Prédateur

Publié: 19 février, 2010 dans Réflexions, Société
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Ce type aurait été l’entraîneur de soccer de mes filles et il m’aurait inspiré confiance. C’est terrifiant de savoir que ce type, qui a pourtant l’air sympathique est en fait un tueur en série. Rien dans son regard, son sourire ou son attitude ne laisse entrevoir qu’il est un psychopathe. Aux dires des voisins, lorsqu’il tondait sa pelouse, il prenait le temps d’enlever les grenouilles pour ne pas les blesser. C’est complètement fou.  C’est également à se demander si l’armée n’attire pas ces malades qui sous des dehors légitimes utilisent leur fonction pour satisfaire leurs besoins déviants.

commentaires
  1. Éléonore dit :

    ta question n’est pas sans fondement, oui je pense que l’armé peu effectivement dans certain cas attiré les gens en mal de pouvoir, de domination et de violence,
    Oui ça fait froid dans le dos, surtout si on déterre d’autres histoires non résolues 😦

  2. pierforest dit :

    @Éléonore: Et çà risque d’être le cas. On a d’ailleurs dit que le type avait vécu à proximité de Paul Bernardo dans sa jeunesse, qu’ils avaient également fréquenté la même université. 2 Tueurs en série vivant si près l’un de l’autre…c’est un scénario de film ça.

  3. Je pense que des psychopates peuvent oeuvrer dans tous les milieux et ce n’est pas parce qu’on en a trouvé un dans l’armée qu’il faut éclabousser tous ceux qui en font partie. Paul Bernardo travaillait comme comptable dans une grand société et on ne s’est pas mis à soupçonner tous les comptables pour autant et à se demander si cette profession attirait les tueurs et violeurs en série.

  4. pierforest dit :

    @Unefemmelibre: Effectivement Bernardo était comptable et on a également dit qu’Earl Jones et Vincent Lacroix avaient également des tempéraments semblables aux psychopathes, c’est-à-dire cette incapacité d’empathie. J’aime bien écouter l’émission « Criminal Mind », qui relate les histoires d’une équipe du FBI qui traque les tueurs en série. Je serais pas contre incapable de faire leur travail. Être en contact avec des esprits tordus sur une base régulière doit finir par changer la façon dont un voit le monde.

    Michel Drapeau, ancien colonel, disait récemment que le pourcentage de crimes commis par des militaires (viol, vol, conduite en état d’ébriété) étaient beaucoup plus élevé que dans les autres types de métier. Ce milieu, en contact plus direct avec la violence a vraisemblablement des conséquences. Ceux qui sont attirés par la violence, recherche sans doute des moyens de satisfaire leurs besoins et l’armée leur permet de le faire de façon légitime. Je ne dis pas que tous les militaires sont des psychopathes. Je m’interroge à savoir quelle proportion d’entre eux ont fréquenté ce milieu.

  5. Et bien moi, je vous dis que le métier de militaire n’est pas nécessairement une inclinaison ou un véritable choix. Pour un jeune de milieu modeste qui veut faire des études universitaires, l’armée est une voie de salut. Toutes ses études sont payées et il a un emploi d’été assuré. Évidemment, il faut remettre ce qui a été donné et il faut s’engager à rester dans l’armée un certain nombre d’années un fois les études complétées. Rendu à ce stade, plusieurs y restent, ils se sont fait des amis, connaissent bien le milieu et y sont confortables. Le mari de ma grande ami a eu toutes ses études jusqu’au doctorat payées par l’armée, il n’est jamais allé au front mais a enseigné toute sa vie à la base militaire de Saint-Jean jusqu’à sa fermeture. C’est un homme qui souffre de la mauvaise réputation des gens qui s’engagent car il est intègre, sensible, sincère et c’est le cas des amis qu’il a choisis dans ce milieu.

  6. pierforest dit :

    @UneFemmeLibre: Ceux qui s’enrôle dans l’armée sans vouloir aller au combat prennent un risque, même au Canada. Je me souviens de ce jeune qui s’était enrôlé dans la réserve américaine et quand il avait été appelé à aller en Irak, disait qu’il n’en avait aucune envie et que ça n’avait pas fait partie de ses objectifs. Effectivement, l’armée offre des avantages, notamment les frais d’études payés, un emploi stable, une carrière et une retraite assurée, mais comme vous dites, la mauvaise réputation de ceux qui s’engagent teinte nécessairement l’image qu’on s’en fait. Les mécanismes de sélection des militaires vont évaluer la capacité physique, la capacité à obéir aux ordres, celle à faire face au stress. On ne tient pas spécialement à éliminer les gens violents, mais à savoir si le cadre militaire est en mesure de les contrôler.

    Par ailleurs, il y a des métiers d’ingénieur, dans l’armée pour gérer l’approvisionnement, construire des ponts, établir des systèmes de communication et bien d’autres tâches qui se font sans arme. On les oublie souvent ceux là.

  7. Cath' dit :

    Coucou,
    Je n’étais pas venue visiter ta page depuis trop de temps 😉
    Ton sujet m’interpelle, par ce qu’il y a peu de temps j’ai surpris un acte de maltraitance sur une personne agée.
    J’étais en stage de 15 jours et je ne savais pas comment réagir.
    Elle s’amusait à courir en poussant son fauteuil roulant et lui laissant croire qu’elle allait la lancer contre le mur grrrrrrr.
    La dame est déja trouillarde de nature, une fois je l’avais poussée à allure normale pour la ramener à sa chambre et elle avait crié que j’allais trop vite les larmes aux yeux.
    Cette dame souffre d’Alhzeimer.
    l’infirmière à donc choisi sa victime…
    les pédophiles trouvent un travail près des enfants
    les sadiques près des personnes faibles…

    Cette jeune infirmière d’environ 30 ans à l’air tellemet douce, tellement souriante que si je ne l’avais pas vu j’aurais douté.

  8. pierforest dit :

    @Cath: Content de te relire. Effectivement, l’infirmière a choisi sa victime. Si cette dernière avait été de nature plus prompte, s’était offusquée haut et fort, avait porté plainte officiellement auprès de l’établissement, ça aurait été autre chose, mais ici, l’infirmière savait implicitement que cette dame n’avait pas la capacité de se défendre. Elle avait donc choisi sa victime. Dans le livre de Jacques Salomé « Le courage d’être soi », on aborde ce côté sombre de l’humain, la composante cachée (sadisme, masochisme, paranoia, narcisssisme, égocentrisme, etc) qui ne s’active que dans certaines circonstances particulières ou en présence de personnes présentant des caractéristiques ou des comportements particuliers. Il y a un élément déclencheur. Se cacher derrière la porte et faire peur à une personne en criant « BEUHHH » est une chose qui peut paraître bénigue, mais continuer à le faire à répétition auprès des gens chez qui ça suscite une terreur réelle, il y a une marge. Cette infirmière n’était vraiment pas gentille. Sans être nécessairement psychopathe pour autant, elle devrait être ramenée à l’ordre.

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