Société matriarcale

Publié: 27 mars, 2011 dans Réflexions, Société

Les commentaires fréquents de mon amie Zed, à l’effet que nous vivons dans une société patriarcale me chatouillent toujours un peu, je l’avoue.  C’est un peu comme si on attribuait de nombreux problèmes de notre société aux hommes, qui oppressent les femmes.

Alors ça m’embête, parce que je ne vois pas vraiment cette oppression autour de moi, dans mon entourage ou dans mon milieu de travail. Le Doc Mailloux prétendait pour sa part le contraire, affirmant que nous vivions au Québec dans une société matriarcale, où les femmes ont beaucoup d’ascendant sur « leur homme ».

Alors matriarcale, patriarcale, je ne sais pas trop et j’ai eu envie de réfléchir à la question. Selon ce que j’en ai compris, la dénomination tient essentiellement à deux éléments: L’aspect matrilocal et l’aspect matriliénaire. Le premier terme se résume assez bien par ce dicton « Qui prend mari, prend pays ». En gros, cela signifie que la femme, une fois mariée, va aller vivre avec son mari. Le deuxième aspect, tient surtout à la transmission de la fortune et du statut social à la génération suivante, selon une lignée de père en fils, ou de mère en fille.

Sur ces deux bases, je dirais qu’au Québec, en 2011, on n’est  ni dans une société patriarcale, ni matriarcale. Ni les femmes, ni les hommes ne quittent systématiquement leur emploi et leur patelin pour suivre leur conjoint. Ça reste des discussions de couple et on s’organise au mieux. Et pour ce qui est de la transmission de la fortune et du statut social, il se transmet aux générations suivantes, sans vraiment de distinction à savoir que les enfants soient garçon ou fille.  Évidemment, notre société est de tradition patriarcale et les signes sont encore assez nombreux, mais je dirais, par contre, qu’ils tendent à s’amoindrir de génération en génération.

Et qu’est-ce que ça donnerait, une société matriarcale?

Sur Wikipédia, je suis tombé sur un article où on parle des Moso, une ethnie du sud-ouest de la Chine qui a les caractéristiques d’une société matriarcale. En voici une description sommaire:

« Cette petite ethnie de 30 000 habitants a longtemps préservé des traditions et des rites particuliers. Traditionnellement, il n’existait pas de mariage, et les enfants demeuraient toute leur vie dans la maison de leur mère. Cela a valu à la région l’intérêt de nombreux ethnologues, et d’abondantes publications. […]

Les mères sont les piliers de la société. Seule l’ascendance féminine est prise en compte et la transmission du nom comme des biens est exclusivement féminine. La notion de père n’est pas inexistante (il existe un mot pour « père »), mais elle est très marginale. Les hommes et les femmes ne vivent pas en couple mais chacun dans sa famille d’origine. Les couples d’amoureux se retrouvent discrètement le soir (au domicile de la femme). Le tabou de l’inceste est particulièrement strict, en particulier entre frères et sœurs (qui logent sous le même toit et se partagent les tâches de la maisonnée). Les liaisons se nouent et se dénouent sans contraintes sociales (même si elles s’accompagnent à l’occasion d’une collaboration privilégiée entre les familles concernées, lors des travaux des champs par exemple). Sans mariage ni infidélité, ce système exclut si radicalement la possession que la jalousie en devient honteuse.

Le partage des tâches entre hommes et femmes est réglé avec précision, mais d’une façon qui varie beaucoup d’une localité à l’autre […] Les femmes organisent l’ensemble de la société, les hommes organisent surtout le travail agricole, où plusieurs familles coopèrent, et réalisent les travaux de force comme le labour. Leur autonomie leur permet d’avoir 3 à 4 enfants par femme indépendamment de la politique de contrôle de la population.

