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Respecter le timing

Publié: 13 août, 2017 dans Bonheur, L'essentiel, motivation, plaisir

IMG_1236Je suis ponctuel. Depuis toujours. Arriver à l’heure (même un peu en avance) à une réunion, un rendez-vous, une rencontre est pour moi un incontournable.

Dans les dernières entreprises où j’ai travaillé, j’ai été surpris de constater à quel point certaines personnes, souvent des hauts dirigeants, n’arrivent pas à l’heure aux réunions. Ça donne évidemment un drôle de message aux employés quand on leur rappelle l’importance de respecter les échéanciers, parce qu’au fond, il s’agit de la même chose: Évaluer le temps imparti à une tâche et s’organiser pour le respecter.

Pour ma part, si je suis l’hôte de la réunion, je débute à l’heure prévue, même s’il manque des participants (peu importe qu’il soit haut dirigeant ou pas) et je termine à l’heure prévue. Je considère que c’est une question de respect pour les autres qui ont probablement d’autres activités prévues après la rencontre.

Pour les rendez-vous chez le médecin, alors là, on n’y peut pas grand chose. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de passer à l’heure prévue, mais dans mon cas c’est exceptionnel. Je ne me rappelle même plus si ça s’est déjà produit. Il faut dire que dans un système public comme le nôtre au Québec, le client, c’est-à-dire celui qui paie directement le médecin pour le service, c’est n’est pas le patient, mais plutôt le gouvernement. Comme dans toute entreprise, on soigne d’abord la relation avec ses clients et le gouvernement veut contrôler et limiter les coûts, alors il n’est pas question que le médecin attende son patient en retard. On cédule donc les patients 15 voire 30 minutes plus tôt pour s’assurer qu’ils soient là.

Moi qui ai l’habitude d’arriver 15 minutes en avance, forcément j’attends plus souvent qu’à mon tour, mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi. Ça me mettrai vraiment mal à l’aise, d’arriver à 15h30 pour un rendez-vous à 15h15, même si au final le médecin ne me voyait qu’à 15h45. C’est un peu fou quand je dis cela comme ça, mais on ne se refait pas.

Chez le dentiste, c’est beaucoup mieux, parce que le système est privé. C’est moi qui paie, alors c’est moi le client. Si je ne suis pas satisfait du service qu’on m’offre, je peux aisément aller voir ailleurs, alors les bureaux de dentiste s’organisent en conséquence pour conserver leurs clients. Dans le pire des cas, chez mon dentiste, j’attends 5 minutes et quand ça se produit, on s’excuse du retard. Pas étonnant que je sois fidèle à mon dentiste depuis presque 20 ans, même s’il y en a un autre beaucoup plus près de chez moi.

Je me souviens qu’une fois, je devais aller me faire couper les cheveux et mon coiffeur pour homme habituel était en vacances. Je suis donc allé près de chez moi dans un salon de coiffure unisexe que m’avait suggéré ma conjointe. J’ai pris place sur la chaise de la coiffeuse avec près de 45 minutes de retard et mon rendez-vous était pourtant tôt à 10h00 le matin. J’avais trouvé cela inacceptable, et j’ai demandé à la coiffeuse si ça se produisait souvent ce genre de retard. Elle m’avait dit que c’était normal et que l’on passe toujours en retard dans les salons de coiffure pour dame. Sa réponse m’avait un peu étonné. Si on est systématiquement en retard, pourquoi ne pas simplement revoir les façon de faire et prévoir plus de temps pour chacune des rencontres. C’est un peu comme si la coiffeuse se dit que puisqu’elle est vraiment occupée durant toute sa journée, tout est correct. C’est conclure que son temps à elle est plus important que celui de ses clients. Enfin, je ne suis jamais retourné à ce salon.

Demain lundi, je débute un nouvel emploi. C’est mon 4ième emploi au cours des 6 dernières années. Cette fois, je pense que ce sera le dernier et je compte bien y travailler les 10 prochaines années, même si c’est ce que je disais pour l’entreprise que je viens de quitter. Il faut dire que dans ce cas particulier, c’était un choix familial. Les projets d’expansion internationale de cette entreprise m’auraient amené à voyager beaucoup plus au cours de l’année à venir. J’estimais que les voyages dûs aux acquisitions à l’étranger et au démarrage de nouvelles entreprises auraient requis de 5 à 10 semaines en voyages à l’étranger. Dans le contexte où ma conjointe fait face à un cancer difficile à soigner, je trouvais impensable d’être loin d’elle pendant de si longues périodes.

