Un vendredi soir

Publié: 28 septembre, 2018 dans Défoulement, toi

Dans l’eau, je me retrouve, comme quand j’étais tout petit, encore dans le ventre de maman, dans cette eau, température corps, sans encore de corps, tout en étant une conscience, en me sachant déjà aimé. Dans l’eau, je retrouve cet amour du tout début.

Un jour sans pluie est un jour sans eau, un jour sans amour, un jour sans toi. Je flotte, je vole, plus léger que l’eau qui m’emporte.

Je m’ennuie de toi ce soir, j’aimerais que tu sois là, près de moi.

mes yeux brûlent, je me nourris au vin.

J’ai la tête hors de l’eau, l’eau, l’eau, source de vie.

Je t’aime encore et pour toujours, même si tu n’es plus là, enfin si tu es là, tu es là. tu es là. Je te sens près de moi. M’entourant de tes bras et me disant que tu es là.

Je me donne ces moments pour être triste, triste du manque, du manque de toi.

Vivre sa peine est naturel, c’est le manque, le manque de toi. dans ma vie.

Je me sens un peu perdu sans toi.

Perdu sans toi.

Comment faire pour reconnecter ma vie avec toi et sans toi.

Je m’ennuie de toi.

Je flotte dans ce monde vide, dans cette eau vive, dans un monde infini ou tu es et tu n’es pas.

Un souper à trois services, vin, vin et vin.

commentaires
  1. Dès les premiers mots, j’ai pensé à la photo de Leiloona… (si tu me lis lundi, tu comprendras…)
    mais ton récit évoque un déchirement qui va au delà d’une image figée… l’insupportable déchirure de l’absence…
    Bouleversant.

  2. pierforest dit :

    Tu as bien compris Laurence. J’avais cette photo affichée devant moi avec l’idée d’écrire une histoire et puis, ça a juste un peu dérapé et j’ai écris sans filtre. Par moment, ça fait du bien.

  3. Zoreilles dit :

    Je t’ai écouté, je t’ai entendu. Parfois, l’amitié ça consiste à ne rien dire, à accueillir les confidences sans rien ajouter puisqu’il n’y a rien d’autre à faire que juste d’être là… à te verser un verre de vin, t’offrir un petit quelque chose à grignoter avec peut-être… Non je sais, pas maintenant, t’as pas faim mais tantôt quand tu en ressentiras le besoin.

  4. On sent une écriture pleine de ressenti. Une écriture de l’instant qui dit la vérité des émotions, des sentiments. Une écriture qui va à l’essentiel, au coeur des choses. On sent le manque, palpable. Et la présence aussi. Quelque part. Invisible et pourtant…

    • pierforest dit :

      Il m’arrive assez souvent de débuter un texte par une séance d’écriture automatique. Ça laisse libre court aux idées et par la suite, je révise, garde, supprime, fignole jusqu’à ce que le filon soit bien attaché. Là, c’était un peu décousu, cru, mais vrai de l’instant que je vivais. J’ai eu envie de le figer dans le temps, alors que d’habitude, je ne conserve pas ces premiers jets.

  5. pierforest dit :

    Disons que pour le vin, j’en avais déjà pas mal, mais j’accueille ta grande gentillesse Zoreilles. Ton amitié m’est chère.

  6. Christiane Boucher dit :

    Et bien voilà… Je reste sans mots, je comprends et admire que tes mots se disent…

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