Les enfants sont élevés par les oncles de la mère qui remplacent le père et ils ont de l’affection pour eux comme un père. Les femmes sont fières de leur position sociale et en riant, expliquent que les hommes dans la journée doivent se reposer pour être plus vaillants dans leur lit la nuit durant. Certaines femmes disent demeurer attachées au maintien de ce mode de vie car elles estiment ne vivre avec leur compagnon que des moments d’amour et de sentiments partagés sans que les questions pratiques (du quotidien, de la famille…) s’immiscent dans cette relation. Les aspects matériels, les questions de propriété, les aspects de l’éducation des enfants, tous les sujets dont débattent nécessairement les couples qui vivent ensemble, n’ont qu’une importance secondaire dans la relation entre amants du peuple moso. Il n’y a pas de relations amoureuses (et encore moins de mariages) arrangés ou pire, forcés. Ils se sont choisis et lorsque l’homme se languit d’une compagne, il va la voir.

La mère a un rôle de premier plan dans la famille, ce qui a pu faire dire qu’il s’agissait d’une société « matriarcale » où la mère est chef de famille; en réalité, les frères et sœurs gèrent ensemble les affaires de la famille (les aînés ayant plus d’autorité que les cadets); d’une famille à l’autre, ce peut être un frère ou une sœur qui a le plus d’influence. Une femme âgée prépare une de ses filles à sa succession; il est indispensable qu’une fille lui succède, car si elle n’a que des descendants de sexe masculin, leurs enfants habiteront la maison de leurs mères respectives et la maisonnée privée de descendants s’éteindra. Il n’y a pas de partage du patrimoine à sa mort. La propriété familiale reste la même de générations en générations. »

À quoi ressemblerait le Québec dans un tel contexte?

commentaires
  1. Méli dit :

    Très intéressant, je n’avais jamais entendu parler de cette société… Ça s’améliore en effet ici les relations homme-femme, mais il reste des reliquats de misogynie, je le ressens très souvent dans ma vie… malheureusement… Il y a encore beaucoup à faire pour que ça soit vraiment égalitaire… mais c’est encourageant de voir les progrès !

  2. Solange dit :

    Quand j’étais jeune on nous disait que nous vivions dans une société matriarcale. parce que à l’origine la majorité était cultivateur et peu instruit. Ce sont les femmes qui allaient à l’école plus longtemps et se sont elles qui voyaient aux affaires de la maison bien souvent l’homme ne savait pas écrire. Mais aujourd’hui ces dénomination non plus d’importance d’après moi.

  3. Éléonore dit :

    première fois que j’entends le mot matrilocal.

    En histoire, la société québécoise est considérée comme assez métissée, encore là il faut préciser à quel moment.

    Par exemple, si on regarde le 19ième et début 20ième, et cela rejoint l’exemple de Solange, les filles pouvaient en effet être plus instruites que les garçons, les femmes pouvaient gérer la ferme en l’absence du bucheron de mari et même après advenant leur veuvage etc Certaines femmes avaient aussi des commerces et des biens. Dans certains pays ou époque une veuve aurait été systématiquement sous la coupe de son frère, beau-frère, père, beau-père, ou même fils.

    Par contre pour la jeune fille, le pouvoir du père était assez omniprésent.

    Mais si on avance vers 1950, les filles pouvaient s’instruire, choisir un métier non traditionnel, quitter le giron paternel, prendre la pilulle, voyager, gérer un commerce, etc. sans la permission d’un père ou autre.

    Donc le patriarcat n’est pas si présent que cela. Par contre, le matriarcat est présent et se voit quand dans un divorce les enfants sont toujours d’abord confier à la mère, sauf si le père fait des démarches difficiles en sens contraire. dans un vrai patriarcat c’est le contraire qui se produit comme dans les sociétés musulmanes intégristes.

    Tu vois aujourd’hui quand on m’agite l’épouvantail du patriarcat je tique un peu, pour ma part je trouve que les filles réussissent de mieux en mieux leur vie, parce que le modèle féminin est bien valorisé, mais que le modèle masculin est souvent bafoué et tourné au ridicule. Tient n’a t-on pas entendu encore une avocate à Tout le monde en parle tenir des propos sexistes envers les hommes ?

