Marcher

Publié: 25 avril, 2010 dans compostelle, Juste du bonheur, L'essentiel, plaisir
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Marcher, c’est permettre à l’esprit de s’envoler.

La semaine dernière, j’ai dû changer mes bottes de marche qui avaient déjà plus de 1000 km  au compteur. Les semelles de  mes Vasques  étaient vraiment trop usées. Par chance, j’ai trouvé le même modèle en spécial chez Sail à 50% moins cher que celles achetées en 2006.

J’aime beaucoup marcher. J’ai découvert le plaisir de la marche assez tardivement. J’y ai pris goût en Espagne, sur le Chemin de Compostelle, alors que j’y étais surtout pour passer du temps avec ma mère. Marcher côte à côte pendant des centaines de kilomètre est une belle façon de resserrer les liens, en autant, bien sûr, que l’on marche au même rythme, sinon, çà peut provoquer des frictions.

Je me souviens d’un couple qui marchait à des rythmes différents. Ils se disaient au revoir le matin et se retrouvaient au gîte plus tard, en fin de journée. Une belle façon de respecter le rythme de l’autre. Marcher à un rythme qui n’est pas le nôtre, c’est à coup sûr se retrouver avec des ampoules aux pieds. Il faut donc connaître son propre rythme et apprendre à le respecter, à se respecter.

Ah que voilà une belle métaphore de la vie également.

Pour ce qui est de la marche en solitaire, le la compare à une forme de méditation. Elle ne requiert pas la concentration du jogging ou d’un sport intense, mais occupe le corps juste assez pour laisser l’esprit vagabonder.  Le risque de se blesser est minimal et on a le temps de savourer ce qui nous entoure, le paysage, les bruits, les odeurs. Je marche par plaisir et plus je pratique cette activité près de la nature, plus le plaisir est grand.

commentaires
  1. Éléonore dit :

    « Marcher, c’est permettre à l’esprit de s’envoler. »
    C’est donc ben beau comme phrase !
    Et surtout très vrai.

    Tu as fait le pélerinage de st-jacques de compostelle ? wow, belle expérience.

    De bien belles bottines que tu as là ! Moi je marche en Merrell, elles sont si bien adaptées à mon arche du pied que j’ai jamais trouvé mieux pour moi. Les tiennes tu les trouves dans quel magasin ?

  2. Jacks dit :

    Bonjour Pierre,

    Tu as tout à fait raison. La marche, c’est bon pour l’esprit. Depuis que j’habite sur la Côte Nord, je fais tout à pieds, à moins d’avoir beaucoup de bagages, par exemple en faisant l’épicerie pour une bonne commande.

    Il paraît même que le fait de balacer les bras en alternance, comme on le fait tout naturellement, contribue à développer nos deux cerveaux: le gauche et le droit.

    Dans une toute petite ville comme ici, on peut facilement tout faire à pieds, dans un environnement stimulant. La mer, c’est tellement inspirant. Et la marche favorise si bien la réflexion et la méditation. Tu as raison de le souligner.

    J’ai connu des gens de 70 ans qui ont fait le chemin de Compostelle, Ils l’ont fait en deux coups. Sans être croyants, ils avaient le goût de réfléchir sur le sens de la vie et partager leurs réflexions avec d’autres. Je ne crois pas pouvoir le faire un jour. Mais j’admire ceux qui le font.

  3. unautreprof dit :

    Marcher à ce temps-ci est tellement agréable en plus, avec les odeurs de verdure qui reviennent.

    C’est un moment à soi, marcher.

    C’est accessible.

  4. pierforest dit :

    @Éléonore: Compostelle est une expérience extraordinaire que je compte bien répéter. En fait, je n’ai fait que les 400 derniers kilomètres à deux reprises. Il faut tout de même du temps et je ne pouvais m’absenter plus longtemps au travail. Dans une quinzaine d’années, quand je serai à la retraite, j’aimerais parcourir la partie française, puis la partie espagnole. Une belle aventure de 2 à 3 mois et autour de 1500 km. Je n’étais pourtant pas un marcheur auparavant et je n’imaginais pas possible pour moi de marcher 15, 20 ou 25 km à chaque jour. Pourtant, une fois là-bas, c’est ce qu’on a fait sans trop de difficulté. J’ai acheté ces bottes chez Sail. Quand je les ai essayé la première fois, je m’y suis senti parfaitement à l’aise. Je pense que des bottes de marche, c’est comme des Jean’s. Il faut s’y sentir bien dès le premier essai. Le type chez Sail me disait d’ailleurs, au sujet des bottes Vasque, qu’une paire sur deux étaient vendues à des Québécois allant faire Compostelle. Elles ont l’avantage de bien soutenir la cheville et dans les terrains montagneux c’est utile, la semelle est suffisamment rigide et la membrane de gortex permet à ces bottes d’avoir une bonne protection contre la pluie tout en respirant. Merrell demeure une excellente marque, sans doute la plus connue.

