Archives de septembre, 2010

Voilà, je me suis décidé. Çà s’est presque fait sur un coup de tête. On en parle lundi, ma blonde et moi, je signe mardi et je prend possession de notre nouvelle voiture jeudi. Une Toyota Corolla. Ma 6ième voiture de ce modèle, toujours chez le même concessionnaire et avec  le même vendeur depuis 1987 ou enfin presque. C’est lui que j’ai appelé, mais il ne s’occupe plus des véhicules neufs maintenant.

J’aime ce qui s’inscrit dans la durée. Je connais la plupart des employés qui travaillent au service, chez ce concessionnaire, des gens de confiance, loyaux et qui, pour la plupart,  sont là depuis plus de 10 ans. C’est plaisant de savoir qu’on sera toujours bien conseillé, qu’on ne recommandera que ce qui est vraiment nécessaire, suggérant même d’attendre pour certaines réparations. Ces gens-là sont très compétents et j’aime la compétence.

Il y avait des promotions, se terminant le 30 septembre, des rabais assez incroyables, c’était visiblement le temps d’acheter. Au final, j’ai payé cette voiture quelques milliers de dollars de moins que les deux précédentes (1997 et 2003) qui étaient pourtant du même modèle. Et puis Toyota, c’est un véhicule qui me ressemble: Solide et fiable, mais sans le clinquant et les accessoires superficiels qui démarquent certains autres véhicules. On met l’emphase sur l’essentiel.

Bien sur, avec tous les rabais qu’offrent les manufacturiers, j’ai tout de même jeté un coup d’oeil à la concurrence, je l’avoue. L’idée de conduire une Mustang jaune m’a même effleuré l’esprit. C’est excitant de s’imaginer au volant d’une voiture sport, mais au bout d’un certain temps, a-t-on encore le même plaisir à conduire. Quand on constate le coût des assurances, les coûts liés à la consommation d’essence, la pollution que çà entraîne et sans doute une durée de vie moindre, le rationnel en moi reprend le volant.  Ma Toyota n’est peut-être pas la plus sexy, la plus rapide, mais n’empêche, je suis drôlement fier de mon achat.

Je dois vous faire un aveu. J’ai développé une dépendance au chocolat noir.

C’est un réel plaisir, au retour du travail de prendre 2 morceaux de chocolat noir contenant au minimum 70% de cacao, idéalement 85%. J’ajoute à çà une tasse de chocolat chaud, fait de lait et de cacao pur à 100%.

Ma dépendance s’est développée progressivement. Au départ, même à 70% de cacao, le chocolat noir me paraissait amer, alors que maintenant, à ce taux c’est presque du bonbon. Il existe toutes sortes d’études démontrant les bienfaits du chocolat noir sur l’organisme, mais ne nous berçons pas d’illusion. On sait tous très bien que ces études ont été élaborées par d’autres dépendants au chocolat noir qui voulaient justifier leur dépendance et surtout diminuer le poids de leur vulnérabilité face à ce délicieux mets infernal. Ma marque préférée est Lindt. J’en ai essayé plusieurs autres marques, mais je reviens toujours à celle-là. Je l’aime nature sans arôme artificiel. J’aime tout du chocolat Lindt. La dimension des morceaux, leur épaisseur, la facilité avec laquelle on peut les séparer parfaitement de façon symétrique avec une cassure nette et la façon dont la saveur se répand dans votre bouche quand vous en croquez un morceau. Ahh, d’y penser, de l’écrire me fait penser que je suis dû pour une dose additionnelle :).

Le bonheur, c’est marcher face au soleil sur une route déserte de campagne, au petit matin. C’est se sentir rempli, nourri, comblé de cette énergie solaire apaisante. C’est entendre le souffle du vent à travers les champs de maïs, le concert acouphène de ces milliers d’insectes qui s’expriment gaiement. Le bonheur, c’est voir ces champs  de couleur jaune rouille s’étalant à perte de vue. Le bonheur, ce sont ces nuages qui se découpent sur le ciel bleu. Ahh, le bonheur c’est l’automne.

Suicide involontaire

Publié: 12 septembre, 2010 dans Réflexions, Société
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Le Dr Ryke Geerd Hamer est un médecin allemand ayant proposé une explication et surtout un traitement controversé de plusieurs formes de cancer.

