Archives de octobre, 2008

Dans la deuxième moitié des années ’70, j’écoutais presque tous les soirs, avant de m’endormir, une émission à la radio dont le titre était « Les rêves parlent ». Cette émission était animée par Jean Roussier, un parapsychologue qui pratiquait l’hypnose de façon assez particulière, en amenant les gens à régresser dans le temps, assister à leur propre naissance et même, aller encore plus loin en arrière. C’était parfois assez spectaculaire.

Un cas, assez unique, a fait l’objet d’un livre que l’auteur a rendu disponible sur le web à cette adresse voyage dans l’inconscient (à ceux qui n’ont pas le temps de tout lire, je recommande d’aller directement au chapitre 3).  

Les expériences de Jean Roussier m’impressionnaient tellement que je m’étais rendu sur place, dans un petit resto-bar sur Viau pour assister à un des enregistrements (même si je n’avais pas encore l’âge légal). 

Par la suite, avec un groupe d’amis, nous avons commencé à nous intéresser également à l’hypnose et avons reproduit ces expériences de régression dans le temps avec des résultats assez amusants. Chacun notre tour, nous régressions progressivement dans nos souvenirs, à l’été précédent, le printemps d’avant, le 1er jour de classe, etc, toujours de plus en plus loin jusqu’à ce que les souvenirs soient soit imaginés, soit trop lointains pour faire partie de nos souvenirs conscients. On assistait, ému, à notre propre naissance.

Et, évidemment, on poussait l’aventure encore plus loin, avant même d’exister, se retrouvant dans la peau des uns et des autres, avec des souvenirs, des paysages différents. Réels ou inventés, on ne pouvait trop dire, mais l’expérience était amusante et alimentait nos recherches et nos discussions. 

Et puis un jour, nous nous sommes dit: Si on peut régresser sous hypnose, pourquoi ne pourrions-nous pas également voir le futur. Et nous avons vu notre avenir. Des images qui sont restées gravées en moi. J’étais dans un sous-sol, dont la disposition ressemble pas mal à celui de ma maison actuelle et j’y avais aménagé une sorte de laboratoire où je travaillais à reproduire des hologrammes, des images en 3 dimensions avec des sortes de lasers (nous étions à la fin des années ’70, avant l’apparition sur le marché des premiers micro-ordinateurs). La partie plus inquiétante était que je ne franchissais pas la quarantaine… Après cette étape, je n’étais plus dans le même corps. Honnêtement, j’ai beau être sceptique de nature et toujours prendre ce genre d’expérience avec un grain de sel, ces images d’une clarté limpide m’ont suivie toute ma vie et j’ai eu une sorte de soulagement quand j’ai enfin eu 41 ans. 

Le syndrôme Frankenstein, c’est d’être à l’origine d’une chose dont on perd éventuellement le contrôle et qui à terme va même se retourner contre nous…brrrr

Il y a quelques années, quand j’ai entrepris un retour à l’université en cours du soir, pour perfectionner mes connaissances, j’ai été confronté avec des corrections d’examens ou de travaux qui me paraissaient injustes de sorte que j’ai mis en branle un mécanisme de revendication. Si je considérais  n’avoir pas eu les points que je croyais mériter, je préparais une argumentation solide et documentée et j’allais voir le prof ou le chargé de cours. Ce fut assez profitable et j’y ai pris goût. J’en jasais avec mes enfants qui eux aussi se sentaient parfois lésés dans la correction de leurs travaux et je les encourageais fortement à faire de même, voyant là un exercice pédagogique qui les aiderait toute leur vie, pas juste là, à l’école, mais plus tard au travail pour revendiquer une augmentation de salaire ou face à la société en général. En gros, ne pas se contenter de ce qu’on t’a donné, si tu crois mériter mieux. Tout en restant poli, bien sûr, débattre la question, revendiquer sur des bases rationnelles et logiques et tenter de gagner ses points. Or, mes enfants ont si bien compris la méthode, que maintenant, ils revendiquent tout, dès qu’ils sentent qu’ils peuvent obtenir davantage. « C’est la tradition chez nous », disait mon plus vieux à table l’autre jour. Mais vous savez quoi? Eh bien face à ma blonde et moi également, ils négocient tout, revendiquent et je vous dis que parfois, ce sont des débats qui passeraient à l’histoire, surtout en ce qui concerne ma plus jeune, qui est une foutue bonne avocate. loll

Un peu de moi

Publié: 27 octobre, 2008 dans Questions existentielles
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 1. Je préfère écouter que parler

