Archives de la catégorie ‘Juste du bonheur’

Notre Père

Publié: 14 avril, 2017 dans amour, Écriture, Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

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– Allez Simon, répète après moi. Notre Père qui est aux cieux…

– C’est où les cieux, maman?

– Ben, c’est là-haut dans le ciel.

– Comme dans le soleil et les nuages?

– Oui, partout là-haut, dans l’univers, dans toutes les étoiles.

– C’est là qu’est papa?

– Non, pas papa, mais Dieu, notre père à tous.

– Ah bon.

– Allez, on reprend. Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié…

– Ça veut dire quoi sanctifié, maman?

– Ça veut dire que son nom est spécial, qu’il est sacré.

– Et c’est quoi son nom?

– C’est Dieu.

– Pourquoi est-ce qu’on veut que son nom soit spécial maman?

– Parce que c’est une personne unique, c’est notre Père à tous.

– Et mon nom à moi est-ce qu’il est spécial?

– Oui, bien sur mon amour, ton nom est spécial et toi aussi tu es une personne géniale et unique.

– D’accord.

– Allez, on reprend. Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne…

– C’est quoi un règne maman?

-On ne finira jamais, si tu m’interrompts tout le temps Simon (Soupir). Un règne, c’est lorsqu’une personne décide de tout, impose son autorité et sa vision des choses à tous le monde.

– Comme toi qui règne dans la maison maman?

– Oui, on peut dire ça. On veut que Dieu règne sur la terre pour que l’on vive en paix, qu’il n’y ait plus de guerre, de pauvreté, de chicanes, que chacun puisse être heureux, avoir à manger, une maison, des amis.

– Moi, j’ai des amis, maman. Il y a Paul et Achille. On mange souvent des biscuits ensemble et on ne se chicane pas et on s’aime bien et on a tous une maison. Crois-tu que c’est le règne de Dieu?

– C’est vrai qu’on est heureux Simon et qu’on a tout ce qu’il nous faut, mais ce n’est pas le cas de tous les enfants sur la planète. Quand le règne de Dieu viendra, tous les habitants de la terre seront heureux comme nous.

– D’accord.

– On reprend. Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite, sur la terre, comme au ciel. Donnes-nous aujourd’hui notre pain quotidien, pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés…

– C’est quoi une offense maman?

– C’est lorsque quelqu’un t’a fait de la peine. Il faut apprendre à pardonner à ceux qui nous ont fait de la peine, de la même façon qu’on aimerait être pardonné quand on a fait de la peine à quelqu’un.

– Comme lorsque j’ai brisé le tracteur d’Achille et qu’il pleurait?

– Oui, on peut dire cela. Tu ne voulais surement pas qu’Achille ne veuille plus être ton ami parce que tu avais brisé son tracteur, n’est-ce pas?

– Non, j’avais de la peine moi aussi. Après, il ne voulait plus me prêter ses jouets et je suis revenu à la maison, mais le lendemain, on jouait encore ensemble, on était amis.

– Voilà, Achille t’avait pardonné.

– D’accord.

– Allez, on fait la prière jusqu’à la fin maintenant, d’accord?

– D’accord.

– Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnes-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivres nous du mal. Amen. Allez, maintenant, monte dans ton lit.

– Je t’aime maman.

– Moi aussi mon loup. Bonne nuit.

oiseauPrintempsLe silence blanc de la nuit a fait place aux mélodies joyeuses de ces oiseaux bavards qui par leurs chants pressants appellent à célébrer la vie qui coule en eux, comme ces ruisseaux désormais libérés des glaces, qui sifflent avec insouciance, leur liberté retrouvée ou encore ces arbres enivrés de sève qui leur monte à la tête et qui exploseront bientôt de bourgeons multicolores, comme un feu d’artifice au ralenti. C’est le printemps, je le sais, je le sens partout en moi, jusqu’au bout de mes doigts. C’est à la fois la fin d’un cycle et le début d’un autre, me répétant sans cesse qu’à travers tout cela, la vie demeure un éternel recommencement.

Prendre une identité

Publié: 11 février, 2017 dans Bonheur, famille, Juste du bonheur

prenomsLa question du prénom de l’enfant à naître est souvent débattue dès les premiers mois de grossesse. Si c’est une fille, si c’est un garçon, les prénoms préférés de l’un et l’autre sont débattus avec le conjoint, mais aussi très souvent avec la famille élargie. Mes deux premiers petit-enfants se nomment Béatrice et Achille et ça leur va à merveille. Je les imaginerais difficilement avec un prénom différent. Souvent, les prénoms sautent quelques générations avant de revenir d’actualité, parce qu’il n’est plus très fréquent de donner aux enfants des noms semblables à ceux des parents ou même des grand-parents. On remonte souvent une génération plus loin, parfois plus. C’est ainsi que les deux suivants qui s’annoncent pour bientôt (février et avril), deux garçons seront prénommés, à moins d’un changement de dernière minute, Colin et Georges.

C’est important un prénom, parce qu’il nous collera à la peau toute une vie.

Selon internet, Colin est dérivé du prénom grec Nikolaos qui combine Nike et Laos et qui signifie victoire du peuple. Ce sera donc un démocrate dans l’âme. de 20 à 40 Colin voient le jour au Québec à chaque année. Colin sera le frère d’Achille.

Georges est dérivé du grec Georgios qui servait à désigner les agriculteurs ou les travailleurs de la terre. Il sera donc habile de ses mains. Tout au plus une dizaines de Georges naissent chaque année au Québec depuis 2010. Ce qui est amusant ici, c’est que ce sont les parents de Colin et non ceux de Georges qui possèdent une ferme laitière. Georges sera le petit frère de Béatrice et ses parents ont leur entreprise de design graphique pour  jeux de table, Mr Cuddington.

