Grève étudiante

Publié: 24 février, 2012 dans Politique, Réflexions

Je suis contre la grève, mais je suis de tout coeur avec les jeunes qui la font.

C’est un exercice pédagogique visant à apprivoiser les mécanismes du pouvoir dans une société démocratique.

Je suis contre la grève, parce qu’elle s’oppose à l’augmentation des frais de scolarité, alors qu’on sait très bien que les coûts universitaires ne seront pas gelés pour autant.

Geler les frais de scolarité, signifie alors que le reste de la population paiera une part toujours plus grande du coût de l’enseignement universitaire, alors que la société québécoise paie déjà largement plus, à ce sujet, que toute autre région d’Amérique.

L’augmentation aurait dû se faire, sur la base de l’augmentation du coût de la vie, pas sur la base du rattrapage depuis le moment où les frais ont été gelés. Je suis donc également contre l’augmentation des frais de scolarité proposé par le Gouvernement.

La grève aura aussi pour effet de forcer les partis d’opposition, ceux qui aspirent au pouvoir, à se positionner et qui sait, proposer une meilleure approche.

commentaires
  1. Grand-Langue dit :

    En accord avec vous de A à Z. Ça m' »encourage de voir les jeunes sortir dans la rue. Nous devrions sortir plus souvent dans la rue, les motifs ne manquent pas.

    Cependant, je ne me battrai pas avec eux pour en ce qui concerne les frais de scolarité. Plusieurs étudiants reprochent à leurs ainés d’être de sales capitalistes évachés sur leurs fortunes. Scusez-moi mais… c’est pas pour du fric qu’ils manifestent? Ils EXIGENT que leurs voisins paient la presque totalité de leurs frais d’études! Dans les circonstances actuelles, je ne suis pas acheteur.

    Nous ne sommes pas de monstrueux capitalistes, et puis, être capitaliste, est-ce un défaut? Nous estimons que l’instruction ça vaut cher, ça ne peut être gratuit, ne serait-ce que pour souligner la valeur des études. La gratuité n’existe pas et losrqu’elle est apparente, elle tue l’essentiel. Actuellement, on dit que les frais de scolarité québécois sont 50% moins élevé qu’ailleurs au Canada et que la diplomation est la plus faible. Il y a trop de choses acquises. Dans un buffet on prend un tas de choses qu’on laisse ensuite dans l’assiette. Quand on mange à la carte, on fait attention. La théorie selon laquelle: moins ça coute cher, meilleure sont les chances de s’instruire n’est pas automatique. Il faut balancer les choses.

    De plus, à mon sens c’est le plus important, pour que nos institutions soient de bonnes qualité, pour qu’on puisse embaucher les meilleurs chercheurs, les meilleurs profs, il faut investir. Nous tenons à ce que nos institutions (qui ne sont pas très anciennes) puissent être de qualité pour nos petits enfants et aussi pour leurs enfants. Après les hausses, le Québec restera l’endroit le moins cher au Canada pour étudier. Les étudiants paieront 16,5% des frais totaux, ça me va. Je comprends que les étudiants souhaitent mieux, c’est normal mais faut pas oublier que dans une société moins individualiste, faudrait pas toujours refiler la note aux mêmes!

    J’estime que certains slogans sont un peu raides, surtout lorsqu’ils sont prononcés par des gens qui veulent faire payer démesurément (sans referendum, consultations ou analyses économiques) les citoyens les plus taxés, imposés et endettés d’Amérique du Nord! Malheureusement, cela n’est pas un cliché.

    Grand-Gueule

  2. L'engagé dit :

    «Geler les frais de scolarité, signifie alors que le reste de la population paiera une part toujours plus grande du coût de l’enseignement universitaire, alors que la société québécoise paie déjà largement plus, à ce sujet, que toute autre région d’Amérique.»

    Ça c’est pas du tout évident, surtout que plus il y a de diplômés et plus la société bénéficie de hauts salaires à imposer. Au contraire, «la perte» de 7 000 000 diplômés que pourrait provoquer la hausse pourrait se chiffrer par des pertes pour le trésor québécois.