    @Jackss: Marcher le long de la mer est tellement plaisant. Je t’envie. C’est vrai que Compostelle amène à réfléchir sur le sens de la vie. Personnellement, c’est de réaliser que l’essentiel tient à peu de chose qui m’a le plus marqué. Une fois qu’on a assuré les besoins essentiels de gîte et de nourriture, l’essentiel tient aux relations qu’on établit avec son environnement et avec les autres.

  5. Edmonde dit :

    A voir marcher quelqu’un, on connaît sa pensée alors permettez-vous une liberté dans le rythme de votre marche, et respectez celle des autres également.
    Je préconise une relation totalement libre et authentique avec nous-même et les autres. Bonne route!

  6. Nanoulaterre dit :

    Bonjour pierre,
    la marche, essentielle à mon bien-être physique et mental. Je ne peux m’en passer et je vais faire mon 20 minutes intensif tous les jours avant de déjeuner.
    Tu as fait de biens beaux voyages Pierre. Pas étonnant que tu y sois revenu transformé!

    Bonne semaine!

  7. Solange dit :

    Tu est chaussé pour un bon bout. J’ai toujours marché beaucoup et j’aime marché seule c’est un bon moment de réflextion.

  8. pierforest dit :

    @Edmonde: L’authenticité est une quête, courte pour certains et qui peut durer toute la vie pour d’autres. D’abord découvrir qui on est puis ensuite l’assumer. Jaques Salomé que j’aime beaucoup lire l’explique très bien dans son livre « Le courage d’être soi ».

    @Nanou: Idem pour moi. Tous les matins, beau temps, mauvais temps (comme ce matin), je sors vers 5h30 pour ma marche matinale. Je trouve que c’est une façon superbe d’amorcer la journée.

    @Solange: 5 ans ou 1000km Solange. 🙂

  9. xjanesatticx dit :

    J’aime beaucoup la marche mais je déteste la marche rapide… J’aime marcher à mon rythme, ni trop lent ni trop rapide. Juste assez pour contempler se qui m’entoure. Profiter du bien-être que ça crée… 🙂
    Bonne soirée!

  10. Air fou dit :

    Personnellement, je marche à grands pas déterminés et rapidement, souvent en transformant au mas en exercice physique une marche entre point A et point B. il m’est difficile d’en changer. frustrant.

    Pourtant, adopter quelques minutes ou plus le rythme de quelqu’un, c’est aussi se mettre à son diapason, mieux comprendre ses perspectives, sa manière d’être, mieux le comprendre. On oublie qu’on a eu de toutes petites jambes si souvent quand on marche avec un jeune bambin ou enfant. Marcher avec une personne âgée pour qui c’est difficile. Marcher sans voir quoi que ce soit, avec un chien d’aveugle, ça fait comprendre un autre point de vue en titi. Une expérience vécue qui provoque encore aujourd’hui tout mon étonnement et mon admiration pour les personnes qui marchent ainsi ou pire encore (selon mon point de vue), avec une simple canne.

    Une autre façon de respecter le rythme des autres, je crois. Le vivre.

    Zed ¦)

  11. pierforest dit :

    @jane: Je vois régulièrement passer dans ma rue une dame qui marche « pour s’entraîner ». C’est visible à son air déterminé et à la façon et à la façon un peu exagérée avec laquelle elle balance les bras en faisant de grands arcs de cercle. Elle n’a peut-être pas de musique dans les oreilles, mais pour plusieurs ça fait également partie de l’attirail. Pour ma part, marcher, c’est un peu lambiner, regarder à gauche et à droite, arrêter, repartir, c’est plus une façon de me détendre que de me mettre en forme, quoi que l’un n’empêche pas l’autre.

    @Zed: Tu me fais penser à la dame que je décris dans le paragraphe précédent. Qui sait, c’est peut-être toi :). C’est vrai ce que tu dis concernant le rythme de marche. Adopter délibérément celui de l’autre est aussi une façon de mieux comprendre leur perspective. J’ai parcouru les derniers 50km du chemin de Compostelle en boîtant, parce que je m’étais blessé au genou. J’ai ensuite dû marcher 3 semaines avec une canne, ayant le genou trop enflé pour qu’il me porte sans aide externe. Je l’ai souvent dit, mais je le répète encore. Perdre quelque chose nous permet de réaliser la chance qu’on avait auparavant et dont on ne prenait pas conscience. Apprenons à voir et apprécier ce qu’on a, plutôt qu’à rêver de ce qui nous manque.

  12. Méli dit :

    J’aime beaucoup marcher, surtout en compagnie, moins seule, et si je marche seule, j’aime bien la musique de mon mp3… J’ai dû me restreindre à cause de la fasciite plantaire que j’ai développé à avoir trop marché, alors là, j’y vais plus mollo, de moins longs trajets à la fois… J’ai comme peur que la douleur revienne… Il faudrait que je m’y remette avec ma fille le soir après le travail, si je peux la convaincre; l’année dernière, on prenait souvent des marches en arrivant le soir et c’était un moment très agréable mère-fille ! Mon copain aime beaucoup lorsqu’on marche ensemble aussi… ce sont des moments privilégiés…

  13. pierforest dit :

    @Méli: J’avais un début de fasciite plantaire, mais depuis que je me suis procuré de nouvelles bottes, à mon grand bonheur, la douleur a complètement disparue.

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