Archives de mai, 2010

Dimanche matin, il pleuvait déjà quand je me suis levé. Je n’allais tout de même pas me priver de ma marche quotidienne pour quelques gouttes.

Je suis donc parti marcher sous la pluie  et sans parapluie. Au départ, c’est un peu particulier. Le réflexe de se mettre à l’abri est bien ancré. Quand un enfant joue dehors et qu’il commence à pleuvoir, généralement ça ne l’empêche pas de continuer ses jeux, jusqu’à ce qu’un parent lui crie « Rentre dans la maison, il pleut! » ou « ne reste pas dehors, tu vas attraper un rhume! ». on finit pas intégrer ces réflexes. Pourtant, il faisait 18 degrés en ce dimanche matin, donc une température très confortable, même sous la pluie. Au bout d’un certain temps, j’ai finalement oublié que j’étais mouillé et mon attention s’est portée sur ce qui se passait autour.

J’ai remarqué que les oiseaux n’avaient pas cesser de chanter. Ce n’est donc pas si terrible que ça, la pluie. Le bruit qu’elle fait en touchant le sol ressemble à un bruit blanc, un peu comme lorsqu’on syntonise un poste de radio entre deux canaux. C’est un bruit paisible. Plus loin, marchant le long du canal de Chambly, j’ai vu la tête d’un animal dépasser de l’eau. De loin j’ai pensé à un rat musqué, mais m’approchant je l’ai trouvé bien gros, un rat musqué géant, peut-être. J’ai alors vu, sous la surface de l’eau sa longue queue plate. C’était un castor. Étonnant! Je n’en avais jamais vu dans la région. Il nageait en rond au bas de l’écluse, flottant sans se forcer et me regardant sans crainte, se sachant en sécurité au milieu du canal. Il semblait afficher une certaine fierté, comme s’il se prétendait être le constructeur de l’écluse. C’est un fameux barrage pour un castor. J’ai ensuite repris ma marche. La pluie avait cessé. J’ai pensé à ce voyage humanitaire au Guatemala que voulait faire ma plus jeune  l’année prochaine. On lui avait refusé, parce c’est tout de même assez dispendieux, mais en y repensant, je me suis dit que ce serait tellement une belle expérience pour elle, de voir ce qu’est la vie des gens là-bas. J’en ai donc rediscuté avec ma blonde et on a décidé de lui payer un peu plus de la moitié de son voyage. Elle devra donc économiser pour payer l’autre partie. Un autre beau projet pour elle.

Il en coûtera $1 milliard aux Canadiens pour accueillir les Dirigeants des différents pays et leur personnel pour la tenue du G8 et du G20. Pour une fraction de ce budget, on aurait pu mettre en place un système hyper-sophistiqué de vidéo-conférence entre ces 20 pays, permettant par la suite aux Chefs d’Etats de se réunir plusieurs fois par année à peu de frais.  C’est un peu fou de penser que l’on dépense une telle somme pour que les dirigeants viennent se dire face à face que l’économie mondiale va mal et qu’on va devoir appliquer des restrictions budgétaires.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai entendu ceci à la radio ce matin:

« L’aide internationale, ce sont les pauvres des pays riches qui aident financièrement les riches des pays pauvres ».

À chaque printemps, quand les lilas sont en fleur, j’ai le plaisir d’assister à un spectacle étonnant. Pas très loin de chez moi, à la limite de Chambly & Carignan, le long du canal,un homme a forgé et planté chez lui un arbre de vie. Alors que tout autour les végétaux sont en feuille, cet arbre un peu étrange est plutôt orné d’énormes bourgeons blanc au sein desquels poussent des bébés hirondelle. je salue donc aujourd’hui le talent et la générosité de cet artiste, grâce à qui de nombreux couples d’hirondelle, chaque année, prennent place dans ces condos sur mesure, pour y élever leurs familles d’oisillons et devenir ainsi de nouveaux résidents de cette magnifique région.

