L’ours

Publié: 7 décembre, 2008 dans rêves
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sentierJ’étais perdu.  La route m’avait conduit sur un chemin de terre et je me retrouvais maintenant en plein champs dans un sentier en friche. L’inquiétude montait en moi, mais je feignais l’ignorer, portant mon attention sur ces deux traces au sol qui me rattachaient à la civilisation. Le sentier virait à droite, à quatre-ving-dix degrés  et descendait en pente raide jusqu’à un ruisseau. J’ai arrêté la voiture et je suis descendu. J’ai poursuivi, à pied jusqu’au ruisseau. Le chemin s’arrêtait clairement ici.

J’ai dû manquer un embranchement, me dis-je. Je vais devoir faire demi-tour. Mon attention fut alors attirée, à gauche, par une masse poilue, dépassant d’ un talus, un peu plus loin en bordure du ruisseau. En y regardant de plus près, on pouvait distinguer de longs poils drus d’un mélange de marron et de brun mouillé. On dirait un ours mort, pensais-je. ours1Je vais m’approcher.

J’avais à peine fait un pas, quand j’ai vu la masse bouger. Oups, me dis-je, vaut mieux partir d’ici.  je remontai donc le sentier à bonne vitesse en essayant d’être le plus discret possible.

En me retournant, je le vis, en bas, à l’embouchure du ruisseau et constatai qu’il m’avait vu, lui aussi. Mon coeur se mit à battre la chamade et je m’éveillai.

commentaires
  1. Solange dit :

    Normalement l’ours hiberne, et l’ours c’est vous qui êtes trop débordé pour hiberner. (analyse libre)

  2. Perdu vous êtes et vous vous laissez gagner par l’inquiétude, or, vous n’êtes pas en danger. Tout laisse supposer que vous allez vous retrouver et puis vous êtes en voiture et il y a un chemin. Et puis, là, il y a l’ours, un danger réel et vous sentez la peur, la vraie, celle qui fait battre le coeur en chamade. Une fois en sécurité, vous réalisez que votre inquiétude précédente émanait de vous, pas des faits réels ou de la situation. Message de ce rêve: arrêtez de vous en faire, vous n’êtes aucunement en danger!

  3. Encre dit :

    Ben là, une deuxième fois, tu croyais qu’on allait se laisser prendre?… hihihi! Dès le titre et la première phrase, j’ai un eu doute et je suis allé lire la dernièrephrase pour vérifier que c’était bien ça…

    Pauvre toi, trop de surmenage, vivement, que la session se termine et que Noël arrive.

    Ps. quelque chose qui t’intéressera peut-être sur le blog « détour improviser » – sur la question des peurs http://dtoursidsir.blogspot.com/

  4. pierforest dit :

    @Solange, @FemmeLibre, interprétations intéressantes. J’y réfléchis ces temps-ci. « Réveiller l’ours qui dort », « avoir le sentiment d’être allé trop loin et de devoir faire demi-tour », « savoir qu’il y a toujours des options ». C’est fou comme notre subconscient peut prendre toutes sortes de moyens pour nous parler.

    @Encre: Je n’invente rien, je l’ai vraiment rêvé! 🙂 Intéressant ce blogue de Jackss. Je vais y retourner plus régulièrement. Merci du tuyau.

  5. Encre dit :

    Oui, je n’ai pas mis ça en doute, mais ce dont je parlais, c’est la façon de construire le récit pour nous piéger en nous révélant à la fin que c’est un rêve 🙂

    Ceci dit, en ours en forêt, c’est quelque chose que j’ai toujours à l’esprit et dont j’ai toujours peur. Dans la réserve Papineau-Labelle, les gardiens nous ont dit cette année que les ours s’aventuraient cette année près des chalets. Je t’assure que ça m’a gâché le plaisir d’y être.

  6. pierforest dit :

    @Encre: Un de mes films préférés est « Au bord du désastre » (The edge), tourné en 1997 avec Anthony Hopkins. 3 hommes se retrouvent perdu en montagne, suite à un accident d’avion. Et ils se trouvent sur le territoire d’un ours bien décidé à leur faire la peau. Ce film concrétise tout à fait la peur des ours, rencontrés en forêt. J’avais loué un chalet en forêt dans la région de Mégantic, il y a plusieurs années, dans une région où il y a des ours. Je m’étais acheté une petite bonbonne de poivre de cayenne juste au cas. Ça rassure (un peu) ces trucs-là.

  7. Encre dit :

    Merci pour le tuyau !

  8. Zoreilles dit :

    C’est ma première visite chez toi… mais pas ma dernière!

    J’y ai cru jusqu’à la fin à ton récit, même si, dès le départ, la photo de l’ours brun m’avait mis la puce à l’oreille. Dans nos régions, l’ours noir se rencontre assez souvent et dans les conditions que tu décris si bien mais l’ours brun?

    Ton blogue est pour moi une belle découverte…

  9. Pierre F. dit :

    @Zoreilles: Moi aussi j’y ai cru jusqu’à ce que je me réveille! 🙂

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