Archives de novembre, 2008

Les fins de session d’automne à l’université sont toujours passablement stressantes. Les travaux de session à remettre, la préparation pour l’examen final, la surcharge de travail découlant de l’industrie où je travaille, la préparation de Noel, l’achat des cadeaux et cette année, en plus, la préparation de ce voyage à Cuba. C’est un peu fou…et quand je pense que j’ai pris 2 cours pour la session hiver, je n’aurai plus de vie du tout. Au moins, j’aurai cette semaine dans les caraibes pour refaire le plein.

Le retour de Super-Mario

Publié: 26 novembre, 2008 dans Politique
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mario1Honnêtement, j’ai été impressionné par la prestation de Mario Dumont au débat des chefs hier soir. Son discours était clair, terre à terre et son attitude l’a mis au-dessus des débats, alors que Pauline Marois et Jean Charest s’interrompaient sans cesse sans façon et sans respecter les règles. Son body-langage était également efficace. Il n’avait pas consulté un faiseux-d’image et s’est contenté d’être lui-même, avec un message qui passait bien.

Du débat, je retiens le programme de l’ADQ: 1.Favoriser la famille, donner l’argent sur le terrain, aux travailleurs (médecins, professeurs) plutôt qu’à des structures administratives qu’il entend couper: Les agences régionales de la santé, les commissions scolaires. Il est le seul à promettre de maintenir un déficit zéro et même réduire la dette actuelle du Québec ($148 milliards) que l’on va laisser à nos enfants. Il va couper dans la fonction publique, dans les coûts de publicité du Gouvernement et il va revendiquer l’autonomie du Québec auprès du Fédéral pour rapatrier des pouvoirs sans pour autant mettre ces nouveaux pouvoirs à la mercie du Fédéral en demandant qu’ils soient inscrits dans la constitution. Il va favoriser un système de santé où le privé a plus de place, pour réduire les listes d’attente, augmenter la qualité des services et garder au Québec les médecins qui ont été formés ici.  

Le PQ, lui va…enfin, Pauline a plein de bonnes idées, mais on ne sait pas trop lesquelles.

Le Parti Libéral va juste continuer à ne rien faire comme il a fait au cours des 5 dernières années.

Bon, voilà ce que j’ai retenu du débat. Alors, ma prédiction, c’est que l’ADQ va remonter la côté au cours des 2 prochaines semaines et que ces gains vont se faire essentiellement au détriment du Parti Libéral, de sorte qu’on va se retrouver, le 9 décembre avec la même situation qu’auparavant, en ayant changé 4 trentes sous pour une piaste pour la modique somme de $83 millions.

 

Un chausson avec ça?

Publié: 21 novembre, 2008 dans Société
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bigmacCertains, comme Caro vont s’acheter un chips Lays quand ils ont besoin de réconfort.

En ce qui me concerne, ce qui me réconforte, c’est le junk food, un bon Big Mac. J’en mange très peu souvent ce qui est un bon signe en soi. Ça signifie, d’une part, que je n’ai pas besoin très souvent d’être réconforté et d’autre part, c’est mieux pour ma santé.

Aujourd’hui, par contre, après une semaine où tout a été de travers, j’avais vraiment un besoin impératif de Big Mac. Je me rend donc au Mcdo le plus près et je me commande un Trio Big Mac, avec en prime (tant qu’à manger du junk food) une brioche fondante à la canelle, bourrée de sucre.

Mais quand tout va mal, tout va mal. Pour une raison inexpliquée, ils ont eu de la difficulté avec ma commande, alors je me suis mis à attendre, attendre, attendre, alors que tous les autres étaient servis à la vitesse dont on peut s’attendre dans un fast food.

Après 10 minutes (c’est une éternité dans un Mcdo), la gérante réalise que je suis encore là et vient s’excuser, m’offrant le repas gratuitement parce que ça avait vraiment été long. La jeune fille qui m’a servi, m’a offert un double Big Mag en compensation et au moment de me remettre ma commande, me demande si je veux un « chausson avec ça » pour compenser pour mon attente…

J’ai décliné, la remerciant, considérant qu’ils avaient déjà fait beaucoup d’efforts pour compenser mon attente et finalement, j’ai trouvé réconfortant que ces personnes, pourtant payées à petit salaire,  prennent tant à coeur la réputation de l’entreprise qui les employait. 

