Disparition

Publié: 9 mai, 2011 dans Réflexions, Société

Introduit en amérique  au milieu du 19ième siècle, le moineau commun a su rapidement s’adapter à notre climat rigoureux. Alors qu’on comptait à peine 50 couples en 1853 en Amérique, 100 ans plus tard, on dénombrait plus de 150 millions d’individus. Ce petit oiseau aux couleurs familières a peuplé mes souvenirs d’enfance. Été comme hiver, on les retrouvait, alignés les uns au côté des autres sur les fils électriques.  L’hiver, ma mère leur jetait des miettes de pain lors les jours de grand froid, prenant en pitié ces petites bêtes qui n’avaient pas appris à migrer plus au sud, comme la plupart des autres oiseaux d’Amérique.

Depuis quelques années, on ne les voit plus. Ils ont pratiquement disparu du paysage urbain. Que s’est-il passé? Personne ne le sait précisément. Toutefois, la disparition des moineaux est constatée un peu partout sur la planète. On évalue que 95% d’entre eux ont disparu en Angleterre. Même constat ailleurs, en Europe.

Certains établissent une corrélation entre la croissance des ondes radios (cellulaire, wifi)  et la disparition des moineaux. Ces ondes radio affecteraient, paraît-il,  l’appareil reproductif des mâles.  D’autres accusent les pratiques agricoles et les monocultures à grandes surfaces.

Alors qu’autrefois, leur piaillements et leur chicanes étaient entendues dès le lever du soleil, nos matins sont devenus bien silencieux maintenant.

commentaires
  1. Solange dit :

    Et c’est dommage, chez moi je ne vois que des tourterelles tristes, quelques merles et de plus en plus de pigeons.

  2. C’est une triste nouvelle, on parle tant des ours blancs et des baleines, mais les humbles petits moineaux, qu’on chassait des nos mangeoires dans l’espoir d’y attirer des hirondelles, il n’y a qu’un grand coeur comme le vôtre pour signaler leur disparition. Incroyable que petits-fils ne les verrra jamais sur la corde à linge, qu’on ne lui dira pas qu’il fait pipi avec son petit moineau ou bien qu’il est un drôle de moineau quand il fait ses adorables singeries. Les moineaux n’auront pas traversé les générations.

    • lynne de montréal dit :

      bonjour, alors moi je reste en ville, est j ai un nid de moineau, ca fais 2 couvées, jusqu’a présent et j adore les voir aller, une vraie famille, c est super, a Montréal il n’en manque pas, ca peuple. bonne journée.

  3. pierforest dit :

    @Solange: On dit que la disparition des espèces est un phénomène normal, mais personnellement, je ne m’y fais pas.

    @UneFemmeLibre: Ils étaient si présents, partout, effrontés et chamailleurs, qu’il est étonnant de constater qu’ils ont presque complètement disparu 2 ou 3 décennies plus tard.

  4. Accent Grave dit :

    Bien vrai, les moineaux, race méprisée, devient précieuse à partir du moment ou elle devient menacée!

    Dans mon coin, ce sont de plus gros oiseaux que l’on voit. Je porterai une attention particulière au phénomène.

    Accent Grave

  5. pierforest dit :

    @AccentGrave: À un moment donné, les moineaux étaient un peu comme les pissenlits. Étant partout, on les considérait nuisibles.

  6. Air fou dit :

    Ah non! J’ignorais… Ici, par contre, des tonnes d’éperviers! Cette semaine une corneille impressionnante. J’ai cru que c’était un chat.

    Cette année, des juncos (repartis vers le Nord), des bruants à gorge blanche, des chardonnerets, des roselins, le merle propriétaire de la cour et d’autres.

    J’ai toujours aimé les moineaux. Les traces de pas si particulières dans la neige, leurs bagarres bruyantes, leur présence l’hiver. Je refuse qu’ils disparaissent. Les ondes… Mon lilas, sous le petit transformateur, n’a jamais, jamais fleuri en peut-être 10 ans. Il reste trapu, touffu, à petites feuilles.

    Merci de nous en parler.

    Zed triste

  7. pierforest dit :

    @Zed: Il y a bien quelques variétés d’oiseaux qui viennent chez moi: Geai Bleu, Chardonneret, Cardinal, tourterelle triste, rouge gorge, hirondelles, mais ce qui me frappe, c’est la faible quantité. Les moineaux, c’était le clan, la grosse famille bruyante qui se chamaillait dès le lever du soleil. La dernière fois que j’ai vu des moineaux, c’était en Espagne rurale, en 2008. Il doit bien en avoir encore quelques uns par ici, mais sûrement pas les clans d’autrefois.

  8. étoile dit :

    J’avais remarqué que ces moineaux ne font plus partie de notre paysage. C’est bien dommage car on ne connaît pas vraiment quelle est la raison.Inquiètant. Par contre je suis entourée de tourterelles,pigeons et de magnifiques oiseaux-mouche. Je ne souviens plus ou est-ce que j’ai lu ceci: on dit qu’on aime les oiseaux mais pourtant on les enferment dans une cage. J’adore ces petites bêtes qui me saluent de ma fenêtre. Merci pour vos beaux textes c’est apprécié.

  9. pierforest dit :

    @Etoile: J’ai eu l’occasion de voir quelques oiseaux-mouche, alors que nous avions loué un chalet dans la région de Portneuf. Ces petits oiseaux sont étonnants et tellement agréable à observer. C’est vrai ce que vous dites au sujet de oiseaux et paradoxalement on s’entend probablement tous pour dire qu’ils sont plus beaux en liberté. Un animal en cage a toujours l’oeil un peu triste et il n’a pas la fougue de celui qui vit dans son environnement naturel.

  10. Air fou dit :

    Éperviers…. euh… Je voulais dire é-tour-neaux…. Misère. pas d’aigles non plus. Mais j’aimerais bien!

    Zed ¦D

  11. sabine dit :

    bonjour,effectivement j’ai fait cette constatation aussi chez moi dans les ardennes!ou sont passées les nuées de piafs qui s’abattaient dans les jardins surtout lorsque mon pére venait de mettre des graines de radis!j’adore ces oiseaux et il serait dommage qu’ils disparaissent de notre paysage!

  12. pierforest dit :

    @Sabine: Qui sait, peut-être qu’en mettant des graines de radis ici et là on arriverait à convaincre les moineaux de revenir parmi nous.

  13. rémy girard dit :

    plusieurs couples moineaux font partie du paysage de mon jardin et chaque année, ils s’y reproduisent malgré mon wifi à qq mètres.
    Champtoceaux Maine-et-Loire

  14. pierforest dit :

    @Rémy: Ici, au Québec, ils se font rares ces moineaux, qui étaient pourtant présents en si grand nombre dans mon enfance, ils dominaient carrément le paysage et on les voyait, par dizaine, posés les uns au côté des autres sur les fils amenant l’électricité aux maisons du voisinage. Tant mieux, s’ils sont encore nombreux chez vous. D’ailleurs, je me souviens avoir lu qu’au départ, ces moineaux avaient été amenés d’Europe, alors qu’ils squattaient les bateaux partant pour l’Amérique. Une fois ici, il avaient dû s’adapter au climat et avaient appris à survivre à nos hivers.

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