  4. En 1939, il y a eu une élection générale québécoise. Ma grand-mère, une ancienne institutrice, avait quitté son poste en se mariant comme le voulait la loi. Elle avait six enfants et n’aimait pas Maurice Duplessis. Ma grand-mère a fait le tour de tous les hommes de sa famille pour leur demander d’aller voter contre lui. Pourquoi les hommes seulement? Les femmes n’avaient pas le droit de vote au Québec. Incroyable, non? Les Québécoises ont obtenu le droit de votre en 1940 seulement! Et il y a encore des pays dans le monde actuellement où les femmes n’ont pas ce droit.

  5. Jane dit :

    C’est très intéressant. Je ne suis pas assez informé sur le sujet pour avoir une opinion encré et solide mais dans mon entourage c’est surtout les femmes qui « dirigent » le foyer…

  6. pierforest dit :

    @Méli: J’ai l’impression que la génération de mes enfants vivent beaucoup plus ce sentiment d’égalité entre les sexes. Mes filles ne se sentent pas discriminées dans notre société.

    @Solange: C’est aussi ce que j’avais entendu. Là où les hommes étaient absents et c’était souvent le cas des bûcherons, les femmes prenaient complètement la charge des affaires quotidiennes.

    @Éléonore: En fait, les filles réussissent si bien que l’on commence à s’inquiéter pour les garçons. J’ai entendu récemment un reportage où on proposait de mettre en place des mécanismes de discrimination positive pour augmenter le nombre d’enseignants mâles dans nos écoles. J’ai aussi trouvé assez spéciaux les commentaires de cette avocate face aux hommes à Tout Le Monde en Parle. Pourtant, on en a à peine parlé. Je me demandais ce que ça aurait été si un invité avait fait des commentaires similaires sur les femmes. Il me semble que les journaux en aurait fait une grosse histoire.

    @Femmelibre: C’est complètement fou quand on pense qu’ici-même, il a fallu attendre aux années 40 pour que les femmes aient droit de vote. Ça démontre un peu le sentiment général des hommes de l’époque face aux femmes. J’ai lu que c’est finalement la guerre qui a aidé les femmes à gagner leur place. Comme les hommes étaient tous partis à la guerre, l’économie capitaliste a eu besoin des femmes pour continuer à faire tourner la machine et elles ont compris qu’elles étaient aussi capable de faire le travail que les hommes. Une fois la guerre finie, pas question de retourner simplement à leur fourneaux.

  7. Accent Grave dit :

    Difficile de débattre là-dessus, chacun traite d’une partie du sujet. Historiquement parlant, nous ignorons trop de choses. Plusieurs croient que la situation s’améliore, comparativement au passé. La situation des femmes est meilleure, sous certains aspects seulement, que celle de nos mères, de nos grand-mères, de nos arrières grand-mères mais fondamentalement, la liberté de pensée et d’action c’est d’abord une affaire personnelle, une affaire de caractère et d’ambition. D’un côté, la discrimination existe encore mais admettons aussi que chez nos grands-parents, la personne qui décidait de tout pouvait très bien être la femme. Le pouvoir de rapporter de l’argent à la maison n’est-il pas insignifiant face à celui d’en disposer? L’éducation et l’instruction des enfants ne représentait-il pas le meilleur outils pour influencer les générations futures?

    Plus calirement, si on remonte à quelques générations auparavant et à d’autres époques plus anciennes, la femme était, à mon sens, beaucoup plus émancipée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Encore là, faisons gaffe aux généralisations. Il y aura toujours de nombreux cas contredisant la chose. Je crois fondamentalement que le vrai pouvoir ne se défini pas par les lois sociales même si ces dernières sont nécessaires pour contrer les imbéciles, les églises et les gouvernements machistes qui considèrent que les femmes constituent une sous catégorie d’humains. Le pouvoir et l’émancipation sont d’ordre personnel, l’affaire de chacun. L’ambition personnelle est plus puissante que le reste. Je pense cela. Dans bien des cas, vouloir penser et imposer une façon de vivre aux autres c’est mépriser ces « autres », c’est les considérer incappables de décider pour eux-mêmes. À partir du moment ou chacun a droit au chapitre, il faut respecter ou du moins accepter les choix de chacun et vivre sa vie sans imposer ce que l’on appelle nos valuers aux autres.

