En une seconde

Publié: 17 juillet, 2009 dans L'essentiel, Réflexions
Tags:

faucheuseEn une seconde, tout peut chavirer. Je pense à la troublante histoire qu’on a rapporté dans les médias hier. Être au mauvais au mauvais moment et crac, la vie change à jamais. Quel cruel coup du destin. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Profitons de la vie maintenant, profitons de la présence de ceux que l’on aime sans attendre.

Source de l’image: http://www.myblog.fr/albums/divers-images/630525.jpg
commentaires
  1. Solange dit :

    C’est une triste histoire qui laisse un goût amer, on se croit en santé avec une longue vie devant soi et crac!

  2. Minouchka dit :

    Je pense effectivement qu’il est difficile de comprendre ce genre d’accident… quand l’heure est venue c’est une chose mais quand le temps nous arrache la vie de manière aussi brutale comment peut-on réagir devant une telle situation… il faut beaucoup de courage pour effacer la colère et la peine qui s’en suit. Alors Pierre tu passes un bel été ? 🙂

  3. pierforest dit :

    @Solange: On se croit tous éternel jusqu’à ce qu’on ait à faire face à la fin de sa propre existence. Est-ce que je vis aujourd’hui comme si c’était mon dernier jour? Bien sur que non. Je me dis intérieurement que je vais vivre encore 30,40 ou 50 ans, alors j’ai tout mon temps. Je vais devoir refaire le toit de ma maison dans 2 ans. L’entrepreneur m’a dit qu’il mettrait du bardeau bon pour 30 ans. J’ai alors fait le calcul mentalement, me disant que j’aurai alors 80 ans quand il aura besoin d’être refait à nouveau, donc peut-être la dernière fois que ce sera moi qui superviserai les travaux. Tout à coup, ça m’a fait drôle, d’évoquer que je ne serai peut-être plus là un jour. J’ai eu le même sentiment quand mon père avait dit: « Cette auto, c’est la dernière voiture que je vais acheter! ». Mais quand c’est un accident tragique qui enlève la vie d’un proche, c’est un drame auquel on n’est jamais préparé.

    @Minouchka: Le plus curieux, c’est que le serveur leur avait attribué une autre table, au départ et que la dame a insisté pour aller s’asseoir précisément à cet endroit qui lui a été fatal. Drôle de coup du destin. Le reste de l’année, avec les cours à l’Université, je n’ai pas une minute à moi, alors ça me fait tout drôle, depuis 2 semaines d’avoir un weekend complet avec rien d’urgent à faire. On dirait que je m’ennuie, que je ne sais plus comment m’occuper.

    @Juliette: Oui, sans attendre.

  4. Minouchka dit :

    C’est difficile parfois l’arrêt… l’ennui se pointe souvent, le plus difficile c’est de lui faire une place sans paniquer. 🙂

  5. Zed Blog dit :

    Salut Pierre,

    Je trouve souvent que ta manière personnelle d’aborder la vie est saine. Et tu ne fais pas fi des autres et des malheurs du monde pour autant.

    « Est-ce que je vis aujourd’hui comme si c’était mon dernier jour? Bien sur que non. Je me dis intérieurement que je vais vivre encore 30, 40 ou 50 ans, alors j’ai tout mon temps. »

    Chaque fois que je quitte la maison, je regarde mes chats et leur dit combien je les aime, comme si c’était la dernière fois que je les voyais. J’en fais une photo mentale, multisensorielle.

    Mais vivre comme si c’était la dernière minute, la dernière heure, le dernier jour, prive du futur nécessaire pour se projeter, donc avoir des projets. Finir sa phrase devient l’ultime projet, ou sa pensée. Ce genre d’urgence est toujours au coin de la porte. Je ne crois aucunement au destin du genre prédestiné… Mais la mort, la fin, m’obsèdent et m’angoissent depuis la tendre enfance. La seule solution, pour moi, créer et rendre à terme mes projets, faire de mon mieux avec ma vie, dire à ceux que j’aime combien je les aime.

    Tu sais Pierre, le deuil qui fait peut-être le plus mal est celui que l’on vit quand on réalise que cette prise de conscience ne peut être qu’individuelle. On parle à sens unique, on exprime à sens unique, souvent.

    C’est drôle… Tu dis qu’un jour tu ne seras —peut-être— plus là. Quand je me dis cela, je me rends compte de l’indifférence du monde qui continue à tourner comme si de rien n’était, comme si ton passage n’avait jamais existé. On le vit déjà si souvent quand on quitte un emploi dans lequel on avait pourtant donné du meilleur de nous-mêmes et notre jeunesse.

    J’aime laisser quelques traces, ici et là, pour tricher un peu (comme dit Jacques Attali).

    Bon dimanche, débordant de sens et de joies.

    Zed

  6. pierforest dit :

    @Minouchka: C’est le retour à soi-même. Parfois, ça repose, parfois ça stresse.

    @Zed: Je pense justement à Stella, l’un des 3 chats que ma blonde a rescapé l’automne dernier et qui fait maintenant partie de la famille. L’été, on les laisse souvent coucher dehors, ce qu’ils préfèrent de toute façon. Par contre, à la première heure, le lendemain matin, il sont à la porte, pour quémander des caresses et de la nourriture. Le rituel est bien établi. Durant la journée, les deux plus jeunes préfèrent être dehors, mais la maman, Stella, aime mieux dormir étendue de tout son long dans le passage, souvent sur le dos, une patte au-dessus des yeux. C’est craquant de la voir. Hier soir, on lui a ouvert la porte, mais elle a préféré passer la nuit dehors (comme d’habitude). Sauf que ce matin elle n’était pas là. On ne l’a pas vu de la journée et on commence à s’inquiéter. Ce n’est absolument pas dans ses habitudes…Enfin, on verra.

  7. Zoreilles dit :

    Cette histoire m’a traumatisée, c’était trop bête de mourir ainsi. Pour elle, la vie s’est arrêtée mais pour lui qui continue à vivre sans elle? Comment pourra-t-il s’en remettre?

    Pour ma part, depuis un grand traumatisme vécu à l’âge de 27 ans, je vis chaque jour comme si c’était mon dernier.

  8. pierforest dit :

    @Zoreilles: On dit que souvent, ceux qui ont eu à vivre ce genre de traumatisme changent radicalement de vie par la suite, à tout le moins, dans leur attitude.

  9. Nanoulaterre dit :

    Toujours Pierre, toujours…
    Et apprécier la vie qui nous a été prêtée et…remercier aussi, tous les jours.

    Il y a déjà 3 ans, j’ai eu un terrible accident de voiture…Plusieurs tonneaux. Je savais que çà allait être terrible et j’ai demandé tout haut: « Protégez-moi ». Puis, je suis restée calme. Ma voiture dans le ravin, à l’envers, plus de fenêtres, perte totale et moi…Rien dutout. Je me suis sentie comme une spectatrice enrobée dans la ouate…Les gens me regardaient sortir ébahis, comme si j’étais une miraculée et, effectivement, j’en était une. Ensuite, la vie, malgré les embuches, ne fut plus jamais la même.
    Pont de la Concorde, même chose; je suis passée 3 fois le même jour avant qu’il ne s’effondre. Et la dernière fois, 10 minutes avant…Quand c’est pas ton heure, c’est pas ton heure. J’ai un Fafouin qui a besoin de moi…

  10. pierforest dit :

    @Nanou: Oui, comme tu dis, quand c’est pas ton heure…Et avoir le sentiment qu’on a une mission à accomplir semble être une puissante motivation.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s