    Enfin, les recettes fiscales, c’est pas juste les impôts des particuliers de la classe moyenne, n’oubliez pas que seulement 16% de la population gagne plus de 50 000, mais que 51% des déductions le concernent… Les baisses d’impôt et les nouvelle déductions ont ainsi couté 10 milliards, revenu dont le gouvernement s’est privé intentionnellement depuis 2000.

    On peut aussi parler redevance et impôts des entreprises. On peut aussi développement de la Romaine et surtout, perte d’expertise du gouvernement depuis que des coupures dans les municipalité et au ministère des Transport ont détruit l’expertise étatique, faisant gonfler indument les cout de construction.

    La gratuité se chiffre de 400 millions à 600 millions, alors c’est 0.7 % du budget québécois.

  3. L'engagé dit :

    J’ai écrit 7 000 000, je voulais écrire 7 000…
    et j’aurais dû simplement écrire cette phrase ainsi :

    Au contraire, «la perte» de 7 000 diplômés que pourrait provoquer la hausse pourrait se chiffrerait alors aussi par des pertes pour le trésor québécois. Les estimations conservatrices sont de l’ordre du demi-million…

    L’évaluation du nombre de diplômé, c’est dans le rapport du comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études
    http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/ccafe/50-1123.pdf

  4. pierforest dit :

    @Grand-Langue: Commentaire très détaillé que je partage en totalité. La gratuité entraîne naturellement de l’abus. C’est dans la nature humaine, faut croire.

    @L’engagé: D’abord bienvenue sur ce blogue. J’ai toujours plaisir à accueillir de nouveaux points de vue et le vôtre est intéressant.

    L’augmentation du coût de fonctionnement des universités est un fait vérifiable. C’est lié à l’augmentation du coût de la vie découlant de la croissance économique. Si l’une des sources de financement du système universitaire, en l’occurence les étudiants, continuent à fournir le même montant en argent (gel des frais), alors que les coûts augmentent, il faut forcément que la hausse du coût de fonctionnement soit compensée par d’autres sources de financement et ce sont les Gouvernements, donc les contribuables qui devront piger dans leur poche.

    Les informations fournies par Grand-Langue sont également intéressantes. Si seulement 16.5% du financement des universités serait assumé par les étudiants, une fois la hausse mise en place, il me semble que c’est très raisonnable, non? Cela signifie que les contribuables, en général financeraient les universités à hauteur de 84,5%. C’est une contribution plus que significative. je trouve normal, par ailleurs, que les étudiants contribuent également au système, puisqu’ils en bénéficieront personnellement.

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que la hausse rapide des frais universitaires entraînera probablement une perte de diplômés. Quand les prix augmentent rapidement, peu importe le domaine, il y a toujours une perte de clientèle, c’est lié à l’offre et la demande. Si cette perte de diplômés se confirme, cela signifie que la société, les Gouvernements, les entreprises devront alors se réorganiser pour rétablir l’équilibre recherché.

  5. Zoreilles dit :

    Sur ce sujet d’une très grande importance, j’ai de la misère à me faire une tête. Des arguments intelligents et fort bien documentés, logiquement démontrés, s’affrontent dans mon analyse personnelle et m’empêchent de me positionner d’un côté ou de l’autre, le gel des frais de scolarité ou une augmentation raisonnable?

    Du côté des étudiants, j’ai mon neveu qui étudie en communication (le domaine où je travaille) et qui rédige des textes très mobilisateurs pour son journal étudiant. Comme de raison, il me les envoie avant publication et me les fait lire pour un dernier coup d’oeil, un conseil de « ma tante » ou n’importe quoi qui pourrait « prêcher pour sa paroisse » comme on dit. Moi, déjà, je touve ça génial qu’il s’implique pour ce en quoi il croit, qu’il milite, qu’il s’informe, qu’il plonge dans l’action, qu’il cheche à faire avancer ses idées, etc. Il a de bons arguments solides, c’est indéniable. Peut-être m’a-t-il convaincue?

