Apprendre à comprendre

Publié: 22 mars, 2009 dans motivation, Société
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Je vous invite d’abord à écouter ce reportage de France 3, sur les méthodes mises de l’avant en Finlande, pour permettre aux étudiants de mieux comprendre ce qu’on cherche à leur enseigner. 

 

Puis, en suivant cette méthode, voici ce que pourrait être les notes d’un enfant à qui on enseigne à cuisiner. On dit que cette méthode a pour avantage de soliciter les deux côtés du cerveau, lors de l’apprentissage, plutôt que strictement le côté gauche (rationnel, ordonné, linéaire). Par ailleurs, il me semble que cette méthode pourrait également trouver une place intéressante auprès des enfants en difficulté d’apprentissage face aux méthodes conventionnelles.

 
apprendre-a-cuisiner

Intéressant comme méthode, vous ne trouvez pas?

En complément, pour ceux qui s’intéressent à cette méthode, la compagnie Mindjet a conçu un logiciel qui permet d’utiliser le modèle des cartes mentales sur un ordinateur. Voici le lien: http://www.mindjet.com/fr-FR/default.aspx

 

Source de l’image: http://www.pjeannotte.com/spip.php?article3
commentaires
  1. unautreprof dit :

    Intéressant. Ce n’est pas appliqué nécessairement ici mais en effet, on m’a dit qu’une recherche démontrait que cette façon de shématiser aidait les élèves, réguliers ou en difficulté.
    D’ailleurs, le logiciel Inspiration permet de faire ce genre de plan.
    http://inspiration.demarque.com/applicationWeb/pages/publique/index.php

    Je l’utilise parfois en classe avec le canon et j’essaie aussi lors de situations d’écriture d’amener les élèves à le faire. Pour ma part, j’ai encore du travail à faire afin de l’intégrer plus systématiquement et en voir les réels bénéfices.

  2. Zed Blog dit :

    Hihihi!

    Intéressant, très intéressant…

    Par contre, il devient pratiquement impossible de lire les notes d’une autre personne tellement effectivement c’est personnel. C’est même ennuyant, je crois. Comme entrer dans la carte mentale alors, donc dans le cerveau d’une autre personne, son mode organisationnel avec tout ce que cela comporte. Mieux vaut ne pas être absent/e à un tel cours! :DDD

    C’est drôle,pour moi, c’est comme une première étape. Il me semble qu’ensuite, je terminerais le tout par un texte en mots! Histoire de rendre dans le langage cette organisation et de la rendre communicable, de la synthétiser, de l’ancrer, de la symboliser.

    Zed ¦)

  3. Mijo dit :

    Pas forcément une première étape Zed Blog mais peut-être un tout quand tu numérotes ta carte mentale comme dans le schéma « Cuisiner ».

    Mais c’est vrai qu’on aimerait savoir dans ce reportage si ces élèves sont capables d’écrire un texte. Sûrement. Et même ce doit être plus facile car on peut considérer le schéma comme un plan.

    Par contre, j’ai du mal à imaginer une carte mentale en math. Savoir poser une addition, résoudre une équation, ce sont déjà des cartes mentales non ?
    La mienne a toujours été très diluée dans cette matière 😉

  4. pierforest dit :

    @UnAutreProf: Merci pour la référence au logiciel Inspiration. Je ne le connaissais pas et il est plus abordable que MindManager. J’aime bien le look artistique résultant. Je vais l’essayer.

    @Zed: Oui, tu as raison. Pour comprendre, se faire une idée personnelle d’un concept et bien l’assimiler, ces cartes mentales me paraissent très utiles, mais lorsqu’on doit recommuniquer ces connaissances, il faut pouvoir les mettre en mot, alors l’exercice est tout à fait nécessaire. La méthode pourrait effectivement très bien s’inscrire dans une étape de passage.

    @Mijo: Je trouve que cette carte mentale sur « comment cuisiner », s’adressant aux enfants est tout à fait géniale. Elle comporte tous les éléments importants, dans le bon ordre en plus et c’est drôlement plus amusant à lire que d’avoir une simplement procédure textuelle. Ça rejoint les gens qui sont davantage visuels. Pour les math, ça aurait été effectivement intéressant de voir les cartes mentales. Si tu ne te trouves pas aussi douée en math, c’est peut-être parce que tu l’es terriblement en cuisine, c’est une question de répartition du talent! 🙂

  5. Zoreilles dit :

    Tout ce qui nous instruit sur « apprendre à apprendre », m’intéresse beaucoup. Cette méthode qu’on utilise en Finlande donne d’excellents résultats mais n’est-ce pas ce qu’on fait instinctivement lorsqu’on prend des notes pendant un cours? Ou lors d’une conférence? Ce sont nos propres repères (dessins et mots clés) pour bien intégrer ce qui nous est enseigné.

    J’imagine que ça amène mais que ça exige aussi beaucoup de maturité chez les étudiants… Ça doit leur apprendre à se faire leur propre idée, pouvoir la communiquer ou en débattre, etc.

  6. Je déteste ces dessins schématiques complexes, embrouillés, ennuyeux et ils ne me disent rien du tout. Ça ne m’aide vraiment pas à comprendre ni à apprendre, bien au contraire, ça me rebute. Ce qui marche avec moi, c’est le linéaire. Numéro un=…… et puis on passe au numéro deux, et ainsi de suite. Cher analyste de l’être humain, interprétez s’il-vous-plaît. Ça veut dire quoi sur mes processus mentaux? à part de révéler que nous apprenons tous différemment et que ce qui est une découverte pour un est une embûche dans l’apprentissage d’un autre. Un autre prof confirmera, tout l’art d’enseigner réside souvent dans cette capacité à respecter les schémas mentaux tellement diversifiés des apprenants et à savoir adapter l’enseignement à chacun des élèves.