Tout cela pour dire que j’ai testé mon timing ce matin, en fonction de l’heure que j’ai prévu me présenter pour ce premier jour de travail. J’ai prévu être là à 8h. Il me faut 35 minutes pour me rendre sur place. Je voulais également avoir le temps de faire mon jogging, m’entraîner avec mon nouvel appareil de musculation (photo plus haut), déjeûner en lisant les nouvelles sur internet, en faisant le tour des médias sociaux (Facebook, Linkedin, blogues), pratiquer mon espagnol sur Duo Lingo, prendre une douche et m’habiller. En me levant à 5h30, je me suis dit que ça devrait être OK, mais je voulais tester mon estimation. En réalité, surtout si je veux déjeûner sans me presser, je constate qu’il me manque 15 minutes, alors soit je me lèverai à 5h15, soit j’alternerai jogging et musculation un jour sur deux.

 

 

canal_de_chamblyJe reviens d’une balade en vélo le long de la piste cyclable du canal de Chambly. L’endroit n’est pas hyper-fréquenté, même si on y croise quelques cyclistes et des marcheurs.

Ce qui m’a frappé, c’est que moins l’endroit est fréquenté, plus les inconnus vont se saluer. Un petit signe de tête pour les uns, un sourire ou un cordial bonjour pour les autres. Mais dès qu’un endroit devient très fréquenté, c’est l’inverse qui se produit. Les gens s’isolent dans leur bulle, ne se regardent plus, se ne sourient plus. C’est tout de même un curieux phénomène.

J’ai pédalé quelques kilomètres côte à côte avec un monsieur d’un certain âge, je dirais plus de 75 ans, qui était visiblement équipé pour faire de longues distances. Originaire de Californie, il avait envoyé son vélo par Fedex à Montréal et il pédalait ensuite de Montréal à Boston où il allait retrouver sa femme pour célébrer leur 25 ans de mariage. Sa deuxième femme, a-t-il tenu à précisé, la première étant décédé après 17 ans de vie commune. Il roulait environ 100 kilomètres (60 milles) par jour. Il m’a dit être surpris de constater le nombre de gens parlant français par ici et ce n’est pas le premier américain à me faire cette remarque. Pour plusieurs d’entre eux, l’amérique du nord en entier est anglophone, même s’ils admettent qu’il y a beaucoup de latinos dans le sud.

 

Très drôle

Publié: 9 octobre, 2016 dans Écriture, Bonheur, plaisir, psychologie

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant d’une photo de Vincent Héquet, écrire un court texte, juste pour le plaisir d’écrire.

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Photo ©Vincent Héquet

– Alors chérie, j’étais comment?

– Presqu’aussi bon que mon amant.

– Très drôle.

– Saches mon chéri, que je ne te faisais pas passer un examen. Déjà, que tu poses la question démontre à quel point tu es centré sur toi-même et c’est l’essentiel de ton problème.

– Je veux savoir si tu as aimé et tu trouves ça égocentrique?

– Tu ne veux pas savoir si j’ai aimé, tu veux que je te dise que tu as été bon. C’est très différent.

– Ouf, je ne comprendrai jamais les femmes.

– C’est une évidence, en effet.

– Tu es vraiment rabat-joie aujourd’hui.

– Pfffff.

– Au fait, je te dois combien?

– Très drôle.

 

Mon fils s’est installé à Warwick avec sa petite famille. Lui et sa conjointe, tous les deux travailleurs autonomes avaient simplement besoin d’une bonne connexion à internet pour travailler de la maison et ils rêvaient de s’installer loin de la ville. Ils ont ainsi pu faire l’acquisition d’une jolie petite maison à un prix imbattable comparativement à ce qui se paie en milieu urbain. Nous sommes allé leur rendre visite ce weekend.