 2. Je préfère m’exprimer par écrit que verbalement

 3. J’aime aligner parfaitement le naperon avec le bord de la table.

 4. Quand je fais le plein d’essence, j’en rajoute jusqu’à atteindre exactement le prochain dollar.

 5. C’est beau un chiffre exact.

 6. Mon réveil n’est JAMAIS programmé à 5h57 ou 6h03

 7. Je n’aime pas faire le ménage

 8. J’aime quand tout est à sa place après avoir fait le ménage

 9. Le résultat m’importe souvent davantage que la démarche

10. J’aime le Kraft Dinner, sans lait avec double-portion de beurre

11. Je travaille au 10ième étage et je monte l’escalier à tous les matins

12. Depuis 1986, je n’ai eu que des Toyota Corolla. 5 en tout.

13. J’aime la couleur bleu: Bleu ciel, bleu turquoise

14. Je souffre d’acouphène. J’ignore ce qu’est le silence total

15. J’ai hérité du gène du bonheur

16. Je suis souvent heureux 

17. Je vois plus facilement les qualités que les défauts

18. Je vois plus facilement mes défauts que mes qualités

19. J’ai déjà été en prison

20. Je me suis évadé

21. Je suis en cavale

22. J’aime inventer des histoires 🙂

23. Quand la situation est au pire, je pratique l’autodérision

24. Je fais des rêves d’action

25. Quand je mets la tête sur l’oreiller, je m’endors en moins d’une minute

26. J’ai besoin de 8 heures de sommeil par nuit

27. Je me rase sous la douche

28. Je n’aime pas le savon-gel

29. J’aime tenir un savon quand je me lave

30. Je déteste quand le savon me glisse des mains sous la douche

31. Je suis vasectomisé depuis 1997

32. Je n’ai pas mis de condom depuis 1997.

33. À une autre époque, on a dit de moi: « Lui, c’est un gars fini! »

34. Un sous-sol fini ça fait moins cave

35. Deux de mes voisines sont d’anciennes blondes

36. Je suis tombé en amour la première fois à l’âge de 7 ans

37. Elle s’appelait Linda

38. Elle ne m’aimait pas

39. La fille assise juste derrière moi dans la classe de 3ième année m’avait déclaré son amour

40. Elle s’appelait Linda elle aussi

41. Je ne l’aimais pas

42. La première fille que j’ai embrassée s’appelait Linda

43. Une autre Linda. 

44. Au travail, quelques femmes m’ont fait des propositions explicites

45. J’ai été flatté, mais c’est tout

46. Je suis un solitaire

47. Je n’aime pas le pouvoir

48. Je n’aime pas dire aux autres ce qu’ils doivent faire

49. Je n’aime pas qu’on me dise quoi faire

50. Je me retrouve paradoxalement souvent dans un rôle de meneur

51. Je ne suis pourtant pas un bon leader parce que 47 et 48

52. J’aime analyser les problèmes

53. J’aime trouver des solutions

54. Je suis un conciliateur naturel

55. J’aime dire aux gens ce que j’apprécie d’eux

56. Je n’aime pas dire ce que je n’aime pas

57. Je parais calme. Je ne le suis pas.

58. Je préfère les soirées à deux plutôt que les sorties de groupe.

59. Plusieurs de mes ancêtres (15ème siècle) étaient juges

60. Mon plus lointain ancêtre connu était Chevalier et a participé aux Croisades

61. Ça me détend de faire des massages à ma blonde. 

62. Mes filles m’appellent Papounet

63. Mes enfants sont beaux, intelligents, biens dans leur peau

64. Ma blonde est tout le contraire de moi. On se complète bien

65. Elle est bordélique, sociable, exubérante, émotive, excessive, passionnée, colérique, parle beaucoup, gesticule…j’adore cela.

66. Elle ne s’appelle pas Linda, mais je l’aime quand même.

67. J’aime réfléchir à l’éternité, l’infini, le paradoxe des voyages dans le temps

68. J’aime quand ma blonde vient se blottir contre moi

69. Nous avons 3 chats: Stella (la maman), Mozart et Nelly (les bébés)

70. J’aime écouter la mer, l’eau qui coule, le feu qui crépite

71. Je ne mets pas de sauce tomate sur mon spaghetti…que du fromage rapé et fondu au micro-onde

72. J’aime le fromage, toutes les sortes de fromage.

73. J’aime les polars, les thrillers, les romans de Science-fiction

74. Mon auteur préféré est Michael Crichton

75. J’aime la psychologie, la religion, la politique, l’économie

76. Beaucoup de gens ont voulu faire de moi leur mentor

77. Peut-être est-ce parce que je vois leurs qualités

78. J’aime l’humour noir et les jeux de mots

79. J’ai trouvé le truc pour réussir le cube Rubic sans réfléchir

80. J’ai travaillé fort pour développer la méthode

81. Je ne me souviens plus comment faire

82. J’aime les énigmes

83. Je souffre de tremblements essentiels

84. C’est héréditaire

85. Mon père, mon grand-père aussi

86. Je l’ai légué à mon fils (gulp!)

87. Je bois peu d’alcool. Il n’y en a rarement chez moi.

88. J’aime faire fondre du fromage en grain au micro-onde

89. Je donne du sang 6 fois par année

90. Je conserve mes vêtements assez longtemps pour qu’ils reviennent à la mode

91. Je suis gaucher

92. Je supporte mal qu’on ne m’aime pas

93. J’ai déjà vu l’avenir sous hypnose

94. On me souffle souvent les réponses à l’oreille

95. je m’en aperçois plus tard

96. Une mouette m’a sauvé la vie, au mois de décembre durant une tempête de neige

97. J’ai déjà eu un accident où j’étais responsable.

98. Ma voiture était une perte totale

99. Je n’ai pas été blessé, ni ma blonde

100. Ni personne d’autre, merci mon Dieu.

Le bout du chemin

Publié: 26 octobre, 2008 dans Société
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Voici les photos de Bill Clinton, de 1988 à aujourd’hui. Sur la photo, en haut à gauche, il a 42 ans. Aujourd’hui, il en a 62.