Héritage et handicap

Publié: 20 novembre, 2008 dans famille
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handicapQuand j’ai répondu au téléphone, j’ai tout de suite senti dans sa voix qu’il y avait un truc qui n’allait pas…

D’ordinaire, quand ma plus jeune m’appelle au travail, c’est pour me demander une permission, emprunter mon appareil photo numérique ou l’autorisation pour installer un programme « certifié-sans-virus-par-toutes-mes-amies » sur l’ordinateur familial. 

Hier, elle était restée à la maison, parce que la veille, un ami lui avait foutu un cartable dans l’oeil par accident pendant ses cours de théâtre et elle avait encore passablement de douleur. 

Mais ça n’avait rien à voir avec les appels habituels. Elle me dit que le médecin a rappelé pour donner les résultats suite à sa prise sanguine visant à mesurer son taux de TSH. Vous vous souviendrez qu’au printemps dernier on lui avait dit qu’elle faisait de hypothyroidie,  puis une seconde prise de sang avait donné des taux normaux, alors on avait remis à plus tard, se disant qu’on surveillerait. Il y a quelques semaines, suite à un épisode de palpitations cardiaques, nous sommes donc allé refaire un test sanguin. Cette fois, elle était suffisamment au dessus de la limite pour que le médecin suggère de médicamenter. 

– « Je vais devoir prendre des médicaments À VIE! », me dit-elle, la voix enrouée. 

– « Qu’est-ce que ça te fait? »

– « Ben…c’est plate…j’ai l’impression que c’est comme une béquille…Et puis, j’ai peur que ça me fasse grossir… ».

– « Quel est le médicament que tu vas devoir prendre? »

– « Je ne sais pas…ça commence pas S ».

Alors elle et moi, au téléphone, chacun devant un ordi, avons fait une recherche ensemble sur Google (vive Google!)…Rapidement, on est tombé sur le fameux médicament, le Syntroid et on a regardé cela ensemble, commentant nos découvertes respectives et finalement en arriver à la conclusion que même si personne ne souhaite devoir prendre des médicaments à vie, ça ne semblait pas trop mal…et pas de prise de poids à l’horizon, ce qui  l’a soulagée. C’est qu’elle a vu des proches prendre pas mal de poids parce qu’ils prenaient des médicaments (anti-dépresseur), alors je pense que c’est ce qui lui faisait le plus peur. 

On a rigolé un peu et j’ai senti qu’elle était mieux, qu’elle ne s’en faisait plus outre mesure.  Et puis, ça ne remettait en rien nos projets de voyage pour la fin Décembre.

Conciliation travail-famille

Publié: 17 novembre, 2008 dans Société
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En 1995, le directeur général de l’UNESCO, M.Frederico Mayor disait :conciliation

 « Dans toute société, quels que soient sa religion, sa culture, son niveau de vie, son régime politique ou son échelle de valeurs, une meilleure éducation des femmes entraîne une diminution des naissances. »

 Face aux problèmes de la dénatalité, alors 2 choix s’offrent à nous. Soit nous empêchons les femmes d’atteindre une meilleure éducation, soit nous mettons en place des mesures qui favoriseront la conciliation travail-famille.

 Entendons-nous bien, il n’y a donc finalement pas vraiment de choix.

 Le Gouvernement du Québec a fait son effort, au cours des dernières années, puisqu’une vaste étude conduite par deux chercheurs de l’Université de Sherbrooke (Luc Godbout et Suzie St-Cerny) a permis de démontrer que fiscalement, les jeunes familles québécoises sont les mieux traitées que partout ailleurs au Canada et que ces mesures dépassent ce qui est offert en France et même en Suède, pourtant reconnue pour ses mesures sociales.

 Mais est-ce suffisant?

 Je connais personnellement plusieurs femmes qui ont vécu difficilement, le retour au travail, suite à une première naissance. Devoir d’abord confier son bébé âgé de 6 mois à une garderie est une étape difficile à passer pour une jeune mère. Puis, selon les cas, il y a des bébés qui ne font plus leurs nuits, qui attrapent toutes sortes de virus et de bactéries de sorte que souvent, la totalité des congés et même des jours de vacances sont utilisés pour motiver ces absences.

Dites-vous, par ailleurs, que la conciliation travail-famille, ce n’est pas juste pour les enfants, ça pourrait aussi être pour vos parents!

S’occuper d’un parent vieillissant ou atteint de maladie dégénérative demande souvent une implication très active et énergivore de la part des enfants.