Ce matin, je suis parti vers l’est. Le soleil pointait déjà à l’horizon et j’ai eu envie de sentir ses rayons sur mon visage.

À la sortie du village,  j’ai eu droit à un spectacle magnifique. Dans les champs, s’attardait au sol une brume paresseuse, rétro éclairée par le soleil levant. On aurait dit un champ ou poussaient des nuages tout blanc. Ah, dommage que j’ai oublié mon appareil photo pour immortaliser le moment me suis-je dit…Immortaliser…c’est ne jamais mourir.Un drôle de verbe pour un monde ou absolument tout a une fin.

Un peu plus loin, sensiblement à l’écart de la grande courbe, près de la piste cyclable, il y a un arbre gigantesque. Son tronc doit faire dans les 5 pieds de diamètre, de sorte qu’il est âgé de 300 ans au minimum. Quand ce village a été fondé, a-je pensé,  il habitait donc déjà les lieux…Wow, il a tout vu, lui. Il en aurait long à raconter.

Il vit seul maintenant. Ses camarades ont pour leur part quitté la région. C’est connu, les arbres, surtout les grands,  sont des êtres timides. Si on bâti nos maisons trop près d’eux, ils quittent la région. Si on bâti rapidement des tas de maisons, c’est l’exode des grands arbres.  Ce doyen végétal, à la sortie du village est sans doute resté, parce que personne n’est venu s’installer à proximité.  Que nous dirait-il si on l’écoutait? Sans doute qu’il nous ferait la leçon concernant la catastrophe de St-Jude, ou le sol s’est écroulé. Il nous dirait peut-être que si ses collègues, les grands arbres, étaient restés dans la région, ils auraient pu contenir l’émeute terrestre, calmer le jeu et s’assurer que le terrain reste là bien en place.

Peut-être devrions-nous penser à des accommodements raisonnables quand on construit nos villages,  pour éviter l’exode des grands arbres. Ils en ont vu des choses au cours de leur vie et leur longue expérience face aux catastrophes naturelles nous serait bien utile dans un monde ou elles se multiplient.

photo: http://textuel-image.blog4ever.com/blog/lesphotos-257300-1948464736.html

Arriver à réunir 21,000 personnes au Centre Bell pour un match de Hockey alors qu’il n’y a aucun joueurs sur la glace…Y a juste à Montréal que ça peut arriver! 🙂

Quand le Canadien gagne, il n’y a plus de querelles entre anglophones, allophones ou francophones, il n’y a plus  de divisions entre Canadiens et Québécois, mais juste des fans qui partagent leur joie.

Une victoire sportive à le don de rapprocher le peuple.

Quelle belle initiative d’avoir pensé à ouvrir les portes du Centre Bell pour présenter ce 7ième match crucial. Le coût d’entrée: $7.

Ce qui m’interpelle, dans la victoire du Canadien au cours des deux dernières séries, c’est la puissance que représente l’esprit d’équipe. Au delà des performances individuelles, il y a la notion d’équipe très présente dans ce club. « Il va falloir 20 guerriers pour l’emporter », disait l’un des joueurs avant le match. Très peu de gens croyaient à leur chance de l’emporter. Le défi était de taille. Affronter, en première ronde les champions de la saison, la plus forte équipe de la LNH et ensuite l’équipe ayant emporté la Coupe Stanley l’année dernière était un défi incroyable qu’ils ont su surmonter avec l’aide de joueurs intenses faisant preuve d’humilité. Au Québec, un champion humble gagne rapidement le coeur des partisans. On a une affection particulière pour les « underdog », les David qui doivent affronter Goliath, parce que ça touche une fibre sensible, un sentiment de déjà-vu. La victoire du petit contre le grand, c’est vivre une victoire par procuration, se sentir invincible face aux épreuves de la vie, aussi difficiles soient-elles.  Ce genre de victoire, c’est une bouffée de bonheur sur le Québec ce matin.