    D’un autre côté, je suis consciente que nos institutions d’enseignement, comme le reste, doivent se débattre avec plus de services à offrir, plus de défis à relever, avec moins de ressources. Le sous financement des universités est un problème préoccupant partout, particulièrement en régions périphériques. Autour des universités prend forme beaucoup plus que la formation , la carrière, l’avenir, qu’on pense aux chercheurs dans tous les domaines, aux différents axes du développement régional, investir dans nos universités, c’est investir dans notre société et son développement, son rayonnement dans le monde…

  6. pierforest dit :

    Zoreilles: Personnellement, je ne crois pas que le gel soit une option. Le coût de la vie fait en sorte que rien ne reste éternellement au même prix. Je pense qu’il doit en être de même avec les frais de scolarité. Je ne suis par contre par d’accord, avec le rattrapage rapide que souhaite faire le Gouvernement. J’aurais souhaité une position mitoyenne.

  7. Zoreilles dit :

    Je me rallierais assez facilement à ce que tu proposes.

  8. Plus je lis là-dessus et plus je suis mélangée. Les journaux étaient pleins d’articles sur le sujet ce week-end. Dans Le Devoir, on compare la position nord-américaine avec l’européenne. En Amérique du Nord, l’éducation supérieure est un investissement que l’individu et sa famille font pour l’avenir de cet individu et comme il en retirera des bénéfices, il est considéré comme normal qu’il paie, en partie du moins pour son éducation ( en trés grande partie si on parle des États-Unis!).

    Les Européens considèrent l’éducation supérieure comme un cadeau que la société se fait. plus il y a des gens éduqués, moins on a besoin de services de santé, la violence décroït également, les villes sont plus propres, les lois mieux suivies, bref. c’est la société entière qui y gagne et donc il vaut la peine de payer solidairement pour obtenir l’amélioration sociale qui vient avec le niveau élevé de scolarisation d’une population.

  9. Si on se compare aux États-Unis et au reste du Canada, nos droits de scolarité sont bas mais si on se compare au reste du monde, ils sont élevés. En Scandinavie, non seulement l’éducation supérieure est gratuite mais les étudiants sont payés pour étudier. Et les mesures sociales et le niveau de vie sont élevés en Scandinavie, les personnes âgées y recoivent des soins qui font l’admiration du monde entier. Y-a-t-il un rapport?

    Bref, si au début, j’étais pour l’augmentation, non seulement je suis de moins en moins pour, mais je me demande si la gratuité totale ne serait pas une option envisageable. L’argent qu’on investirait dans l’éducation serait potentiellement regagnée dans le budget Santé. Les gens éduqués mangent mieux, font de l’exercice, fument moins et sont globalement en meilleure santé, peu importe leur revenu.

  10. pierforest dit :

    @UneFemmeLibre: Intéressante réflexion. Vous savez, je fréquente l’université à temps partiel depuis 2003 (déjà!). C’est fou, le nombre d’étudiants qui ne semblent pas prendre leurs études au sérieux, qui ne se présentent pas au cours, se contente de fournir l’effort minimal pour ne pas couler et qui au fond, ne semblent là que pour décrocher un diplôme et ainsi espérer un meilleur salaire. Il me semble que lorsque l’on paie peu pour quelque chose, on considère souvent que ça a moins de valeur. Personnellement, je ferais une règle d’équivalence entre le résultat et le coût payé. Gratuit pour les A+ et un frais graduel pour les notes qui baissent. Ainsi, on financerait ceux qui peuvent vraiment développer un potentiel utile à la société.

