Archives de décembre, 2008

De retour de Cuba dimanche, avec une toute petite heure de retard. Au retour, on s’en fout un peu. Au départ, par contre, j’étais un peu inquiet. Rappelez-vous la tempête que nous avons eu le 21. Dès 9h le matin, les vols ont été annulés, mais par chance,notre avion a décollé à 6h45. Juste à temps. Là-bas, au Tryp Cayo Coco,  que du beau, que du bon. Les yeux fermés, écoutant le bruit des vagues s’échouant sur le rivage et ce vent chaud qui rendait le soleil moins brûlant. Que du bonheur, je vous le dis! Nous y serions volontier resté une semaine de plus. Mes batteries sont rechargées à bloc pour affronter les prochains mois et déjà, Cocotte doit songer à son prochain projet. 

volretardeÀ l’approche d’un événement important, j’ai toujours un stress de dernière minute, le trac.  Au moment de quitter le travail avant une période de vacances, j’ai généralement le stress du « Est-ce que j’ai pensé à tout, est-ce que tout est sous contrôle? ».

J’ai presque toujours l’impression d’avoir oublié quelque chose et que je vais le découvrir trop tard.

 

Quand je prépare les bagages avant de partir, c’est la même chose: « Est-ce que j’ai pensé à tout, est-ce que tout est sous contrôle? ». Idem à l’approche d’un comité de direction où je devrai intervenir. Même chose à l’approche d’un examen. Quand on quitte la maison pour une soirée: « Est-ce que les fenêtres sont toutes bien fermées, les portes barrées, les ronds de poêle éteint, la lumière extérieure allumée pour y voir quelquechose au retour, ai-je suffisamment d’essence, etc ».

Je quitte toujours pour un rendez-vous de sorte à être sur place 15 minutes avant l’heure prévue de sorte que si un pépin arrive en chemin, j’aurai une marge de manoeuvre…J’arrive donc systématiquement prêt pour l’événement et c’est rare que j’ai de mauvaises surprises, mais c’est épuisant à la longue.  Je sais que c’est un comportement anxieux mais je suis fait ainsi. C’est, par ailleurs, un trait de caractère utile dans mon travail, parce que je planifie tout dans les détails et j’ai toujours un plan B, voire un plan C. 

Depuis une semaine, je surveille météomédia deux fois par jour (minimum). Pour savoir le temps qu’il fera à Cayo Coco et planifier nos activités sur place ainsi que les vêtements qu’on amènera dans nos bagages. Je surveille aussi la météo de Montréal, pour voir si le départ risque d’être retardé par une tempête de neige et penser à ce qu’on fera. Est-ce que je louerai mon propre avion, est-ce que j’irai à Cuba en auto? (Un peu d’auto-dérision me fait du bien parfois 🙂 ).  Je vois que Dimanche on annonce entre 20 et 30 cm de neige et de la poudrerie débutant le matin à Montréal.  On part tôt 6h45, alors j’espère simplement que l’avion va décoller. Une fois dans le ciel, on sera ok et ça ne me dérange pas si au retour, je dois pelleter. Pelleter quand on est bronzé me semble que c’est plus facile. 🙂

hmmm…va-t-il faire soleil à notre arrivée? Je vais aller jeter un coup d’oeil sur Météomédia. 🙂

Moment de grâce

Publié: 14 décembre, 2008 dans Bonheur, Juste du bonheur
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windsurfUne des raisons qui m’incite à continuer, à poursuivre mes études universitaires débutées il y a 5 ans, en cours du soir c’est l’éclosion de ces moments de grâce, à la veille d’un examen où je prends conscience d’avoir totalement, parfaitement intégré la matière, d’avoir ajouté un morceau de plus à cet édifice de connaissances sur lequel je construis mon jugement.

Je vois le monde à travers un oeil différent. C’est un moment de grâce.  

Alors qu’en début de session, la matière ressemble souvent à une sorte de jargon difficilement accessible, vient un temps où se font les connexions entre les différents éléments et l’étincelle se fait. Je n’ai pas qu’appris, j’ai surtout compris.

Il y a plusieurs années,  je m’étais mis en tête d’apprendre comment faire de la planche à voile. J’ai trimé dur, jour après jour, tombé tellement de fois, suis revenu ampoules aux mains, au bord de l’eau épuisé à multiples reprises, mais j’ai persisté.