Ma fille va bientôt quitter pour un long voyage d’un an.

Plus tout à fait certaine de son choix de carrière, elle a voulu prendre un peu de recul, après une année de Cégep pour clarifier ses idées. Joignant l’utile à l’agréable, elle a eu l’idée de s’inscrire à un organisme qui a pour nom « Fille au pair ». C’est un organisme qui se donne pour mission de mettre en contact des familles et des jeunes filles qui veulent ainsi découvrir une autre région du monde, tout en ayant un job de gardienne d’enfants. Elle part donc pour la Colombie-Britannique, le 15 juin prochain pour un séjour prévu d’une année complète. Elle reviendra de là complètement bilingue, aura eu le temps de réfléchir à sa carrière et prendre beaucoup d’autonomie. Je trouve que c’est une formidable expérience pour elle. Elle en reviendra grandi. Évidemment, on va s’ennuyer d’elle. Je lui ai acheté un Netbook avec caméra et j’y ai installé Skype. Nous savons déjà qu’elle aura accès à internet là-bas, alors on pourra la voir et lui parler régulièrement. La famille qu’elle a choisi vit en banlieue de Vancouver, dans une petite ville à 10 minutes de la mer. Elle aura la garde de 4 enfants âgés de 8 mois à 7 ans. Ça peut sembler beaucoup, mais je sais que ça ira bien pour elle. Elle est très responsable et elle est douée avec les enfants. On a déjà eu l’occasion de discuter avec la famille là-bas, ce qui m’a rassuré. Je tenais évidemment à avoir une idée de leurs valeurs avant de la laisser partir là-bas.

À peu près au même moment, mon fils va quitter pour aller habiter à Montréal. Il a déjà un travail, bien rémunéré, et comme jeune adulte souhaite se rapprocher de l’action, de son travail et de ses amis. Il a plein de projets en tête et mord pleinement dans la vie.

Sur les 3 enfants, nous n’aurons plus à la maison que la plus jeune, âgée de 15 ans qui est parallèlement la plus voyageuse du clan, celle qui a déjà visité Cuba, qui est parties à quelques reprises déjà pour des semaines de vacances entre amies en Gaspésie, Québec, dans la région d’Ottawa, qui rêve de voyager en France en Grèce (eh oui!)  et qui va aller à New-York à la fin juin avec une amie et la mère de celle-ci.

Progressivement, ils prennent leur autonomie et s’apprêtent à s’envoler pour construire leur propre vie. C’est plaisant de voir où ils en sont. Ils auront des difficultés, des peines comme on en a tous, au cours d’une vie, mais je les sens bien outillés pour faire face aux défis qui se présenteront sur leur chemin.

Développer votre créativité en utilisant votre main gauche.

Chez une majorité d’individu, le siège de la créativité se situe dans la partie droite du cerveau qui gouverne aussi le côté gauche du corps. À l’inverse, le côté gauche du cerveau héberge le raisonnement rationnel et l’organisation. Peut-être avez-vous remarqué que les enfants sont naturellement créatifs et pratiquent différentes formes d’art, le dessin, le bricolage, la chanson, la danse. La latéralité est moins forte chez un enfant que chez l’adulte, parce que son cerveau se développe progressivement. 90% de la population étant droitiers, en vieillissant on construit une société de plus en plus organisée, structurée et rationnelle, laissant ainsi moins de place aux arts et à la créativité. Pour stimuler votre créativité, il suffit alors d’activer la partie droite de votre cerveau. On peut y parvenir en utilisant sa main gauche, plutôt que la droite. Essayer de tenir la fourchette de la main gauche, par exemple, ou alors tenez votre verre de la main gauche quand vous le portez à votre bouche. Vous stimulerez ainsi davantage votre côté créatif et donnerez un peu de répit à votre côté rationnel.