains en tireront davantage d’énergie que d’autres, tout simplement parce que leur système digestif est plus efficace. Il tire le maximum de ce qui est disponible. Ça peut être une capacité héréditaire, mais je pense que ça peut également être la conséquence d’une adaptation du corps à son environnement, notamment, un manque de nourriture disponible, ce qui l’a forcé à devenir plus efficace.

Ainsi, je compare l’efficacité digestive aux comportements des gens face à un rang de fraises. Certains prendront tout ce qui est disponible, d’autres se contenteront du minimum, laissant le reste derrière.

dantonUne douleur sourde m’a coupé le souffle. Mes oreilles bourdonnent. Je tombe, face contre terre au fond d’un panier d’osiers. Une main m’agrippe les cheveux et me soulève devant la foule, qui retient son souffle. Ma vue s’embrouille et je jette un dernier regard à mon corps toujours couché sur la guillotine.

Au retour du travail, hier, j’écoutais un reportage sur Georges Danton, ce géant de la révolution française, guillotiné en 1794 à l’âge de 35 ans. Alors que son bourreau l’attachait à la guillotine, il trouva moyen de faire un peu d’humour en lui disant: « N’oublie pas surtout, n’oublie pas de montrer ma tête au peuple : elle est bonne à voir. »

Je me suis alors demandé ce qu’on pouvait ressentir d’avoir la tête séparée du corps avec encore assez de vie en soi pour en prendre conscience…Puis, j’ai pris une grande et longue respiration, j’ai senti mes poumons se gonfler, j’ai senti la vie circuler dans tous mes membres et je me suis senti heureux de pouvoir profiter d’un bonheur aussi simple et accessible à tous.

hockey-bottineLa neige a fondu dans les rues et le soleil joue à cache-cache derrière les nuages poussés par le vent. La rue est quasiment déserte, dans ce quartier résidentiel, à deux pas du parc où les jeux d’enfants sont encore couverts de neige. Je suis à quelques rues de chez moi, de retour d’une belle et longue marche printanière.

Le but de hockey a été installé dans la rue, en bordure du trottoir et un père, début trentaine, joue au hockey-bottine avec ses deux fils chaudement vêtus de leur habit de neige; L’un en rouge, l’autre en bleu. Le plus jeune n’a pas 5 ans. Il garde les buts, tandis que son frère un peu plus âgé, en milieu de rue, se dirige en zigzaguant vers lui, l’air concentré en maniant la balle orange avec un bâton beaucoup trop grand pour lui. Il s’approche, feinte à gauche, lance…ET COMMMMMPTE!. Soulevant son bâton dans les airs, il crie sa joie sous les yeux de son père souriant et sous les applaudissements des milliers de spectateurs qui peuplent son imaginaire. Son jeune frère, déçu, frappe le sol avec son grand bâton et laisse échapper un "argggh".

Le père se mêle au jeu, prend possession de la balle, déjoue aisément ses deux fils, qui sont maintenant à la défense et d’un lancer du poignet, enfile facilement la balle dans le filet désert, levant lui aussi son bâton et laissant échapper un cri de victoire. Le plus jeune dit alors "Mon nez coule, on arrête de jouer!". "Tu veux arrêter, parce que ton nez coule…" lui répond le père d’un ton sarcastique. Silence. L’enfant essuie son nez avec la manche de son habit de neige et le jeu reprend.

Je continue mon chemin, me disant que si la mère avait été là, elle serait allé essuyer le nez de son fils. Peut-être aurait-elle également voulu égaler les chances et permettre aussi au plus jeune de compter un but. Souvent, les rôles des parents sont ainsi fait que l’un écoute et console alors que l’autre le pousse à dépasser ses limites.

lascauxTout doucement, je reviens à moi, prenant progressivement conscience d’habiter mon corps à nouveau. Mon esprit s’éveille, je suis de retour.

Les images résiduelles des derniers rêves flottent encore autour de moi et m’enveloppent des émotions vécues durant cette escapade. Peu à peu, elles sont aspirées dans l’oubli au fur et à mesure que je regagne ce monde. J’entends les bruits familiers de loin en loin et mentalement, je parcours mon environnement. Je sais où je suis.

À mi-chemin entre rêve et réalité, j’ouvre doucement les yeux et mon regard est attiré par ces visages, ces formes que la lumière dessine dans les replis en filtrant au travers des rideaux. Je vois des images, des visages, des animaux d’une netteté étonnante, beaucoup plus détaillés que ce que je pourrais dessiner sans référence. J’ai envie d’un papier, d’un crayon pour immortaliser ces formes uniques et magnifiques projetées du fond de ma conscience.

En visitant virtuellement la caverne de Lascaux, je m’imagine dans l’esprit de cet homme qui découvre des formes, des images dans les arêtes, les recoins, les fissures, dans les ombres projetées au mur par les braises rougeâtres du feu qui crépite encore. Est-ce que tout ces dessins sont issus d’un seul et même artiste, est-ce que le premier a inspiré les autres à faire de même? L’avantage de dessiner sur la pierre, là où les formes ont surgi de son esprit, c’est qu’on a peu à mémoriser, on dessine simplement par-dessus ce que l’on voit.

Visite virtuelle de la caverne de Lascaux: http://www.lascaux.culture.fr/#/fr/02_00.xml

Allo, c’est moi!

Publié: 14 mars, 2013 dans Réflexions

allocestmoiAu travail, il y a des gens qui omettent de se nommer, lorsqu’ils téléphonent, s’imaginant que je les reconnaîtrai. C’est parfois le cas, mais pas toujours. Je me souviens même d’une personne ayant laissé un message sur ma boite vocale sans se nommer. J’ai dû y aller par déduction, avec la nature du message pour le retracer.

Pour ma part, j’ai généralement l’approche inverse. J’ai souvent l’impression qu’on ne me reconnaîtra pas. À 3 exceptions près: ma blonde, ma mère et mon père. Même quand j’appelle les enfants, je sens le besoin de m’introduire du genre: "Allo, c’est Papa…". Ça me fait penser, que depuis 37 ans, c’est le même coiffeur qui me coupe les cheveux aux 5 semaines. Je suis probablement son plus ancien client. Pourtant, lorsque j’appelle pour prendre rendez-vous, je sens le besoin de me nommer, avec nom et prénom, me disant, qu’autrement, il ne me reconnaîtra pas.

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