S’acheter un pays

Publié: 18 mars, 2012 dans Politique, Réflexions, Société

On dit qu’il est normal de s’endetter pour acquérir certains biens, mais encore, faut-il bien y réfléchir.

Combien seriez-vous prêt à emprunter pour acheter un bout de pays?

Logiquement, on s’endette à la mesure de ses revenus, en s’assurant d’avoir les moyens de rembourser et les intérêts et le capital et en mesurant la valeur de ce qu’on acquiert.

On tient notamment compte de la durée de vie du bien que l’on acquiert. Prendre un prêt sur 10 ans pour acheter une automobile qu’on garderait 7 ans n’est pas une bonne décision. On comprends facilement pourquoi. Cela signifierait qu’on paierait éventuellement pour un bien dont on ne profiterait même plus.

Pour chaque personne au Québec la dette accumulée représente $20,000. Et si on tient compte de la dette accumulée par personne, au niveau fédéral, il faut ajouter $17,000 de plus.

Chaque Québécois, peu importe son âge, a aujourd’hui une dette de $37,000 pour payer les emprunts que les Gouvernements provinciaux et fédéraux ont fait en notre nom.

Combien seriez-vous prêt à emprunter pour acheter un bout de pays?

Même pas besoin d’y réfléchir. Nos Gouvernements l’ont déjà fait à notre place.

commentaires
  1. Grand-Langue dit :

    Cette dette individuelle s’applique aussi aux enfants, aux bébés, aux aînés. Bien vrai? Il semble que notre dette soit immense, comparable à celle de l’Italie si on tient compte des deux paliers de gouvernements. Peut-être avons-nous plus d’actifs!

    Cette situation n’était pas la même lors du premier referendum en ’60. Aujourd’hui, je crois que c’est un paramètre dont il faudra tenir compte.

    Grand-Langue

  2. Zoreilles dit :

    Ce que j’aime, c’est que tu ramènes la question à l’échelle personnelle. Ça nous responsabilise.

    Comme de raison, moi, pour être propriétaire plutôt que locataire, je serais prête à me saigner à blanc, avec tout ce que ça implique de sacrifice. C’est ce que j’ai toujours fait dans ma vie personnelle, nous avons acheté notre première maison quand on avait 22 et 23 ans. On l’a jamais regretté. On était deux à penser pareil, l’équipe était motivée, il n’y avait rien à notre épreuve. Était-ce difficile? Je sais pas, on se posait même pas la question, on se voyait juste pas vivre autrement.

    Mais pour la question politique, comme on n’est pas tout seuls à décider…

    Moi, j’ai toujours tendance à trouver que la population se déresponsabilise. J’entends encore trop souvent du monde parler de nos gouvernements comme si c’était une lutte à finir entre eux et nous. Mais « eux », c’est « nous ». Enfin, en théorie, ça devrait être ça.

  3. pierforest dit :

    @Grand-Langue: Oui, c’est exact. Chaque Québécois, peu importe son âge, mais évidemment, c’est si on tient compte d’une répartition égale pour tous. Si on veut ventiler cette dette en fonction des revenus, c’est une autre affaire, mais l’idée est surtout de mettre l’emphase sur le montant­. On dit que le Québec est juste un peu moins endetté que la Grèce et l’Espagne. Rien de rassurant, surtout qu’on parle toujours de déficit zéro, mais pas de réduire ou viser à éliminer la dette. Le déficit zéro, c’est bon jusqu’à une crise quelconque, un sinistre, une crise économique qui devient prétexte à accumuler un déficit sur une ou plusieurs années. En cela, j’aimais bien l’approche de Paul Martin qui budgétait chaque année un fond de secours de $3 milliards pour faire face à ce genre de crise. S’il n’y avait pas de crise, le montant était versé au remboursement de la dette. Personnellement, j’ai adopté le même genre de fond (mais pas du même montant). Ainsi, si un problème arrive (réfrigérateur qui rend l’âme, accident de voiture ou imprévu) on n’est pas pris au dépourvu. Si rien n’est arrivé, on verse le montant dans un REER en fin d’année.

  4. pierforest dit :

    @Zoreilles: Ce que j’aime de toi, c’est que as toujours un mot gentil pour tous. Tu es très positive dans la vie et ton entourage doit beaucoup t’apprécier.

    Je suis du même avis que toi concernant la déresponsabilisation. On parle du Gouvernement « eux », mais en réalité, ce sont des dirigeants que NOUS avons choisi pour gérer le pays. Ce sont nos employés, tout comme le seraient les dirigeants d’une société nommés par le conseil d’administration. La question est de vouloir et savoir comment se mobiliser pour que le message passe bien à « nos employés ». Si on est divisé et désorganisé, ils sont alors libre d’agir à leur guise et c’est souvent ce qui se passe.

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