 Si le Gouvernement a fait son effort, fiscalement parlant, une étape reste à franchir en entreprise. Il n’y a pas que les considérations fiscales qui sont importantes, mais également toutes les mesures d’accommodement.

 Voici quelques mesures proposées à titre d’accommodement :

 

Sondage Workopolis, 2007

Offre d’heures de travail flexibles

48 %

Prolongation du congé de maternité

20 %

Partage de poste

14 %

Technologies portatives (ordinateur portable, BlackBerry)

13 %

Travail à la maison

9 %

Garderie sur place

6 %

 Qu’en pensez-vous?

 Où vous situez-vous dans le débat?

Au pied de l’arc-en-ciel

Publié: 13 novembre, 2008 dans Bonheur
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arc-en-cielDimanche dernier, je sortais tout juste pour aller prendre cette longue marche hebdomadaire avec ma mère quand il s’est soudainement mis à pleuvoir. Ce fut intense, mais très court, puisque 5 minutes plus tard, le soleil était déjà de retour. En route, j’ai alors vu apparaître un magnifique arc-en-ciel, un demi-cercle complet et parfait se détachant sur fond de ciel gris. En sortant de la ville, j’ai alors pu voir exactement là où l’arc-en-ciel touchait le sol, distinguant les arbres de la forêt qui m’apparaissaient alors multicolores. De toute ma vie, c’est la première fois que j’assistais à un tel spectacle. J’aurais tant voulu avoir mon appareil photo pour immortaliser ce moment, mais il ne le sera que dans mes souvenirs. Quand l’univers m’offre un tel spectacle, je flotte sur un nuage pour le reste de la journée.

Contrôler le hasard

Publié: 8 novembre, 2008 dans Société
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coup-de-des

J’ai mis les pieds dans un casino une seule fois dans ma vie et ce fut suffisant. 

J’était au Lac Leamy pour un de ces congrès sur le Grand Prix du tourisme où l’objectif semble être essentiellement de s’applaudir les uns les autres et en fin de soirée, pour me changer les idées, je me suis rendu au casino juste à côté. 

J’ai converti $20 en jetons et j’ai flâné ici et là, observant les joueurs plus expérimentés aux tables de Black Jack et essayant les différentes machines à sous. Je m’étais dit que je cesserais quand les jetons seraient épuisés.

Ce fut un peu plus long que prévu, puisque j’ai gagné, remplissant mon seau de jetons à 2 reprises. Finalement, je m’en suis lassé. Je trouvais l’ambiance et l’activité plutôt abrutissante. J’avais également un sentiment désagréable, face à ceux qui semblaient y être pour des raisons qui n’avaient pas grand chose à voir avec le plaisir. Je voyais peu de sourire, à cette heure tardive, des regards ternes et des comportements inquiétants.

Je me souviens de cette dame, qui portait une carte de crédit ou de débit, attachée autour du cou par une cordelette et qui était directement branchée sur une machine, SA machine à sous. On aurait dit un cordon ombilical. Un autre, un peu plus loin, jouait simultanément sur deux machines à sous, ne prenant même pas le temps de regarder ce qui se passait, se contentant d’insérer jeton après jeton sur une machine, puis sur l’autre à un rythme fou…

« Penser que l’on peut contrôler le hasard », voilà semble-t-il, le signe du jeu compulsif.

Je ne suis pas gambler. J’achète, à l’occasion un billet de 6/49 quand le montant est énorme et même si je ne gagne rien, je considère en avoir eu pour mon argent, simplement en pensant à qui j’en donnerais, les trucs que je m’offrirais, aux vies que ça pourrait changer en investissant dans des projets communautaires et au sentiment que ça procurerait de se savoir complètement à l’abris de tout soucis financiers. 

Mais bien que je ne sois pas gambler, « contrôler le hasard » est venu à ma portée à quelques reprises et à des moments inattendus. N’avez-vous jamais eu, vous aussi, à l’occasion, ces instants de certitude absolue que vous étiez dans une période de grâce et que TOUT vous sourirait?

Quand ces moments arrivent, on a l’impression de toucher le filament du destin et de pouvoir le diriger, orienter toutes les forces de l’univers. C’est un sentiment assez grisant.  Je me dis parfois, que les gamblers sont peut-être des gens qui ont vécu ces moments de grâce, mais qui pensent ensuite pouvoir les reproduire sur commande.