Le gène du bonheur

Publié: 27 mai, 2011 dans Bonheur, Juste du bonheur, motivation, plaisir, Réflexions

Je suis conscient d’avoir une mémoire sélective. Je ne me rappelle que vaguement les moments plus difficiles de ma vie, alors que les bons souvenirs restent marqués de façon très claire. Je crois que cette mémoire sélective me rend le bonheur plus facile.

Quand on nous demande: « Êtes-vous heureux? » on pense d’abord au sentiment immédiat qui prévaut dans l’instant présent, puis on repasse en mémoire les derniers jours, dernières semaines ou les derniers mois et le résultat cumulé des bons et des moins bons moments nous permet d’arriver à un total positif ou négatif et de répondre à la question.

N’ayant qu’un souvenir estompé des moments difficiles, forcément, mon total est presque toujours positif. J’ai parfois appelé ce mécanisme: Le gène du bonheur.

Je lisais aujourd’hui un article très intéressant où on relate les expériences de chercheurs de l’Université de Montréal ayant découvert un médicament qui permet d’atténuer les mauvais souvenirs. Ce médicament a une influence directe sur le cortisol, aussi appelé l’hormone du stress. Leurs recherches a permis de démontrer que ce médicament avait une influence sur les souvenirs négatifs, mais pas sur les souvenirs neutres.

Ce type de recherche me fait penser que beaucoup de nos réactions, de nos émotions et sentiments sont le résultats de réactions chimiques dans notre cerveau. On peut facilement conclure que d’une personne à l’autre, les réactions ne sont donc pas les mêmes et que certains ont donc des prédispositions à favoriser le déclenchement de réactions chimiques dans le cerveau, qu’elles soient positives, le bonheur, la joie, ou qu’elles soient négatives, la tristesse, la déprime, la colère. Ainsi, tous ne sont pas nécessairement égaux face au bonheur et devant travailler plus fort pour y parvenir.

commentaires
  1. Accent Grave dit :

    Je crois que cette mémoire sélective aide à notre survie.

    Accent Grave

  2. Zoreilles dit :

    C’est ce que j’appelle de l’aptitude au bonheur. Quand on hérite de ce gène-là dans son code barre à la naissance, (est-ce possible de l’acquérir?…) on part dans la vie avec un bagage précieux. Ça se décline en plusieurs variantes : mémoire sélective, résilience, amour de la vie, enthousiasme, courage, positivisme, espérance, facilité d’entrer en relation avec les autres, créativité et mille autres « facteurs facilitateurs ».

    Je pense que tout le monde a son lot de splendeurs et de misères et la vie n’est pas toujours juste non plus, ne l’oublions pas. Mais tout se joue dans notre manière de réagir aux événements qui se produisent hors de notre volonté. J’admire les gens qui peuvent se servir d’un revers ou d’un échec comme d’un tremplin pour rebondir vers autre chose de mieux.

  3. Nanoulaterre dit :

    Alors, je crois avoir aussi le « gène du bonheur ». Intéressantes tes réflexions… Pour le médicament, oui, effectivement, j’ai aussi lu l’article en question. Peut-être sera-t-il aussi utile aux personnes émotivement instables, enfin, je le souhaite. Bon Dimanche à toi xxx

  4. Accent Grave dit :

    Zoreilles soulève un point intéressant: parle-t-on d’acquis ou d’inné? J’ose affirmer que le bonheur ça ne se trouve pas, ça ne se mérite pas et que ça ne s’acquiert pas, ça se vit, tout simplement. Néanmoins, tout le monde ne peut vivre heureux.

    Suffit d’avoir dans son entourage quelqu’un de dépressif, de mentalement instable, pour constater qu’accéder au bonheur, indépendamment des hauts et des bas d’une vie, ce n’est pas le lot de chacun.

    Le bonheur n’a rien à voir avec les événements (faisons la part des choses) mais tout à voir avec la perception de chacun.

    Accent Grave

  5. pierforest dit :

    @Zoreilles: Je pense, comme toi que l’on hérite de certains éléments et que le milieu de vie, surtout au cours de l’enfance, contribue à développer ou inhiber des capacités innées.

    @Nanou: Effectivement, c’est l’impression qui se dégage de toi. Tu sembles garder un bon bagage de sérénité et des outils pour rebondir face aux revers. Les médicaments des années à venir aideront peut-être davantage de gens à être heureux. Çà me rappelle ici le livre « Le meilleur des mondes » d’Aldou Huxley qui aborde la question sous cet angle.

    @Accent Grave: Le bonheur ne se trouve pas si ne se trouve, je suis d’accord avec toi. Peut-on par contre acquérir des outils, façons de penser, d’aborder la vie, faire face aux difficultés, savoir apprécier la vie? Probablement. Çà demandera plus de travail pour les uns que les autres, mais je pense que ce soit possible. Plus jeune, je dessinais beaucoup et je souviens d’un copain qui disait m’envier de savoir si bien dessiner. Il s’était mis en tête d’y parvenir. Il a étudié beaucoup, pratiqué encore et encore et en quelques années il dessinait bien mieux que moi. Ceux qui disent « Je ne sais pas dessiner » n’ont tout simplement pas trouvé la motivation ou l’intérêt pour s’y mettre et apprendre. Si on fait exception des gens souffrant de dépression, chez qui cela relève sans doute de problème physique (chimie du cerveau), je pense que l’aptitude au bonheur demeure malgré tout accessible à la plupart des gens, s’ils consentent à mettre l’effort à l’apprentissage des mécanismes y conduisant.

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