Selon le Dr Hamer, un choc émotionnel intense est très souvent à l’origine du cancer. Ce choc traumatique auquel on ne serait pas préparé émotionnellement serait responsable de l’apparition de la maladie. Le Dr Hamer a été poursuivi en justice et emprisonné, pour avoir suggéré à certains patients de refuser la chimiothérapie. Selon lui, il faut surtout s’attaquer à comprendre l’évènement traumatique et lui donner un sens, plutôt que de s’attaquer aux symptômes. Ce sont ses propres expériences du cancer qui l’ont amené à explorer cette voie.

En 1978, le Dr Hamer développe un cancer des testicules, quelques mois après avoir perdu son fils, tué accidentellement par balle, par le Prince d’Italie. Il s’était, par la suite, interrogé sur les liens possibles entre cet évènement traumatique et l’apparition de son cancer. Médecin, traitant déjà plusieurs patients souffrant de cancer, il les a donc interrogé, pour tenter d’établir un lien entre leur cancer et un choc traumatique inattendu dans les mois précédant l’apparition.  Non seulement, découvre-t-il que ces chocs ont bien eu lieu, mais il réalise également qu’il existe un lien entre le type de choc traumatique et l’organe atteint par la maladie.

Au Québec, l’humoriste Pierre Légaré a souffert d’un cancer très avancé de la vessie. Il en parle d’ailleurs dans cette entrevue diffusée sur tou.tv.  Les médecins lui avaient même annoncé sa mort prochaine. Or, ayant pris connaissance des recherches du Dr. Hamer et ayant également compris l’origine de son cancer, il a miraculeusement guéri. Aujourd’hui, il n’y a plus aucune trace de son cancer.

Je vous parle de cela aujourd’hui, en pensant au Ministre Claude Béchard, décédé d’un cancer du pancréas il y a quelques jours. En juin 2008, Claude Béchard avait annoncé publiquement qu’il souffrait d’un cancer et que débutaient des traitements. Or, en mai 2008, Claude Béchard perdait son attachée politique, Nancy Michaud, laquelle était cruellement violée et assassinée.

Ma blonde m’a dit hier qu’elle voulait se remarier avec moi. Çà fait 22 ans qu’on est marié.Çà doit être ça que ressentent les politiciens quand ils sont réélus.

Imaginons le pire des scénarios: Être frappé de paralysie complète et avoir toute sa tête.  C’est dans ce genre de scénario que l’euthanasie trouve une certaine légitimité, puisque cette personne ne serait plus en mesure de mettre fin à ses jours par elle-même. Au fond, le droit à la mort demeure un droit fondamental, même s’il est interdit par la loi et par la plupart des religions (quoique mourir en martyr…enfin…). Chaque personne peut, s’il en a envie mettre fin à ses jours et ça se produit quand vivre est une souffrance trop grande et qu’il n’y a plus d’espoir de voir la situation s’améliorer.  Le Gouvernement a décidé d’entreprendre une vaste consultation sur ce sujet délicat. N’est-il pas d’ailleurs curieux qu’un Gouvernement si controversé, attaqué de toutes parts et en baisse constante dans les sondages décide de mettre de l’avant une telle initiative?

À prime abord, ça semble un bien mauvais moment pour un tel choix politique. Évidemment, on veut peut-être détourner l’attention du public du parfum de scandale et de corruption qui flotte au-dessus du parti Libéral depuis le début de la Commission Bastarache, mais ça me laisse tout de même perplexe. C’est jouer avec le feu que d’entreprendre des débats sur des sujets susceptibles de diviser l’opinion publique, surtout quand les sondages sont déjà défavorables au Gouvernement en place.

Alors, on peut se demander pourquoi le Gouvernement entreprend une telle initiative, qu’a-t-il vraiment derrière la tête.  On sait que le Québec est dans une situation budgétaire difficile, les déficits s’accumulent et la dette devient de plus en plus lourde. Tous les moyens sont bons pour tenter d’améliorer la situation et la réduction des dépenses en fait partie. On sait, par ailleurs, que les soins de santé représentent une part de plus en plus importante du budget provincial et que cette part croît plus rapidement que tous les autres secteurs. Le vieillissement de la population pose d’ailleurs un défi important à cet égars.

