Archives de la catégorie ‘plaisir’

 

canal_de_chamblyJe reviens d’une balade en vélo le long de la piste cyclable du canal de Chambly. L’endroit n’est pas hyper-fréquenté, même si on y croise quelques cyclistes et des marcheurs.

Ce qui m’a frappé, c’est que moins l’endroit est fréquenté, plus les inconnus vont se saluer. Un petit signe de tête pour les uns, un sourire ou un cordial bonjour pour les autres. Mais dès qu’un endroit devient très fréquenté, c’est l’inverse qui se produit. Les gens s’isolent dans leur bulle, ne se regardent plus, se ne sourient plus. C’est tout de même un curieux phénomène.

J’ai pédalé quelques kilomètres côte à côte avec un monsieur d’un certain âge, je dirais plus de 75 ans, qui était visiblement équipé pour faire de longues distances. Originaire de Californie, il avait envoyé son vélo par Fedex à Montréal et il pédalait ensuite de Montréal à Boston où il allait retrouver sa femme pour célébrer leur 25 ans de mariage. Sa deuxième femme, a-t-il tenu à précisé, la première étant décédé après 17 ans de vie commune. Il roulait environ 100 kilomètres (60 milles) par jour. Il m’a dit être surpris de constater le nombre de gens parlant français par ici et ce n’est pas le premier américain à me faire cette remarque. Pour plusieurs d’entre eux, l’amérique du nord en entier est anglophone, même s’ils admettent qu’il y a beaucoup de latinos dans le sud.

 

Très drôle

Publié: 9 octobre, 2016 dans Écriture, Bonheur, plaisir, psychologie

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant d’une photo de Vincent Héquet, écrire un court texte, juste pour le plaisir d’écrire.

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Photo ©Vincent Héquet

– Alors chérie, j’étais comment?

– Presqu’aussi bon que mon amant.

– Très drôle.

– Saches mon chéri, que je ne te faisais pas passer un examen. Déjà, que tu poses la question démontre à quel point tu es centré sur toi-même et c’est l’essentiel de ton problème.

– Je veux savoir si tu as aimé et tu trouves ça égocentrique?

– Tu ne veux pas savoir si j’ai aimé, tu veux que je te dise que tu as été bon. C’est très différent.

– Ouf, je ne comprendrai jamais les femmes.

– C’est une évidence, en effet.

– Tu es vraiment rabat-joie aujourd’hui.

– Pfffff.

– Au fait, je te dois combien?

– Très drôle.

 

Mon fils s’est installé à Warwick avec sa petite famille. Lui et sa conjointe, tous les deux travailleurs autonomes avaient simplement besoin d’une bonne connexion à internet pour travailler de la maison et ils rêvaient de s’installer loin de la ville. Ils ont ainsi pu faire l’acquisition d’une jolie petite maison à un prix imbattable comparativement à ce qui se paie en milieu urbain. Nous sommes allé leur rendre visite ce weekend.

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Ce matin, m’étant levé tôt, j’en ai profité pour aller prendre une marche et m’imprégner de l’ambiance de cette petite ville du centre du Québec. Je passais de quartier en quartier en étant séduit par la diversité des maisons. Ça me faisait penser à ce que c’était avant que les urbanistes ne prennent le contrôle du développement urbain, avant que l’on ne décide que les maisons doivent toutes être en harmonie les unes par rapport aux autres, que les secteurs doivent être bien définis, les unifamiliales ici, les logements multiples par là, la zone industrielle plus loin. Dans certaines villes, la hauteur des maisons, le style, le plan d’architecte et même la couleur de la brique doivent être approuvés avant qu’on puisse construire quoi que ce soit, de sorte qu’au final tout semble pareil, équilibré, mais un peu fade et sans fantaisie.