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Ce matin, m’étant levé tôt, j’en ai profité pour aller prendre une marche et m’imprégner de l’ambiance de cette petite ville du centre du Québec. Je passais de quartier en quartier en étant séduit par la diversité des maisons. Ça me faisait penser à ce que c’était avant que les urbanistes ne prennent le contrôle du développement urbain, avant que l’on ne décide que les maisons doivent toutes être en harmonie les unes par rapport aux autres, que les secteurs doivent être bien définis, les unifamiliales ici, les logements multiples par là, la zone industrielle plus loin. Dans certaines villes, la hauteur des maisons, le style, le plan d’architecte et même la couleur de la brique doivent être approuvés avant qu’on puisse construire quoi que ce soit, de sorte qu’au final tout semble pareil, équilibré, mais un peu fade et sans fantaisie.

À Warwick, je n’ai pas vu deux maisons semblables les unes au côté des autres et je devine même que c’était délibéré, un peu comme ces jeunes filles se choisissant une robe de bal. On la souhaite unique, se distinguant des autres et c’est une fierté d’être différent. À Warwick, les styles de maison, le revêtement, les couleurs sont multiples et même la répartition est un peu chaotique. On y retrouve des bungalow au côté de logements multiples ou même d’entreprises manufacturières autour desquelles on a construit des maisons unifamiliales. On y voit aussi des grosses maisons victoriennes qu’ont sans doute habitées les bourgeois de l’époque. Les boulevards sont appelés ainsi non pas parce qu’ils sont très fréquentés, mais simplement parce qu’on a divisé la rue avec un terre-plein gazonné ou on y a planté des arbres qui sont maintenant matures. C’est très joli. Cette diversité peu contrôlée qui fait le charme de Warwick m’inspire un sentiment de liberté qui malheureusement se perd progressivement. Warwick me fait penser à un jardin anglais.

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Mac & Cheese

Publié: 4 mars, 2016 dans Bonheur, L'essentiel, plaisir

kdChaque semaine, il se vend 7 millions de boîtes de Kraft Dinner à travers le monde et 24% d’entre elles sont vendues au Canada. Quelle est la province où on consomme le plus de Kraft Dinner? 

Eh oui, c’est au Québec!

Pas étonnant quand on sait combien les Québécois aiment le fromage.

J’ai personnellement toujours été amateur de Kraft Dinner. Étudiant, il constituait l’essentiel de mon régime alimentaire. Il était peu coûteux, $0.49 la boîte à l’époque, ça remplissait bien l’estomac, c’était bon au goût et ça me laissait une marge de manœuvre budgétaire intéressante pour la bière que je consommais durant les weekends.

A Montréal, du 9 au 16 mars, ce sera la semaine Mac & Cheese.

Plusieurs restaurants présenteront leur recette originale de macaroni au fromage.

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pecheblancheFlotte dans l’air, l’odeur agréable de bois brûlé qui s’échappe par la petite cheminée des cabanes à pêche. Tout autour, c’est blanc, éclatant et dès que le soleil se met de la partie, on est forcé de plisser les yeux devant cette éblouissante lumière. Le calme domine. Au loin, on entend à peine les bribes de dialogue d’autres pêcheurs, ou leurs éclats de joie quand ils ont une belle prise. Ce qui domine, cependant, c’est le silence et évidemment, le bruit de nos bottes de skidoo qui crounchent dans la neige. On est à Venise-en-Québec. On est venu pêcher sur la glace.