    Plus important, comment traiter de ce sujet sans en venir au mot « liberté »? Pour moi c’est la clé. Il faut que chacun ait droit au chapitre.

    Société matriarcale? Patriarcale? Nous ne sommes très certainement pas dans une société patriarcale, ça c’est clair, historiens et historiennes sont du même avis là-dessus. Et puis, comment définir ce qu’est une telle société? L’exemple que vous citez me semble particulier. Et puis, le mot « égalité », employé à toutes les sauces m’apparait vide de sens en ce domaine. Nous savons tous que nous pouvons, en toute circonstance, viser une égalité des chances, qui ne sera bien sûr jamais atteinte pour diverses raisons. Cessons de comparer les hommes et les femmes afin de déterminer qui est le plus égal des deux (sic), la discussion sera vaine. Offrons une liberté de choix maximale à nos filles et garçons, décrions les injustices flagrantes, les gouvernements qui couchent avec les gens d’églises qui méprisent les femmes. C’est ce que nous pouvons faire de mieux. Je fais la distinction entre ceci et entre les manifestations de velours.

    Accent Grave

  8. pierforest dit :

    @Accent Grave: Intéressant commentaire. Vouloir imposer des règles de plus en plus strictes, en société, est une forme d’infantilisation voire de mépris comme vous l’exprimez et Dieu sait à quel point on a pris ce virage depuis une génération. On vit dans une société ou l’on tente constamment de réduire les risques, tous les risques et pourtant, la peur n’a jamais été aussi présente. C’est tout de même assez particulier. La liberté, c’est aussi, à mon sens, la possibilité de faire ses propres expériences, incluant celle de se casser la gueule. Une cicatrice est souvent plus formatrice que des tonnes d’avertissements et de mises en garde. Je m’éloigne assez du sujet, mais bon, çà fait aussi partie de la liberté. 🙂

  9. Zoreilles dit :

    Sommes-nous une société matriarcale ou patriarcale? Ni l’un ni l’autre, à mon avis. Nous sommes, au Québec, dans une société qui a évolué très rapidement, et tant mieux parce que ça pressait, quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps, les femmes n’avaient pas le droit de vote. Mais d’un autre côté, elles dirigeaient beaucoup de choses dans la vie quotidienne des familles.

    Ce qui est curieux, quand on parle de ça, c’est qu’on tombe inévitablement sur le sujet de l’égalité homme/femme. Tout n’est pas parfait encore mais il y a eu tant de progrès. Il faut le reconnaître.

    Si je ne suis pas toujours d’accord avec la façon dont on traite les femmes, je ne le suis pas non plus quand on est injuste avec les hommes. Me reviennent à l’esprit les propos de cette avocate célèbre, dont le nom m’échappe, elle a défendu Lola dans la cause tout aussi célèbre, ellei était l’invitée de l’émission Tout le monde en parle dernièrement. En tout cas, on sait de qui je parle? Je n’aimais pas du tout le ton accusateur qu’elle utilisait pour parler des hommes québécois, ce n’est jamais comme ça qu’on fait avancer une société ou qu’on fait respecter des droits. Ses accusations, je les trouvais gratuites. Il faut dire qu’elle ne rencontre probablement dans sa carrière que des hommes qui se défilent de leurs responsabilités peut-être? On aurait dû lui faire remarquer que généraliser était toujours dangereux…

  10. pierforest dit :

    @Zoreilles: Je suis d’accord avec toi que dès que l’on aborde la question, on retombe sur le sujet de l’égalité. Implicitement, ça signifie qu’une société patriarcale favorise les hommes et une société matriarcale favoriserait les femmes. Je ne sais pas si c’est forcément le cas, mais force est d’admettre que si les règles de la société sont conçus majoritairement par des hommes, la réalité des hommes sera prise en compte et si les règles étaient conçues par des femmes, la réalité des femmes serait prise en compte. D’ailleurs, certains disent que notre système scolaire est conçu davantage pour des filles que pour des garçons et que ça expliquerait en partie le décrochage. Le monde de l’enseignement est majoritairement féminin, alors peut-être que c’est cette réalité que l’on retrouve alors sur le terrain. Alors parler d’égalité aurait tout de même un certain sens, dans la mesure où des règles de société conçues par des groupes d’hommes et de femmes ayant un même poids dans les décisions, amènerait une société qui tiendrait compte à la fois des réalités des hommes et des femmes.