Reste maintenant à mettre un visage sur ces prénoms. On a tous bien hâte!

Le bouchon de liège

Publié: 14 janvier, 2017 dans Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

bouchon-liegeMême si la mer est agitée, jetez-y un bouchon de liège et il reviendra toujours à la surface.

Depuis le début janvier, j’ai repris mes marches matinales avant d’aller au travail et c’est fou comme on devient rapidement accro. Ce matin, même si c’est samedi, j’étais éveillé à 5h et je suis sorti. En fait, je dis matin, mais on aurait pu croire que c’était la nuit, puisque le soleil n’avait pas encore pointé son nez à l’horizon. Et là, comme ça, tandis que je marchais sous les étoiles, j’ai ressenti ce bonheur paisible me parcourir tout entier et je me suis dit que le bonheur, c’est comme un bouchon de liège.

Ombre et lumière

Publié: 11 décembre, 2016 dans amour, Écriture, Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant d’une photo de Marion Plus, écrire un court texte, juste pour le plaisir d’écrire.

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Alors que j’écoutais le silence des flocons de neige tombant paresseusement vers le sol, une image de toi m’est revenue en tête. Celle d’un matin où, ouvrant les yeux, je t’ai vue là, nue face au miroir, à peigner tes longs cheveux sans te soucier de ma présence, me croyant sans doute endormi. La tête un peu penchée comme ça,  tu te regardais dans les yeux, sans pudeur, à la fois concentrée et perdue dans tes pensées tout en appliquant machinalement de longs coups de brosse à tes cheveux, les laissant retomber ensuite librement et bien dressés sur tes épaules. Un filet de lumière pointant par les rideaux entrebaillés, dessinait sur ton dos d’envoutantes ombres chinoises qui ondulaient en racontant une histoire sans début ni fin. Et puis dans tes yeux, j’ai vu cette étincelle indiquant ton retour en ce monde. Tu m’as regardé de l’autre bout du miroir, tu m’as souri et tu es venue me rejoindre en grimpant lentement sur le lit dans une démarche toute féline.

En direct du futur

Publié: 10 décembre, 2016 dans Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

Par je ne sais trop quel moyen, j’ai reçu ce matin un courriel de moi-même qui me venait du futur:

Mon très cher Pierre,

Je sais que tu doutes beaucoup actuellement, que tu remets bien des choses en question, mais ne t’en fait pas, car tout rentrera dans l’ordre d’ici peu. Tu as un bel avenir devant toi, je peux te le prédire, mais je ne t’en dirai pas plus, parce que savoir son avenir, c’est s’exposer à faire des choix différents, à ne plus suivre son instinct et à s’égarer de son destin. Aies confiance et gardes en tête que le meilleur est devant toi, que tu vivras de très grandes joies et aussi de grandes peines,  mais qu’au final, la balance te sera favorable. Ne te tracasse pas trop de l’avenir, le bonheur n’est pas là-bas ou plus tard, il est ici, avec toi, en toi, aujourd’hui. Le bonheur n’arrive pas d’ailleurs, il se développe à partir du regard que tu poses sur ce qui t’entoure, sur ce que tu vis, sur les relations que tu entretiens avec tes proches. N’aies pas peur d’aimer, de toute les formes d’amour et d’amitié possibles, parce c’est le plus grand don qui nous est offert à tous et c’est ce qui te fera grandir à toutes les époques de ta vie.

Aujourd’hui, oublies tes tracas et soit attentif à ce qui se passe autour de toi, aux chansons que tu entendras, aux gens que tu rencontreras, aux paysages que tu verras, soit attentif aux parfums des fleurs ou même à celui des passants, observe le détail de tout ce qui t’entoure et donnes-toi une raison, n’importe laquelle pour aimer, parce que le bonheur de plus tard, se construit aussi sur tout ce que tu auras semé à compter d’aujourd’hui.

De toi,

Pierre

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant d’une photo de Kot, écrire un court texte, juste pour le plaisir d’écrire.

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C’était un de ces petits matins gris d’automne où on s’éveille un peu déprimé parce qu’on aurait préféré rester au lit jusqu’au printemps. Sans réelle motivation, je suis descendu à la cuisine en soupirant. En ouvrant la porte du réfrigétateur, ce fut le choc. Tous les aliments étaient devenus gris. Tous. Juste du gris partout. Le coeur battant, j’ai allumé la lumière pour constater paniqué, que je ne distinguais plus les couleurs. Mon Dieu! Les jambes molles, je me suis accroupi par terre et j’ai fermé les yeux pour reprendre mes esprits en me répétant mentalement de rester calme, que tout reviendrait à la normale, que c’était juste une illusion, un mauvais rêve. Puis j’ai ouvert les yeux et miracle, les couleurs étaient revenues. Je me suis alors mis à rire nerveusement, me moquant de cette panique ridicule.

En sortant de chez moi, ce matin-là, la grisaille de l’automne avait fait place à de magnifiques couleurs. Une fine couche de neige couvrait le sol, lui donnant un air de pureté. On distinguait encore quelques feuilles jaune, irréductibles qui s’accrochaient aux branches, refusant de se soumettre. Au loin, les conifères étalaient ouvertement ce vert profond, intense qui leur donnait un air plus costaud que les autres et je n’ai pas fermé les yeux quand le soleil aveuglant a pointé à l’horizon.