Le syndrôme Frankenstein

Publié: 31 octobre, 2008 dans Bonheur
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Le syndrôme Frankenstein, c’est d’être à l’origine d’une chose dont on perd éventuellement le contrôle et qui à terme va même se retourner contre nous…brrrr

Il y a quelques années, quand j’ai entrepris un retour à l’université en cours du soir, pour perfectionner mes connaissances, j’ai été confronté avec des corrections d’examens ou de travaux qui me paraissaient injustes de sorte que j’ai mis en branle un mécanisme de revendication. Si je considérais  n’avoir pas eu les points que je croyais mériter, je préparais une argumentation solide et documentée et j’allais voir le prof ou le chargé de cours. Ce fut assez profitable et j’y ai pris goût. J’en jasais avec mes enfants qui eux aussi se sentaient parfois lésés dans la correction de leurs travaux et je les encourageais fortement à faire de même, voyant là un exercice pédagogique qui les aiderait toute leur vie, pas juste là, à l’école, mais plus tard au travail pour revendiquer une augmentation de salaire ou face à la société en général. En gros, ne pas se contenter de ce qu’on t’a donné, si tu crois mériter mieux. Tout en restant poli, bien sûr, débattre la question, revendiquer sur des bases rationnelles et logiques et tenter de gagner ses points. Or, mes enfants ont si bien compris la méthode, que maintenant, ils revendiquent tout, dès qu’ils sentent qu’ils peuvent obtenir davantage. « C’est la tradition chez nous », disait mon plus vieux à table l’autre jour. Mais vous savez quoi? Eh bien face à ma blonde et moi également, ils négocient tout, revendiquent et je vous dis que parfois, ce sont des débats qui passeraient à l’histoire, surtout en ce qui concerne ma plus jeune, qui est une foutue bonne avocate. loll

commentaires
  1. Zed Blog dit :

    Définition d’un enfant : 50 % volonté de contrôle et 50 % de talents de négociateur pour l’obtenir.

    Ajouter de la graine d’intelligence et une aptitude à comprendre l’importance qu’il a pour ses vieux, la valeur d’un câlin, d’un mot tendre, des yeux doux, et vous obtenez un petit monstre.

    Ça dépasse les 100 %? C’est justement une autre propriété de la dimension enfant. Le dépassement de soi.

    Négocier, si tu aimes ça…

    On les aime, ces adorables monstres. Et nous en avons tous et toutes été.

    Zed ¦ )

  2. Méli dit :

    Hi hi hi !!! N’empêche que c’est vrai que c’est une habileté sociale utile ! lol !

  3. Isaac dit :

    C’est intéressant tout cela! Je découvre un nouveau concept dans le sens où il est présenté ici, mais ancien du fait qu’il s’érige en précepte dans ma culture. Je me souviens qu’étant jeune mes parents n’arrêtaient pas de me dire, quand il m’arrivait d’être désobéissant vis-à-vis d’eux, que mes enfants me le rendront un jour. Ce n’était pas souvent des faits prémédités, et je pense que la différence se situe à niveau car le syndrome Frankenstein, tel que décliné ici, renvoie plutôt à un acte délibéré.

  4. pierforest dit :

    @Isaac: Je préfère penser que les jeunes sont mieux qu’on l’était au même âge. sinon, ça signifierait qu’on a été de bien mauvais éducateurs. 🙂

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