  11. Et pourtant ces étudiants peu consciencieux paient (ou bien ce sont leurs parents qui paient!) Le problème n’est pas une question d’argent mais bien de manque de rigueur pour discerner un diplôme. J’ai fait un certificat universitaire en Petite enfance et famille il y a quelques années, la première année, les professeurs ne prenaient même pas les présences et la forme d’évaluation consistait en un ou des travaux, c’est tout. Un étudiant pouvait, théoriquement du moins, ne jamais assister au cours et présenter un travail qui avait été fait par quelqu’un d’autre et bingo! En fait, vous êtes probablement au courant, il y a des gens qui vivent comme ça, en faisant les travaux universitaires des autres!

    La dernière année où j’ai suivi le certificat, on avait ajouté un examen à la plupart des cours, ce qui est très bien, mais quand même, j’ai constaté tout comme vous que les étudiants entraient et sortaient des cours comme d’un moulin et que oui, ça manquait de sérieux.

    Je suppose que les pays où l’éducation supérieure est vraiment gratuite sélectionnnent leurs étudiants mais je n’en suis pas certaine. Je vais faire une recherche là-dessus.

  12. étoile dit :

    Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Je suis pour et contre. Je ne suis pas d’accord que les frais augmentent tout d’un coup. Mon expérience de mère monoparentale sans pension alimentaire a fait que j’ai aidé mon fils à poursuivre ses études Universitaires comme je pouvais. Il a travaillé très fort tout en étudiant. Venant de région éloignée ils habitaient 5 dans un quatre et demi. Deux par chambre et un sur le divan.Ils ont fait ce « sacrifice » pendant 4 ans et n’en sont pas morts.Tous ont très bien réussi leurs études. Même que quand ils se voient ils rient encore de cette cohabitation. Mon fils n’avait pas d’auto,pas de cellulaire,et les sorties étaient plutôt rares. Il ne venaient pas souvent me visiter car il travaillait durant ses congés. Aujourd’hui,devenu adulte,il achève de payer son prêt étudiant et a bien hâte. Mais,il dit souvent, je ne chiale pas,on veut tout au Québec et on veut surtout pas que ça vienne toucher l’argent dans nos poches.Et je penche aussi de ce côté. Merci pour ce billet et bonne soirée.

  13. Air fou dit :

    Le problème, selon moi, est que sur le fond, à savoir le choix de société, je suis totalement d’accord. L.argent est dans les profits toujours en croissance des grandes compagnies et multinationales, exemptées d’impôt ou bénéficiant de privilèges indus, mais que la structure sociale ne changera pas de cette manière, si jamais elle change! Alors, les étudiants se tirent dans le pied, surtout les moins nantis, justement, en grande partie des femmes. Perdre la session tout en ne pouvant annuler ni être remboursé, perdre son diplôme ou, avec des sessions éclairs de rattrapage, obtenir un diplôme des mains d’assistants professeurs pas toujours sérieux et pas toujours compétents (pas toujours je dis bien), de professeurs compétents qui n’en auront jamais le titre ni le salaire, eux-mêmes exploités à l’os.

    Où seront ces mêmes étudiants réseautés, équipés, et ayant des conditions de vie souvent très supérieures à ceux des étudiants qui versaient, toute proportion gardées beaucoup plus il y a des années, et s’endettaient, aussi, quand vient le moment des réunions, discussions politiques, aux élections, dans les grands mouvements sociaux où ils ne se reconnaitront la plupart du temps aucun intérêt (alors que…).

    Je suis amère. Je voudrais ce choix de société et simultanément, je vois bien peu d’étudiants qui ne sortent pas, n’ont pas d’équipement technologiques et bouffent du beurre d’arachide autrement que parce qu’ils ont eu un resto et des sorties dispendieuses avant. Et des pommes de terre, encore moins chères. D’autres moyens plus efficaces, plus engageants, plus instructifs, quant à moi, de s’initier à la démocratie. Parce que la démocratie, c’est aussi aller voer et se mêler des discussions autres que celles qui nous touchent pile poil.