J’ai probablement 9 ou 10 ans. Mon père a loué une cabane pour la saison et on y vient à presque tous les weekends. J’aime ces journées hors du temps. Quand on arrive à la cabane, c’est toujours un peu le même rituel. On débarre le gros cadenas qui verrouille la porte de la cabane et on entre y déposer la glacière dans laquelle ma mère y a mis nos lunchs pour la journée. Puis, mon père allume un feu dans le poêle à bois. Peu après, à l’extérieur de la cabane, il envoie la main au responsable du site qui passe régulièrement avec son camion pour lui commander une douzaine de trous. Le monsieur au teint basané, casquette à oreilles rabattues, cigarette au bec et habit de skidoo une-pièce descend avec sa bruyante perceuse au gaz pour aligner deux rangées de 6 trous près de la cabane. C’est $1 le trou. Il perce des trous cylindriques d’une profondeur de 60 à 70 centimètres et d’une vingtaine de centimètres de diamètre. Dès qu’il perce complètement la glace, l’eau s’engouffre par le trou, remonte rapidement à la surface et déborde légèrement sur la glace. Il passe au trou suivant. On installe ensuite les brinbales, en les piquant dans la neige et en la renforçant d’un petit monticule de neige crystalisée. Avec une grosse passoire, on soulève les ménés dans la chaudière et on en prend un dont on transperce le dos avec l’hameçon, juste sous l’aileron dorsal pour qu’il reste bien vivant et paraisse appétissant pour les prédateurs. On descend ensuite la ligne dans le trou à bonne profondeur, mais sans toucher le fond. L’appât ira nager là sous la glace. Puis, l’attente débute. On sort les chaises de parterre quadrillées de bandes plastifiées jaune ou verte, qu’on appuie dos à la cabane et on s’y installe. Au bout d’un certain temps, on se lève pour une tournée de déglaçage. On prend la passoire de la chaudière à ménés et on s’en sert pour enlever la glace qui commence à se former à la surface des trous. Il faut éviter que ça ne gèle.

Il y a deux scénarios qui ne présentent quand le poisson mord. Soit on voit une brinbale sauter légèrement, soit on la voit carrément piquer du nez. Dans le premier cas, on se lève et on approche lentement de la brinbale. On prend la ligne à main nue et au moment opportun on donne un petit coup sec pour accrocher le poisson. Dans l’autre cas, quand la ligne pique du nez, on part à la course pour remonter le poisson. De la perchaude, du crapet soleil, parfois de l’achigan et plus rarement du brochet. Du poisson que l’on ramenait et que mon père arrangeait en filet de retour à la maison. J’aimais le poisson, pas les arêtes, mais j’adorais la pêche sur la glace. Que de beaux souvenirs.

ombre de luneMa petite-fille, Béatrice, 16 mois, a débuté tout récemment ses demie-journées à la garderie. Cela permet à mon fils et ma belle-fille de travailler tous les deux durant la journée. Ils sont travailleurs autonomes et ont fondé, il y a un peu plus d’un an une entreprise de design (Mr.Cuddington) qui se spécialise dans les accessoires de jeux de table (leur passion à tous les deux).

Il fallait s’y attendre, au bout de la première semaine, Béatrice est revenue à la maison avec un virus. Le même weekend, Josée et moi allions leur rendre visite. Ils demeurent à environ 1h30 de route, alors on allait y passer le weekend et du coup, apprécier combien la petite puce est si magnifique-brillante-géniale-amusante-craquante.

Évidemment, à 16 mois, on partage tout. Une petit morceau de muffin pour moi, un autre pour grand-papa, bref, j’en suis revenu avec un bon rhume qui m’a un peu handicapé toute la semaine, mais bon, ça valait le coup.

La nuit dernière, je me suis levé vers 2h, parce que j’étais encore trop congestionné pour pouvoir dormir correctement et en regardant par la fenêtre, j’ai eu la chance d’assister à un magnifique spectacle. Le ciel était parfaitement dégagé, comme ces nuits d’hiver où il fait trop froid pour que les nuages osent se pointer le bout du nez. Les étoiles tapissaient le ciel et la lune, éclatante, brillait si fortement, qu’elle projetait au sol des ombres s’étirant longuement sur la neige. J’ai tenté de prendre un photo, mais je n’ai pas pu avoir la clarté voulue. Cependant, l’image ci-contre, donne une idée de ce que j’ai vu alors.

Je suis resté là, de longues minutes, juste pour le plaisir.

Puis, j’ai fait chauffé de l’eau que j’ai ensuite versée dans un bol et j’y ai ajouté quelques gouttes d’huile de menthe poivrée. J’ai pris un linge à vaisselle, pour me recouvrir la tête et respirer ainsi les vapeurs qui m’ont parfaitement dégagé les voie nasales. J’ai pu ensuite retourner me coucher le coeur heureux.