À Warwick, je n’ai pas vu deux maisons semblables les unes au côté des autres et je devine même que c’était délibéré, un peu comme ces jeunes filles se choisissant une robe de bal. On la souhaite unique, se distinguant des autres et c’est une fierté d’être différent. À Warwick, les styles de maison, le revêtement, les couleurs sont multiples et même la répartition est un peu chaotique. On y retrouve des bungalow au côté de logements multiples ou même d’entreprises manufacturières autour desquelles on a construit des maisons unifamiliales. On y voit aussi des grosses maisons victoriennes qu’ont sans doute habitées les bourgeois de l’époque. Les boulevards sont appelés ainsi non pas parce qu’ils sont très fréquentés, mais simplement parce qu’on a divisé la rue avec un terre-plein gazonné ou on y a planté des arbres qui sont maintenant matures. C’est très joli. Cette diversité peu contrôlée qui fait le charme de Warwick m’inspire un sentiment de liberté qui malheureusement se perd progressivement. Warwick me fait penser à un jardin anglais.

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Mac & Cheese

Publié: 4 mars, 2016 dans Bonheur, L'essentiel, plaisir

kdChaque semaine, il se vend 7 millions de boîtes de Kraft Dinner à travers le monde et 24% d’entre elles sont vendues au Canada. Quelle est la province où on consomme le plus de Kraft Dinner? 

Eh oui, c’est au Québec!

Pas étonnant quand on sait combien les Québécois aiment le fromage.

J’ai personnellement toujours été amateur de Kraft Dinner. Étudiant, il constituait l’essentiel de mon régime alimentaire. Il était peu coûteux, $0.49 la boîte à l’époque, ça remplissait bien l’estomac, c’était bon au goût et ça me laissait une marge de manœuvre budgétaire intéressante pour la bière que je consommais durant les weekends.

A Montréal, du 9 au 16 mars, ce sera la semaine Mac & Cheese.

Plusieurs restaurants présenteront leur recette originale de macaroni au fromage.

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pecheblancheFlotte dans l’air, l’odeur agréable de bois brûlé qui s’échappe par la petite cheminée des cabanes à pêche. Tout autour, c’est blanc, éclatant et dès que le soleil se met de la partie, on est forcé de plisser les yeux devant cette éblouissante lumière. Le calme domine. Au loin, on entend à peine les bribes de dialogue d’autres pêcheurs, ou leurs éclats de joie quand ils ont une belle prise. Ce qui domine, cependant, c’est le silence et évidemment, le bruit de nos bottes de skidoo qui crounchent dans la neige. On est à Venise-en-Québec. On est venu pêcher sur la glace.

J’ai probablement 9 ou 10 ans. Mon père a loué une cabane pour la saison et on y vient à presque tous les weekends. J’aime ces journées hors du temps. Quand on arrive à la cabane, c’est toujours un peu le même rituel. On débarre le gros cadenas qui verrouille la porte de la cabane et on entre y déposer la glacière dans laquelle ma mère y a mis nos lunchs pour la journée. Puis, mon père allume un feu dans le poêle à bois. Peu après, à l’extérieur de la cabane, il envoie la main au responsable du site qui passe régulièrement avec son camion pour lui commander une douzaine de trous. Le monsieur au teint basané, casquette à oreilles rabattues, cigarette au bec et habit de skidoo une-pièce descend avec sa bruyante perceuse au gaz pour aligner deux rangées de 6 trous près de la cabane. C’est $1 le trou. Il perce des trous cylindriques d’une profondeur de 60 à 70 centimètres et d’une vingtaine de centimètres de diamètre. Dès qu’il perce complètement la glace, l’eau s’engouffre par le trou, remonte rapidement à la surface et déborde légèrement sur la glace. Il passe au trou suivant. On installe ensuite les brinbales, en les piquant dans la neige et en la renforçant d’un petit monticule de neige crystalisée. Avec une grosse passoire, on soulève les ménés dans la chaudière et on en prend un dont on transperce le dos avec l’hameçon, juste sous l’aileron dorsal pour qu’il reste bien vivant et paraisse appétissant pour les prédateurs. On descend ensuite la ligne dans le trou à bonne profondeur, mais sans toucher le fond. L’appât ira nager là sous la glace. Puis, l’attente débute. On sort les chaises de parterre quadrillées de bandes plastifiées jaune ou verte, qu’on appuie dos à la cabane et on s’y installe. Au bout d’un certain temps, on se lève pour une tournée de déglaçage. On prend la passoire de la chaudière à ménés et on s’en sert pour enlever la glace qui commence à se former à la surface des trous. Il faut éviter que ça ne gèle.

