Faire pousser des tomates

Publié: 29 mai, 2018 dans amour, Écriture, Bonheur, Environnement, Expérience nouvelle, Juste du bonheur, plaisir

Pour le défi  « À vos claviers #7 » du mois de mai sur le site L’atelier sous les feuilles, il fallait proposer une recette. Pas une recette de plat cuisiné, mais un autre genre de recette, soit une recette pour être heureux ou recette pour devenir une super-héros.  Pour ma part, je sais déjà comment faire pour les deux précédents, alors je me contenterai de la pousse des tomates.

J’aime les tomates. J’en mange à tous les matins. Mes préférées sont d’une variété ancienne, les noires de Crimée. Depuis l’année dernière, j’ai commencé à entretenir les plate-bandes de Josée, parce qu’elle n’en a plus la force. Je n’y connais rien en plantes et fleurs, mais avec ses judicieux conseils je m’en tire pas trop mal.

Après avoir fait retirer un arbuste qui était malade, il y avait un espace de libre dans une des plate-bandes. Plutôt que d’y replanter d’autres plantes ou fleurs, j’ai décidé d’y faire pousser des tomates. Comme pour le reste des plate-bandes, je n’y connais absolument rien sur la pousse des tomates et la spécialité de Josée c’est les fleurs, les bulbes et les vivaces, alors j’ai dû me tourner vers internet pour en apprendre un peu plus.

Ainsi, j’ai lu que dans ma région, les plants de tomates ne doivent pas être plantés avant le début juin, pour éviter tout risque de gel au sol (Eh oui, c’est comme ça au Québec).  On doit ensuite laisser à chaque plant une superficie d’environ un mètre carré parce que les plants de tomates prennent pas mal de place en grandissant . Le sol doit être creusé sur 20 centimètres de largeur et environ 15 de profondeur pour chaque plant. Il est recommandé de creuser l’un des côtés à 45 degrés, de placer le plant couché au départ et couvrir ensuite une partie de la tige. Rapidement, paraît-il, le plant se redressera de façon naturelle et la partie ensevelie créera de nouvelles racines pour mieux s’implanter dans le sol. La terre noire est déconseillée pour remplir le trou. On recommande plutôt du compost commercial ou artisanal. Il faut aussi recouvrir le tout de paillis, de façon à conserver l’humidité du sol et également éviter que des mauvaises herbes ne s’implantent à proximité. Il faut aussi éviter de laisser les feuilles toucher le sol parce que c’est un vecteur courant de transmission de maladies pour le plant. On doit arroser à tous les jours, avant l’apparition des petites fleurs blanches et par la suite, on arrête complètement l’arrosage. Il est cependant recommandé de n’arroser que la base du plant et non les feuilles. Il faut aussi penser à installer une cage à tomate. C’est un sorte de grillage d’environ 48 centimètres de hauteur, qui sert de guide au plant lorsqu’il grandit et se remplit de fruits relativement lourds pour les tiges.

Voilà, c’est mon plan d’actions de façon générale. Pour le compost, ça tombe bien, parce que depuis une dizaine d’années, chez moi, on composte tous nos résidus végétaux. La section de notre bac qui a été laissée au repos depuis l’année dernière contient donc une bonne quantité de terre compostée que je pourrai utiliser. En plus, comme on composte également les coquilles d’oeuf, ça sera utile pour éloigner les limaces. Pour l’arrosage, j’ai pensé installer un système d’irrigation goutte-à-goutte qui soit directement connecté à notre bac collecteur d’eau de pluie que Josée m’avait fait installer il y a quelques années. Ainsi, les plants ne seront arrosés qu’à la base et en continue sans que je n’ai à y voir personnellement à tous les jours. On peut appeler cela de la paresse ou de l’ingéniosité ou peut-être un peu des deux :). Je pense que trois plants de tomate seront suffisants pour combler ma consommation régulière, mais l’expérience me le dira éventuellement.

J’ai trouvé des plants de tomates noires de Crimée, comme je le souhaitais.  La période de maturation est d’environ 74 jours, alors, en principe,  j’aurai mes propres tomates quelques part à la mi-août. Donc, à suivre.

 

commentaires
  1. Matatoune dit :

    Je ne savais pas qu’il fallait coucher les plants! Cette année, pas de potager ! Donc, suis intéressée par la suite …Merci

  2. Unefemmelibre dit :

    Oh! Les tomates! Je faisais tout ce que tu décris si bien, le système d’arrosage automatique en moins. J’arrosais manuellement avec amour, je regardais le plan grandir, ravie, j’accrochais délicatement les branches à leur cage, j’exultais à la vue de la première bébé tomate et je regardais tous les jours les fruits se développer. J’en salivais, j’avais tellement hâte d’y goûter! On y était presque, mi-août, quelques jours encore et je pourrais savourer ma première délicieuse tomate. Mais… c’était sans compter les écureuils. Ils me devançaient toujours et c’est eux qui avaient la première mordée du fruit convoité, qu’ils faisaient évidemment tomber du plant. Si tu n’as pas ces bestioles dans ton environnement, tout va bien se passer.

    • pierforest dit :

      @FemmeLibre: Il y a, dans les environs, un petit lapin qui rôde, une moufette qui vient faire un tour à l’occasion, quelques chats, des cardinaux, geai bleu, rouge-gorge, et quelques autres espèces et aussi des écureuils, mais ces derniers ne font que passer sur les fils téléphoniques. À l’occasion ils vont venir jeter un coup d’oeil dans mon bac à compost, mais sans plus. Si on veut s’attaquer à mes tomates, je mettrai mon canon à eau qui s’active dès qu’une bête passe devant le détecteur de mouvement. Ça ne fait pas mal, mais ça leur fait vraiment peur. J’ai vu un chat des environs qui a dû se faire arroser à quelques reprises, parce qu’il fait un grand contour pour l’éviter.

  3. C’est tout un art la culture des tomates ! Il y a tant de délicieuses variétés

  4. Marie Kléber dit :

    Un vrai travail d’orfèvre!
    J’imagine l’impatience de voir le résultat et de gouter aussi.

  5. […] blog Le dessous des mots Recette : Sénior, à 50 ans, jamais !, sur le blog Tanière chaleureuse Faire pousser des tomates, sur le blog Des flocons de bonheur Recette pour fabriquer un sportif, sur le blog Les soleils de […]

  6. Recoucou,
    Bravo pour cet article, pour quelqu’un qui n’y connaît pas grand chose…c’est pas mal!!
    Je fais la même chose que vous, sauf que j’ajoute au pied de mon plan de tomate couché, des branches d’orties préalablement bien coupées avec des ciseaux
    Cela renforce le départ de mes plans de tomate et apporte une nourriture précieuse. Il parait que cela les protègent aussi de très
    nombreuses maladies.
    Bonne soirée

Répondre à Matatoune Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s