Et puis, un jour, le déclic s’est fait. Je sentais parfaitement ma planche sous mes pieds, elle faisait corps avec moi. Je sentais précisément la direction et la force du vent à travers tout mon corps. Je ne pensais plus à la façon de tenir la voile, de placer mes pieds, je pensais simplement à ma destination,  je me laissais porter par le vent, utilisant cette force incroyable à ma guise, choisissant mon angle d’attaque pour une grosse vague et vivant intensément ces moments enivrants. Je revenais comblé, repus, satisfait au bord de l’eau par la suite. Voilà pour moi ce qu’est le plaisir d’apprendre. Cet après-midi, c’est l’examen final de ce cours d’analyse des états financiers. Je suis prêt.

robotC’était la façon avec laquelle le robot avertissait les membres de l’équipage dans la série télé « Perdu dans l’espace » (Lost un space) que j’écoutais durant ma jeunesse. En voyant un premier membre de Québec Solidaire élu, hier, c’est la pensée qui m’est venue en tête: « Danger, danger!! ». Danger pour le PQ. Parce que Québec Solidaire, on s’entend, ne prendra jamais de votes au Parti Libéral. C’est un parti souverainiste de gauche. En gros, ça me rappelle ce premier membre de l’ADQ élu en 1994. D’autres ont suivis dans les années suivantes, grugeant des votes aux deux autres partis. Or, si on divise le vote social et souverainiste, on permet aux candidats Libéraux de s’enfuir avec la victoire dans plusieurs comtés, ce qui annonce du coup une longue période où les Libéraux règneront en roi et maître au niveau provincial.

L’ours

Publié: 7 décembre, 2008 dans rêves
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sentierJ’étais perdu.  La route m’avait conduit sur un chemin de terre et je me retrouvais maintenant en plein champs dans un sentier en friche. L’inquiétude montait en moi, mais je feignais l’ignorer, portant mon attention sur ces deux traces au sol qui me rattachaient à la civilisation. Le sentier virait à droite, à quatre-ving-dix degrés  et descendait en pente raide jusqu’à un ruisseau. J’ai arrêté la voiture et je suis descendu. J’ai poursuivi, à pied jusqu’au ruisseau. Le chemin s’arrêtait clairement ici.

J’ai dû manquer un embranchement, me dis-je. Je vais devoir faire demi-tour. Mon attention fut alors attirée, à gauche, par une masse poilue, dépassant d’ un talus, un peu plus loin en bordure du ruisseau. En y regardant de plus près, on pouvait distinguer de longs poils drus d’un mélange de marron et de brun mouillé. On dirait un ours mort, pensais-je. ours1Je vais m’approcher.

J’avais à peine fait un pas, quand j’ai vu la masse bouger. Oups, me dis-je, vaut mieux partir d’ici.  je remontai donc le sentier à bonne vitesse en essayant d’être le plus discret possible.

En me retournant, je le vis, en bas, à l’embouchure du ruisseau et constatai qu’il m’avait vu, lui aussi. Mon coeur se mit à battre la chamade et je m’éveillai.

sondage2Mais où sont donc les sondages qui suivent habituellement dès le lendemain d’un débat télévisé?  

Le débat a eu lieu, il y a 9 jours….9 JOURS!!!

D’aussi loin que je me rappelle, il n’y a jamais eu de délai si long entre un débat et la publication d’un sondage sur les intentions de vote des Québécois.

N’est-ce pas curieux?

Se pourrait-il que les sondages ne favorisent pas les candidats préférés de nos sondeurs ou de ceux qui généralement les commandent (Crop + La Presse = Libéraux, Le Journal de Montréal + Léger & Léger = Le PQ)?

Aurait-on peur que, par exemple, une remontée de l’ADQ dans les sondages ne vienne créer un effet médiatique qui pourrait inciter des indécis à répéter leur vote de 2007 et ainsi priver le Parti Libéral d’un Gouvernement majoritaire?

Aurait-on commandé des sondages sans pour autant autoriser leur publication?

dionStephen Harper devait se rouler par terre en voyant cette prestation catastrophique de Stéphane Dion à la télévision hier. Il avait pourtant une excellente occasion de convaincre la population et surtout, la Gouverneure Générale qu’il est l’homme de la situation pour mener le pays en remplacement de Stephen Harper. Je n’arrive plus à me rappeler ce qu’il a dit, parce que tout le reste, le mauvais cadrage, les problèmes de son m’ont complètement distrait. Je pense au film de Pierre Richard, « Le Grand Blond à la chaussure noire » et je me dis qu’on a à la tête du Parti Libéral un gaffeur sympathique qui veut devenir Premier Ministre du Canada et qu’on va peut-être lui donner le job, parce que l’autre est dangereux pour l’économie canadienne et parce que légalement, on ne pourrait donner le rôle à personne d’autre à ce moment-ci sans déclencher de nouvelles élections, 2 mois seulement après avoir voté. Mais au-delà de tout cela, dans la population, ce qu’on retient de Stéphane Dion ce n’est pas le professeur d’université condescendant du début, mais plutôt qu’il est un homme honnête, dédié, loyal qui a de bonnes idées pour le pays. Est-ce suffisant? Peut-on aspirer au rôle de Premier Ministre sans maîtriser l’art de la communication, l’image, sans avoir de leadership et sans aucun charisme?