Il y a deux scénarios qui ne présentent quand le poisson mord. Soit on voit une brinbale sauter légèrement, soit on la voit carrément piquer du nez. Dans le premier cas, on se lève et on approche lentement de la brinbale. On prend la ligne à main nue et au moment opportun on donne un petit coup sec pour accrocher le poisson. Dans l’autre cas, quand la ligne pique du nez, on part à la course pour remonter le poisson. De la perchaude, du crapet soleil, parfois de l’achigan et plus rarement du brochet. Du poisson que l’on ramenait et que mon père arrangeait en filet de retour à la maison. J’aimais le poisson, pas les arêtes, mais j’adorais la pêche sur la glace. Que de beaux souvenirs.

ombre de luneMa petite-fille, Béatrice, 16 mois, a débuté tout récemment ses demie-journées à la garderie. Cela permet à mon fils et ma belle-fille de travailler tous les deux durant la journée. Ils sont travailleurs autonomes et ont fondé, il y a un peu plus d’un an une entreprise de design (Mr.Cuddington) qui se spécialise dans les accessoires de jeux de table (leur passion à tous les deux).

Il fallait s’y attendre, au bout de la première semaine, Béatrice est revenue à la maison avec un virus. Le même weekend, Josée et moi allions leur rendre visite. Ils demeurent à environ 1h30 de route, alors on allait y passer le weekend et du coup, apprécier combien la petite puce est si magnifique-brillante-géniale-amusante-craquante.

Évidemment, à 16 mois, on partage tout. Une petit morceau de muffin pour moi, un autre pour grand-papa, bref, j’en suis revenu avec un bon rhume qui m’a un peu handicapé toute la semaine, mais bon, ça valait le coup.

La nuit dernière, je me suis levé vers 2h, parce que j’étais encore trop congestionné pour pouvoir dormir correctement et en regardant par la fenêtre, j’ai eu la chance d’assister à un magnifique spectacle. Le ciel était parfaitement dégagé, comme ces nuits d’hiver où il fait trop froid pour que les nuages osent se pointer le bout du nez. Les étoiles tapissaient le ciel et la lune, éclatante, brillait si fortement, qu’elle projetait au sol des ombres s’étirant longuement sur la neige. J’ai tenté de prendre un photo, mais je n’ai pas pu avoir la clarté voulue. Cependant, l’image ci-contre, donne une idée de ce que j’ai vu alors.

Je suis resté là, de longues minutes, juste pour le plaisir.

Puis, j’ai fait chauffé de l’eau que j’ai ensuite versée dans un bol et j’y ai ajouté quelques gouttes d’huile de menthe poivrée. J’ai pris un linge à vaisselle, pour me recouvrir la tête et respirer ainsi les vapeurs qui m’ont parfaitement dégagé les voie nasales. J’ai pu ensuite retourner me coucher le coeur heureux.

Cher Père Noel

Publié: 10 janvier, 2016 dans Bonheur, plaisir, Science, Société

Cher Père Noel,

Je vous écris tôt cette année, parce qu’il vous faudra pas mal de travail pour me procurer ce dont j’ai besoin.

Ainsi, pour Noel prochain, J’aimerais avoir:

Une Tesla

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Un casque Glyph

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Un drone

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Une imprimante 3D

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