  7. pierforest dit :

    @Zoreilles: Souvent, on s’imagine que les notes des étudiants doivent être simplement une copie-conforme de ce que le prof a écris au tableau. On n’enseigne pas suffisamment aux étudiants à s’approprier la connaissance, à l’adapter à leur propre compréhension, pourtant, les notes de cours, ça devrait être ça, il me semble.

    @FemmeLibre: J’ai rit en lisant votre commentaire. :). Je trouvais pourtant ce petit diagramme sur « comment cuisiner » tellement clair et complet, du point de vue d’un enfant. Tout est là, sur une seule page et moins aride qu’une procédure formelle. C’est dire qu’on a tous nos méthodes et nos schémas mentaux. Interpréter pourquoi vous préférez les listes formelles? hmmm…je ne sais pas trop. Peut-être que le côté gauche de votre cerveau est très dominant chez vous. Comment s’exprime votre côté créatif, artistique?

  8. Méli dit :

    Très intéressant et visuel, moi, j’aime bien !!!

  9. unautreprof dit :

    Certains de mes élèves seront comme Femme libre, ils n’aiment pas cette manière plus imagée de travailler.
    Tout dépend en effet de notre style d’apprentissage.

  10. Jacks dit :

    Je ne peux me faire d’idée avec cette vidéo

    Au collège, à la fin des années 50, nous avions des profs qui nous disaient que le plus important n’était pas d’apprendre, mais d’apprendre à apprendre. Depuis, il y a eu tellement de modes pour enseigner autrement…

    Tout au long de ma carrière, j’ai vu beaucoup de projets pilotes où des carriéristes se mettaient en valeur. Les conditions d’un projet-pilote ne sont pas toujours le reflet de la réalité partout où on pourrait ensuite faire une implantation.

    Pour que des profs puissent enseigner efficacement avec cette méthode, il faut des habilités particulières, je crois. Je ne pense pas qu’une métnode puisse s’appliquer à tous les enseigants. Chacun à sa façon bien à lui de communiquer son enseignement. Il faut lui laisser la chance d’être lui-même.

    Je crois aussi qu’on oublie trop souvent que la mémoire est une faculté à ne pas négliger. On doit la travailler. Apprendre des textes par coeur a toujours sa place pour développer la mémoire.

    Le sujet est passionnant. Malgré tout ce que j’ai dit, il ne faut pas non plus fermer la porte à la nouveauté. Mais il ne faut pas déshumaniser le travail de l’enseignant et il faut se méfier des modes appliquées mur à mur.

  11. Françoise dit :

    Moi, je trouve cela plutôt pas mal, même pas mal du tout. Chaque élève reproduit selon sa compréhension, à sa façon, et il se rappellera certainement mieux du cours que s’il avait appris par coeur un texte n’éveillant en lui aucune réflexion, ni aucune image. Ici, il est actif, et bien présent.
    Oui, je trouve cela vraiment très bien, en fait.

  12. pierforest dit :

    @jackss: Oui, la mémoire est une faculté qui se développe en l’entraînant et il semble que c’est un élément sur lequel on met moins d’emphase aujourd’hui.

    @Françoise: J’ai décidé de commencer à prendre mes notes ainsi à l’université. Je verrai la réaction de mes collègues. 🙂

  13. Carmen dit :

    Wow! Quel  »pas hasard » que c’est… imagine, je ragardais dans mes statistique et il y avait ici… (bien sur je te connais de par ici) mais dernièrement je me rend compte que ma fille (9ans) a énormément de mal à l’école et surtout avec des (multitâche) elle a très peu de mémoire à court terme…. fantastique ces mappes! je vais essayer ça avec elle c’est sur! car justement j’ai l’impression qu’elle a du mal à relier une idée ou une tâche avec une autre et il me semble que ce shéma simplifi et donne un  »lien » entre chaque domaine justement!
    Bien sur enseigner comme ça: difficile pour toute une classe car au fond le shéma final est très personnel…. mais montrer du linéaire (actuel) au shéma ainsi en application possible et chaque enfants prendra la méthode qui lui convient!
    J’adore les mots clefs… j’ai toujours utiliser cette méthode… en fait il m’en faut un shéma dans la tête de chaque étape avant de dévolepper chacune d’elle, question de ne pas oublier le but final…
    Soit, bravo et gros merci de cet article Pierre!
    Et si tu permets, je vais mettre le lien sur ma page pour le partager aussi! Je trouve nos écoles si rigide au primaire surtout que si au moins l’enfant peut prendre ses notes comme il l’entends !

    Et bon dimache malgré le temps!

    Karmen

  14. pierforest dit :

    @Karmen: Ça me fait très plaisir de lire que ça puisse être utile à ta fille. L’école est effectivement souvent construite autour d’un modèle-type d’élève et on ne donne pas beaucoup d’outils ou d’orientations pour permettre aux profs de gérer ceux qui ont une façon différente d’apprendre. N’empêche, ce que je retiens de ce reportage, c’est surtout que le niveau de réussite des élèves finlandais dépasse de beaucoup les autres pays européens et que le taux de décrochage y est très bas. Deux indices suffisamment importants pour qu’on s’attarde à ce qu’ils font de différents pour arriver à ces résultats.

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