Dysfonctionnement des lobes frontaux

Publié: 22 octobre, 2011 dans Bonheur, Coup de coeur, Juste du bonheur, motivation, plaisir, Questions existentielles, souvenirs

Si je me fie à cet article, paru sur Canoe, je souffrirais d’un dysfonctionnement des lobes frontaux lié au contrôle émotionnel.

C’est ce que j’appelais jusqu’alors la mémoire sélective. Effectivement j’ai une bonne mémoire des évènements positifs, alors que ceux qui sont plus négatifs s’estompent quand je ne les oublie pas, tout simplement. C’est pas génial comme maladie ça? 🙂

En fait, si on lit entre les lignes, on peut aussi conclure que très bientôt, si ce n’est déjà fait, ils inventeront la « pilule optimiste » provoquant chimiquement la même réaction. On n’est plus très loin de ce que racontait Aldou Huxley dans son livre « Le meilleur des mondes ».

commentaires
  1. Accent Grave dit :

    Bon sang, j’ai lu ça au début de mon adolescence,,, je ne me souviens pas de grand chose. le récit devait être négatif (rire)!

    Depuis plusieurs années, après cheque lecture, je résume le récit et mes impressions dans des cahiers (plus fiables que des fichiers numérisés). Mais à mon adolescence je ne faisais pas ça.

    En deux mots: se souvenir que des événements heureux n’est peut-être pas une mauvaise chose. Ne sommes-nous pas déjà un peu ainsi fait. Si la mémoire n’était pas sélective, après un accouchement, quelle femme voudrait d’autres enfants?

    Accent Grave

  2. Zoreilles dit :

    Je souffre presque du même syndrome! En fait, ma mémoire n’est pas si sélective que ça, je me souviens de tout, des coups durs, des blessures, des drames vécus, autant que des moments heureux, joyeux, fantastiques de mon existence, c’est seulement que j’ai choisi délibérément un jour (et je le refais souvent) de donner plus de place à certains événements qu’à d’autres dans mes réflexions et mes souvenirs. Ce qui est sélectif chez moi, c’est la place que je veux bien leur donner.

    Ce n’est peut-être pas inné, je crois que c’est une faculté qui peut se développer. Avec le temps… Et les revers de la vie justement.

    Pour renchérir sur le commentaire d’Accent Grave, au sujet de l’accouchement par exemple, j’ai vécu ça à 29 ans. Une seule fois. Mais quelle fois. C’est l’un des plus beaux moments de ma vie et je ne parle pas du bonheur d’avoir mis au monde un enfant en santé, je parle du plus gros du travail, ça demeure une sensation que je revis avec bonheur et intensité chaque fois que je suis assise dans un avion qui décolle… Essayez d’arrêter cette puissance-là quand les moteurs ont atteint la vitesse requise pour que les roues quittent le sol… J’étais un Boeing. Puissante et invincible!!!

    • unautreprof dit :

      Je n’ai pas la mémoire sélective. En un sens, je suis contente ainsi car les souvenirs des moments plus difficiles ne sont pas négatifs, ils sont le témoin du chemin fait. Aussi, ils permettent de voir et de savoir que tout n’est pas acquis et que les bons moments qui sont bien plus nombreux que les mauvais, dans mon cas, sont précieux.

  3. La pilule optimiste existe déjà, ça s’appelle des antidépresseurs.

  4. pierforest dit :

    @Accent Grave: Je pense que moi aussi, ma lecture de ce livre date de cette époque. C’est un livre qui m’a marqué. Je serais dû pour le relire. Si je me fis à ce que me disait ma blonde, la douleur est vite oubliée quand elle ont le bébé dans les bras, mais dès la première contraction du prochain accouchement, ça a l’air que tout leur revient bien vite en mémoire. Je me souviens d’un livre qui parlait de la « psychologie de la douleur » lors de l’accouchement, lui donnant un sens (et déconseillant les péridurales). Je me souviens, lorsque je suis entré dans la chambre, le lendemain après la naissance de notre premier enfant. Ma blonde avait changé. Il émanait d’elle une sérénité et une force qui m’avait frappé. C’était un peu comme si elle exprimait sans le dire: « Après être passée à travers une telle épreuve, je peux faire face à n’importe quoi! »

    @Zoreilles: Au fond, c’est encore mieux quand c’est un choix délibéré. C’est une bonne façon d’agir sur son propre bonheur.

    @UnAutreProf: Il y a des choses que je fais maintenant avec facilité et qui m’auraient parues des défis énormes autrefois. Ça, c’est du bonheur et c’est vrai, qu’en mettant les choses en perspective, je peux aussi me dire que ce qui paraît difficile aujourd’hui, pourra aussi être accompli avec facilité éventuellement. C’est rassurant quand j’y pense.

    @UneFemmeLibre: Est-ce que les antidépresseurs rendent optimistes, heureux ou s’ils font juste empêcher de sombrer? Ce n’est peut-être pas la même chose pour tous. J’ai une personne de mon entourage qui prend des antidépresseurs depuis des années et elle va beaucoup mieux. Ça l’a rendue plus sereine, mais pas plus optimiste. Elle continue à s’imaginer les pires scénarios avant de s’endormir.

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