    Je n’ai pas beaucoup aimé cette avocate et sa façon de parler des hommes en général, mais comme tu dis, son contexte à elle, fait en sorte qu’elle tire probablement des conclusions en se basant sur les hommes qu’elles côtoie.

  11. Morvan-Baruque dit :

    Bonjour,
    Une structure de parenté organisée sur la lignée des femmes (patrilinéaire) mais dont les oncles maternels éduquent les enfant est un système avunculaire (organisé autour de la lignée de la mère et dans lequel un père est reconnu). En réalité, contrairement à nos sociétés occidentales, les fonctions de père social et père biologique sont dossociées. En occident le père est en général biologique et aussi social alors que dans d’autres sociétés la parenté fait appel à deux personnes différenes pour remplir ces deux fonctions. Bref…. il ne s’agit pas de matriacalité en fait 🙂

  12. accent Grave dit :

    Zoreilles, Pier,

    Ne soyons pas dupes, l’avocate en question est en quête de gros sous, point final. Si une cause n’a aucun rapport avec la réalité c’est bien celle de Lola. Des gros sous, c’est tout. Il n’y a AUCUN argument philosophique là-dedans. Encore une fois, je fus déçu que personne ne dise cela pendant l’émission alors que je gueulais devant le téléviseur!

    Lola et cette avocate n’en n’ont que pour les sous de Laliberté. Pour le reste, au sujet des conséquences sur les autres, ils n’ent ont rien à foutre. Comme si cette Lola du Brésil venait du pays des droits humains! Non mais…

    Accent Grave

  13. pierforest dit :

    @Morvan-Baruque: Vous semblez en savoir beaucoup sur le sujet. Peut-être que nos sociétés occidentales en viendront progressivement à dissocier ces deux fonctions, et pour le père et pour la mère. Le nombre de séparations et de divorces progressant sans cesse, pourrait peut-être amener à ce genre de redéfinition. Intéressant!

    @Accent-Grave: Oui, je crois aussi que c’est strictement une affaire de gros sous. Si elle gagnait sa cause, par contre, ça changerait passablement le portrait des unions de faits au Québec, puisque ce statut « de fait » aurait alors les mêmes obligations légales, en matière de pension alimentaire que les unions civiles. C’est d’ailleurs amusant que l’on parle du terme « pension alimentaire » dans l’affaire Lola, puisqu’elle demande $50,000 par mois.

  14. Je cherche de partout ou j’avais lu que l’historique du passage du matriarca au patriarca lorsque les hommes n’avaient pas encore fait la relation entre le rapport sexuel et la maternité. Ce qui fait qu’il était accordé aux femmes un droit divin.Puis un jour, lorsque les hommes se sont mis à cultiver, ils ont réalisés que la graine qu’ils plantaient poussait dans la terre et que pour autant, ils avaient leur part dans les grossesses de la femme. Dès lors, s’était EUX qui étaient à l’origine des grossesses ce qui leur donnaient un pouvoir décisionnaire et donc une « supériorité »! Mais ou donc où qui donc a dit cela? Merci de me renseigner.

  15. Je serais très heureux d’avoir un éclaircissement sur mes propos…

  16. pierforest dit :

    @Patrick: Je ne sais pas qui a dit ça, désolé. Je crois cependant qu’une graine qu’on ne peut planter nulle part est aussi inutile qu’une terre ou rien ne pousse. Par ailleurs, ces mères de familles nombreuses sont par la force des choses devenues des gestionnaires, alors j’aurais tendance à penser que le matriarcat se développement davantage avec la maternité qui amène la femme à prendre des décisions pour l’équipe.

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