Je vais voir un médecin une fois par année. J’ai eu la chance de m’inscrire sur sa liste, à une époque où il était encore possible de le faire. Maintenant, elle ne prend plus personne, comme la plupart des médecins de famille…

Faut les comprendre. Ils ne veulent pas travailler 7 jours sur 7 et être disponibles 24 heures sur 24 comme c’était autrefois, quand on avait des médecins qui faisaient ce travail par vocation.

J’ai trouvé un médecin de famille, c’est bien.

Le problème, c’est que mon médecin est poche, ne semble pas s’intéresser plus qu’il n’en faut à ses patients et se limite sans doute à la procédure suivante:

1. Prise de la pression
2. Analyse sanguine
3. Regarder la liste d’action-réaction et s’il n’y a rien d’écrit on dit au patient: « OK, tout est beau »

Rien de proactif.

D’ailleurs, j’utilise maintenant le médecin simplement pour avoir accès aux spécialistes si j’en suis arrivé à mon propre diagnostic (!!!) à l’effet que j’en ai besoin d’un, parce qu’il me faut une prescription pour pouvoir les contacter.

Idem pour les tests sanguins. Je me demande à quoi ça me sert de devoir d’abord aller voir le doc, si, de toutes façons, elle ne prend même pas la peine de regarder les résultats antérieurs avant de décider quelles analyses demander.

J’ai l’impression que mon mécanicien prend davantage soin de ma voiture que mon doc de ma santé. Je dois prendre les choses en main.

Ce n’est pas mauvais en soi, parce que de nos jours, il y a beaucoup d’information de disponible et que la pire chose est de se fier aveuglément à son médecin. On a tous des tonnes d’exemples d’erreurs de diagnostic, de négligences, de traitements inadéquats qui ont provoqué des problèmes graves, quand ce n’est pas la mort du patient. Je n’entrerai pas dans les détails, ici, parce que je sens la colère monter en moi en pensant au fils d’un ami, mort d’un cancer à 20 ans alors qu’il devrait être en vie aujourd’hui.

J’ai été voir mon doc, récemment, pour l’examen (??) annuel: Prise de ma pression. « Tout va bien? », lui dire que je voudrais faire des tests sanguins et voir un dermatologue pour un grain de beauté que je voudrais faire inspecter par « un expert ».

J’ai reçu mes résultats sanguins aujourd’hui.

Je dis reçu, parce que je refuse de me contenter de la procédure habituelle: « S’il y a un problème, on va vous rappeler, sinon ça veut dire que tout est OK ». Depuis 2001, je demande une copie des résultats des tests, je les compare, les analyse et tire mes propres conclusions.

Au dire du doc, tout est OK.

Pourtant, je ne suis pas d’accord. Même s’il n’y a rien de catastrophique de dépasser « juste un peu », les moyennes établies, c’est un indicateur. Il y a la tendance des années antérieures qui est également importante. Pourquoi attendre que la situation ne soit catastrophique avant d’agir, alors que de simples changements d’habitudes peuvent inverser la tendance. Je me suis donc créé un chiffrier, où je conserve les mesures des différents tests, les moyennes établies et un système automatique de couleur qui me permet d’identifier ce qui sort de la norme. Je peux aussi voir les tendances et me donner des objectifs pour les années à venir.

Ce n’est pas si compliqué, finalement et il me semble que ça devrait faire partie du rôle des médecins de ne pas se contenter d’établir des diagnostics et donner des médicaments, mais également d’être des coachs en santé. C’est certain que ça demanderait plus de travail, au départ, mais imaginez l’impact sur les coûts de santé une fois que le processus est bien en place. 

En regardant mes résultats, cette année, je me suis dit que j’aurais dû demander d’ajouter les analyses de calcium et de phospathe qui n’ont pas été mesurés depuis 2006 pour l’un et 2002 pour l’autre. Il y a pourtant là, il me semble, une tendance qui aurait mérité qu’on s’y attarde. Il me semble que ça aurait dû être le rôle du médecin de regarder cela et demander les analyses adéquates. Encore une fois, je me dis, misère, que j’aurais dû prendre le temps de vérifier tout cela avant d’aller rencontrer mon médecin poche.

 

 

Prendre le poul

Publié: 22 octobre, 2008 dans Coup de gueule
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Nostalgie

Publié: 21 octobre, 2008 dans Bonheur
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Quelques images qui évoquent chez moi toutes sortes d’émotions, parfois touchantes, parfois coquines, des souvenirs, des noms, des éclats de rires, des peines d’amour, des aventures de toutes sortes.