  14. pierforest dit :

    @FemmeLibre: J’ai l’impression que le nombre d’étudiants consciencieux qui paient leurs études est plus faible que ceux dont les études sont payées par les parents. Quand un étudiant travaille au salaire minimum et qu’il doit payer ses études, il veut probablement être là pour les bonnes raisons et ne souhaite pas être un éternel étudiant, comme ceux qui vivotent d’un programme à l’autre sans trop savoir ce qui les intéresse. Par ailleurs, comme vous dites, si les professeurs ne sont pas exigeants face aux résultats, ça incite au moindre effort, or, selon moi, c’est dans l’effort que réside le plus grand apprentissage. Au final, offrir gratuitement les études supérieures à ceux qui sont vraiment intéressés correspond, je pense, à un enrichissement collectif en terme de société.

  15. pierforest dit :

    @étoile: L’expérience de votre fils parle par elle-même. Ces sacrifices sont également très pédagogiques. Ils permettent d’une part de mesurer la valeur de ce qu’on acquiert. Au début des années ’80, j’avais accepté un stage non-rémunéré de 3 mois chez Bombardier, à Valcourt. Comme c’était loin de chez moi, je devais payer pour me nourrir et me loger. Je m’organisais avec $300/mois, nourri et logé. Dans mon budget, j’avais $2 de libre à toutes les 2 semaines, pour me payer une bière dans un bar, que je sirotais en choisissant une personne qui avait envie de jaser. J’ai également travaillé fort pour me démarquer, durant ce stage, parce que c’était pour moi un investissement en vue de décrocher un emploi dans l’une ou l’autre des divisions de Bombardier au terme des 3 mois et c’est exactement ce qui s’est passé. La valeur de toute chose que l’on acquiert et ça inclus les connaissances, se mesure très souvent aux efforts qu’on a mis pour l’acquérir. Des études trop faciles, qui permettent de réussir et obtenir un diplôme sans réels efforts sont pour moi un mauvais signe et je vois beaucoup de cela dans nos universités.

  16. pierforest dit :

    @Zed: Je suis assez partagé sur la question des professeurs (les vrais) et des chargés de cours. J’ai vu un peu de tout, au cours des 8 dernières années, que ce soit à l’UQAM ou aux HEC. J’ai vu des chargés de cours qui manquaient totalement de sens pédagogiques et j’ai aussi vu des profs qui étaient complètement à côté de la réalité, parce qu’ils étaient trop loin de la réalité de ce qui se passe vraiment en entreprise. Je pense que l’un et l’autre se complètent, bien souvent.

    Je suis parfaitement d’accord concernant ton désir d’implication active aux débats de société qui ne soit pas strictement lié à la perte d’un avantage personnel, parce que trop souvent c’est le cas. Il suffit qu’un règlement municipal menace la quiétude ou le porte-feuille des contribuables pour qu’ils se pointent en masse à la prochaine réunion du conseil. Quand on commence à s’impliquer pour le bien collectif, je pense que c’est là qu’on commence vraiment à faire de la politique, à vouloir donner des orientations aux décisions de ceux qui gouvernent. On pense peut-être que le rôle principal des politiciens consiste à faire des lois, mais je pense plutôt que leur rôle principal consiste à faire des choix, des choix souvent difficiles, parce qu’ils ne font jamais l’unanimité et aussi des choix qui répondent à une « majorité claire » (Ah, cette expression!) de la collectivité, puisque c’est là, le fondement de la démocratie.

  17. Éléonore dit :

    On parle souvent du modèle scandinave… pourtant bien peu de gens savent qu’en Finlance ou en Norvège le service militaire est OBLIGATOIRE et NON RÉNUMÉRÉ sur 12 mois, d’ou l’économie qui est dégagée pour payer les étudiants… quand nos chers étudiants se comparent ils devraient le faire pas seulement sur ce qu’ils veulent :)))

  18. pierforest dit :

    @Eleonore: Tout à fait vrai. J’ai aussi lu un article d’un étudiant qui expliquait le système. Je dois dire que j’aime bien leur formule. C’est donnant-donnant. Je préférerais toutefois la possibilité de choix entre « service militaire » et « service communautaire ».

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