Se pourrait-il, j’émet l’hypothèse, que le Gouvernement essaie de rendre l’euthanasie acceptable, légale pour des considérations budgétaires? Çà semble gros comme proposition, pourtant, une étude démontre que les soins accordés aux 6 derniers mois de vie des personnes malades représentent 13% de la facture. C,est énorme.

Dans certains cas, c’est soins sont sûrement raisonnables et justifiés, mais dans d’autres cas, le tout s’apparente à de l’acharnement thérapeutique. Par la bande, sans le crier haut et fort, de nombreux médecins pratiquent déjà une forme d’euthanasie, avec le soutien des proches, en augmentant la dose de morphine pour abréger la souffrance. En ouvrant la porte au débat, le Gouvernement a nécessairement une idée en tête et même s’il ne l’avouera pas ouvertement, l’euthanasie pourrait fort bien l’aider à résoudre son problème budgétaire.

Références: Le coût du temps ultime

Aux étudiants du MBA, on enseigne à appliquer la règle du 80-20 dans leurs prises de décisions. C’est une façon de maximiser les profits.

On se contente de bien servir 80% des clients et on laisse de côté les exceptions, puisque ce 20% de la clientèle sont généralement responsables de 80% des coûts. On assume alors que la diminution des coûts sera plus importante que la diminution des ventes, de sorte qu’il restera plus de profits en bout de ligne.

Cette façon de penser à des effets pervers que l’on constate de plus en plus. Elle amène l’entreprise à cesser de chercher des solutions aux problèmes des clients, à moins que ceux-ci ne soient vécus par 80% de la clientèle.  Elle envoie aussi  aux employés un message à l’effet que le client n’est important QUE si son problème est déjà un problème connu. Si vous ne tombez pas dans la bonne catégorie, on vous laisse poireauter ou on vous dit clairement qu’on ne peut rien faire pour vous.

L’image globale qui en ressort, c’est que le client perçoit une nette baisse de la qualité du service à la clientèle et frustré, se tourne vers un autre produit ou un autre fournisseur.  Or, la fidélité du client se développe justement à travers ces cas particuliers et il me semble que les entreprises deviendraient plus prospères en misant davantage sur la fidélité de leur client plutôt que sur la réduction des coûts.

Je vous dis cela, parce que je vais devoir changer de voiture bientôt. Au cours des 25 dernières années, je n’ai eu que des Toyota Corolla, 6 au total. Pour moi, Toyota, c’était l’approche Kaizen à la japonaise, le souci du travail bien fait, une voiture dépouillée des gadgets propres aux voitures américaines, mais une voiture solide, fiable dont la qualité se vivait au quotidien et dans la durée. C’est le même concessionnaire et le même type qui m’a vendu les 6 voitures que j’ai achetées. Je connais par leur prénom bon nombre d’employés du centre de service et j’ai toujours été bien conseillé. Le genre de commentaire « Vos freins sont usés, mais vous pourrez sans problème faire encore x kilomètres. On peut attendre au prochain entretien » est fréquent. Je perçois clairement qu’on ne vend pas des réfrigérateurs aux esquimaux, on s’assure que ma voiture demeure en ordre sans pour autant abuser en cherchant à maximiser les ventes.

Au cours des dernières années, Toyota a eu pour stratégie de devenir le #1 mondial, passant ainsi devant GM. Pour arriver à leurs fins, ils se sont pervertis, en diminuant progressivement la qualité des composantes et en ignorant les problèmes que vivaient certains propriétaires, de sorte que les choses se sont détériorées. Les ventes de Toyota sont en baisse de 30% par rapport à l’année dernière et ça ne me surprend pas. Ils ont sûrement dû engager un dirigeant ayant un titre de MBA pour atteindre leur objectif  et ainsi devenir le #1 mondial. En se donnant des objectifs qui ne mettaient plus en priorité, la qualité du produit et du service à la clientèle, ils ont perdu de vue ce qui les avait mené au sommet.

Quand, par intérêt, on accepte de mettre ses valeurs de côté, tôt ou tard, on en paie le prix.