Archives de août, 2014

Les pleiadesJe manque beaucoup de souplesse, surtout au niveau des genoux. Il m’est impossible, par exemple, de me mettre à genou et m’asseoir sur mes talons, ça ne plie juste pas assez. Je me suis donné le défi d’y parvenir.

Aussi, depuis plusieurs semaines, je fais des exercices d’étirement et peu à peu, je gagne progressivement la bataille. Cette semaine, j’ai décidé de faire ces exercices à l’extérieur, parce que la température était vraiment super agréable au petit matin.

Dès mon réveil à 4h50, j’étend donc les tapis de yoga de Josée sur la terrasse et je fais mes étirements. À cette heure-là, il fait encore nuit, du moins pour une autre trentaine de minutes. Cette semaine, le ciel étoilé, sans nuage, était tout simplement superbe, d’autant qu’on est en période de nouvelle lune, alors on voit les étoiles dans toute leur splendeur.

J’ai toujours aimé regarder les étoiles. Je ne m’en lasse pas. Devant l’immensité de l’univers, je me sens toujours ému. J’imagine les guetteurs de nuit, à l’époque de la préhistoire et je me dis qu’ils devaient aussi regarder les étoiles, peut-être même reconnaître des constellations. Il y en a une, en particulier, qui attirait mon attention cette semaine. Située au sud-est, assez haut dans le ciel, il y avait un petit amas d’étoile qui ressemblaient à une Grande Ourse miniature (cliquer sur la photo pour la voir, en haut à droite).

J’ai toujours retrouvé facilement la Grande Ourse dans le ciel, puisqu’en sachant où est le nord, on peut facilement trouver l’étoile polaire et de là, c’est un jeu d’enfant de retrouver la Grande Ourse,  mais là, je me demandais quelle était cette Grande ourse miniature. Ce n’était pas la petite Ourse qui a une forme différente. J’ai donc téléchargé l’application « Night Sky » sur mon Ipad. Je peux ensuite regarder le ciel à travers l’écran du Ipad et voir le nom des constellations en surimpression. C’est vraiment génial. Quel plaisir. Et bien cette Grande Ourse miniature est en fait ce qu’on appelle « Les Pléiades ».

Si ça vous dit, cliquez sur le lien ci-dessous, qui reproduira l’ambiance particulière dans laquelle je me sens au petit matin.

IBC

Je m’étais dit que je ne participerais pas et puis c’est ma fille qui m’a nommé, alors comment voulez-vous qu’un Papou dise non ça cela?

Je ne voulais pas participer, parce que je sentais qu’il y avait là une certaine pression pour donner à une cause particulière, alors que je le fais déjà pour d’autres causes, mais au fond, ça ressemble un peu à la campagne Movember.

Quand mon fils et ses amis s’étaient inscrits à cette activité de financement je les avais soutenus. Quand ma soeur et ma fille s’étaient inscrites à la marche de nuit contre le cancer, je les avais soutenues. Quand la fille d’une collègue s’était fait raser la tête pour soutenir le combat contre la leucémie, j’avais aussi participé à cette campagne et à bien d’autres. Alors, un de plus, pourquoi pas?

Au fond, l’activité, le défi qui accompagne le don n’a généralement aucun lien avec la cause, mais il attire l’attention, il donne l’impression de faire partie de quelque chose de grand, de le partager avec plusieurs autres et c’est ce phénomène qui est relativement nouveau, plus amusant que les campagnes ternes de Centraide, par exemple. Les médias sociaux participent également grandement à ce phénomène.

Je lisais, ce matin, que l’année dernière, juste au Québec, 28 personnes avaient fait un don unique à la cause de la SLA, 28!. Cette année, au moment où j’écris ces lignes, ils en étaient rendus à 39,000. Et on oublie ici ceux qui, comme moi, ont donné (par mégarde) à l’organisation-mère, située aux États-Unis.

