O’Cebreiro, le point de bascule

Publié: 14 mars, 2009 dans Bonheur, compostelle, Coup de coeur, L'essentiel
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Cette petite étape, en distance, s’avère tout de même exigente physiquement, puisque ces 9,5km seront essentiellement en montée pour atteindre O’Cebreiro, le passage vers la Galice, ses forêts de chênes verts et d’eucalyptus, ses sentiers sinueux foulés du pied ou du sabot depuis des centaines d’années par des pélerins, des paysans, des brigans ou des soldats romains. C’est en silence, perdu dans mes pensées, écoutant ma respiration et le cri des oiseaux que je franchirai cette étape et arriverai au sommet en quelques heures, quelques minutes à peine avant la pluie.  J’ai déjà dit que Compostelle, c’est comme la moto. Quand le printemps se pointe, l’envie de repartir s’insinue en nous, le sentiment de liberté, de communion, d’harmonie à la nature, à la planète, dans un monde où tous poursuivent une quête, mal définie bien souvent, mais très présente. Ah quelle est belle l’Espagne. Si vous voulez voir les images plus clairement, cliquez dessus.

commentaires
  1. Zed Blog dit :

    Pourquoi ne pas inventer un tel chemin ici, au Québec, pour celles et ceux qui ne peuvent aller aussi loin? Ne serait-ce pas aussi un retour en soi?

    Puisque les traditions doivent bien commencer quelque part et que notre nature est belle elle aussi. On viendrait de loin… D’Espagne peut-être… Charvoix, l’été? Je ne sais pas.

    Il y a aussi nos sentiers intérieurs, mais je sais bien que de les parcourir ainsi est incomparable.

    J’aime particulièrement ta photo intitulée « Toujours plus haut ».

    Comme la nature sauvage me manque. Zed

  2. pierforest dit :

    @Zed: Nous avons effectivement de magnifiques paysages ici-même au Québec. Là-bas, en Espagne, le Chemin de Compostelle est désormais un élément-clé du tourisme et heureusement, ils mettent de l’avant des mécanismes publics qui évitent que tout cela ne devienne trop mercantile.
    Une fois sur place on se débrouille très bien avec 30 euros par jour, à la fois pour la nourriture et le coucher.

    C’est une organisation logistique qui est tout de même considérable, mais ce serait faisable, ici avec de la volonté et du leadership. Plus de 100,000 pélerins passent ainsi par les petits villages ou hameaux du nord de l’Espagne, certains villages qui étaient abandonnés il y a quelques années à peine, par l’exode de la population vers les centres et qui reviennent s’installer là-bas.

    Personnellement, le dépaysement culturel était important pour moi, puisque là-bas, les gens vivant sur place ne parlent généralement que l’espagnol, de sorte que ça nous mets face à une certaine vulnérabilité qui contribue à l’ouverture à l’autre et au laisser-aller, à faire confiance.

  3. chess dit :

    Merci pour cette balade et ce contact avec la nature, (j’ai pu sentit l’air frais à travers l’écran) grande fun de la nature que je suis 🙂 on aura un très beau printemps, il faudrait en profiter 🙂

  4. pierforest dit :

    @Chess: Ce fut un plaisir pour moi, de repasser mentalement par ces paysage. Heureux que ça t’ai plu. 🙂

  5. Julie dit :

    Qu’elle est belle l’Espagne, en effet.
    Tu vois Pierre, à défaut de pouvoir faire le chemin de Compostelle et bien, je m’en suis créé un à deux pas de ma porte.
    Chaque fois que je l’emprunte, je ressens exatement les émotions que tu décris.

    Très très belles photos!
    Et émouvant partage.

    Bonne journée.

    Julie

  6. pierforest dit :

    @Julie: Tu as bien choisi ton chez-toi! 🙂

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