Imaginons maintenant ce que cela serait, si tous les scientifiques du monde mettaient un peu de leur temps, consacraient un peu de leur énergie pour trouver une solution  à un problème, un seul problème où on concentrerait tous les efforts. Peut-être aurait-on des résultats plus rapidement. Quand on fait un millier de choses en même temps, elles avancent toutes un petit peu, mais ça prend une éternité avant d’aboutir à un résultat. Quand on consacre toutes ses énergies à une seule chose, on peut, beaucoup plus rapidement la régler, mettre ça derrière nous et passer au problème suivant.

Foncez!

Publié: 21 août, 2014 dans motivation, Réflexions

rêves

pastaférismeCommander ce qu’il faut faire, ce qu’il faut croire, déterminer ce qui est bien et ce qui est mal. Voilà, en peu de mots une description de ce qu’est une religion.

Être reconnu officiellement comme un organisme de bienfaisance permet d’obtenir des avantages fiscaux dans de nombreux pays. Au Canada, annuellement, environ 1,08 milliard de dollars échappent ainsi aux recettes fiscales, puisque les dons à ces organismes sont déductibles d’impôt. Ces organismes bénéficient par ailleurs d’avantages particuliers qui constituent autant de sommes non récupérées par les pouvoirs publics, tel l’exemption d’impôt sur le revenu, de taxes foncières, scolaires et municipales.

On agit ainsi, parce qu’on considère les organismes de bienfaisance comme apportant un bénéfice à la population en général et il est, par ailleurs,  facile pour un organisme religieux de se qualifier dans cette catégorie.

Au Canada, pour se catégoriser comme une organisme de bienfaisance, il faut remplir l’un ou l’autre des quatre critères suivants:

. Le soulagement de la pauvreté
. L’avancement de l’éducation
. L’avancement de la religion
. Toutes autres fin bénéfiques reconnue par la loi

Le problème réside essentiellement dans le troisième critère, parce qu’alors l’essentiel des dons fait à un organisme religieux peuvent aisément échapper aux fisc et n’être consacrés qu’à alimenter le système de croyance. Or, un système de croyance, ça peut être n’importe quoi.

À preuve, le Pastafarisme, inventé en 2005 par Bobby Henderson et qui professe une foi en un dieu créateur ressemblant à un monstre en spaghettis volants, qui est invisible et indétectable. Selon les croyances pastafériennes, le déclin du nombre de pirates à travers la planète serait responsable du réchauffement planétaire.

Absurde? Oui, bien sur, mais quand on aborde le domaine des croyances, où trace-t-on la ligne entre une croyance qui soit vraie et une autre qui soit fausse?

C’est bien là le problème et c’est également la faille qui permet à certains organismes qui se disent religieux de détourner des sommes d’argent importantes qui pourraient réellement être consacrées au bien public.

Les enfants et la politique

Publié: 17 août, 2014 dans humour, Politique

princeCharle

PHOTO RUSSELL CHEYNE, REUTERS

Interprétation libre

Une simple question

Publié: 14 août, 2014 dans humour, Politique

drainville

aubebleueJe constate que les journées raccourcissent.

Je me lève à 4h50 pour aller courir et maintenant, à cette heure-là, le soleil se cache encore la tête sous l’oreiller. Sans être la nuit noire, c’est l’aube bleue et la tranquillité qui l’accompagne. Les oiseaux dorment encore pour la plupart et ne commenceront à chanter que dans une petite demi-heure. C’est calme, paisible. Je n’entend que le bruit rythmé de mes pas qui touchent doucement le bitume et une vieille chanson de Pink Floyd (à partir de 2:29) qui me tourne en boucle dans la tête depuis mon réveil.

Je croise un travailleur qui monte dans son camion, une grosse boîte à lunch à la main. Je reconnais la livreuse  qui avance sa Smart à saut de grenouille,  laissant le moteur en marche et descendant de voiture pour livrer ses publisacs quatre maisons à la fois. J’aperçois aussi un petit lapin qui s’enfuie en zigzaguant alors que je passe près de lui. Il y a beaucoup de lapins dans le voisinage cette année. Mes pensées vagabondent, remuant encore quelques images éparses du dernier rêve de la nuit, des images qui s’effacent progressivement pour laisser la place à la réalité. Le jour se lève peu à peu, l’activité s’intensifie, la journée débute en beauté.