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Pensée du jour

IBC

Je m’étais dit que je ne participerais pas et puis c’est ma fille qui m’a nommé, alors comment voulez-vous qu’un Papou dise non ça cela?

Je ne voulais pas participer, parce que je sentais qu’il y avait là une certaine pression pour donner à une cause particulière, alors que je le fais déjà pour d’autres causes, mais au fond, ça ressemble un peu à la campagne Movember.

Quand mon fils et ses amis s’étaient inscrits à cette activité de financement je les avais soutenus. Quand ma soeur et ma fille s’étaient inscrites à la marche de nuit contre le cancer, je les avais soutenues. Quand la fille d’une collègue s’était fait raser la tête pour soutenir le combat contre la leucémie, j’avais aussi participé à cette campagne et à bien d’autres. Alors, un de plus, pourquoi pas?

Au fond, l’activité, le défi qui accompagne le don n’a généralement aucun lien avec la cause, mais il attire l’attention, il donne l’impression de faire partie de quelque chose de grand, de le partager avec plusieurs autres et c’est ce phénomène qui est relativement nouveau, plus amusant que les campagnes ternes de Centraide, par exemple. Les médias sociaux participent également grandement à ce phénomène.

Je lisais, ce matin, que l’année dernière, juste au Québec, 28 personnes avaient fait un don unique à la cause de la SLA, 28!. Cette année, au moment où j’écris ces lignes, ils en étaient rendus à 39,000. Et on oublie ici ceux qui, comme moi, ont donné (par mégarde) à l’organisation-mère, située aux États-Unis.

Imaginons maintenant ce que cela serait, si tous les scientifiques du monde mettaient un peu de leur temps, consacraient un peu de leur énergie pour trouver une solution  à un problème, un seul problème où on concentrerait tous les efforts. Peut-être aurait-on des résultats plus rapidement. Quand on fait un millier de choses en même temps, elles avancent toutes un petit peu, mais ça prend une éternité avant d’aboutir à un résultat. Quand on consacre toutes ses énergies à une seule chose, on peut, beaucoup plus rapidement la régler, mettre ça derrière nous et passer au problème suivant.

Pseudo

Publié: 2 mars, 2014 dans Réflexions, Société, valeurs

surnomsBaloune, Fern, Banane, Johnny, Luka, BiPoff, Chiko, Ti-Bleu, Wallus, Fafa, Bébère, Saucisse, Le beigne, Pétère, Fefesse, c’était souvent par ces noms qu’on se reconnaissait les uns les autres quand j’étais ado.

Attribuer un nom, c’est une forme d’appropriation. C’est un signe d’appartenance ou d’exclusion à un clan, une sorte de nom guerrier, un trophée ou une malédiction. Il grandit ou rapetisse celui qui le porte, il établit un rang.

Fréquemment, il est imposé par le groupe, suite à un événement déclencheur marquant. Le pseudo est d’abord repris par ceux qui ont été témoins de l’événement, mais il va parfois se transmettre à un public plus large qui n’en connait pas nécessairement l’origine. Dans certains cas, le pseudo occulte complètement l’identité officielle, à tel point que celle-ci ne semble plus représenter l’individu entièrement.

Dans les sports d’équipe, lorsqu’un joueur se démarque particulièrement, très souvent, ce seront les médias qui lui attribueront un pseudo, lequel sera ensuite repris par la population. Le Rocket, La Merveille, le Démon blond sont des pseudos familiers aux amateurs de hockey qui reconnaissent instantanément Maurice Richard, Wayne Gretzky et Guy Lafleur. 

Dans certains milieu, on s’approprie soi-même un pseudo. C’est fréquent dans les milieux artistiques, mais aussi dans les conflits guerrier. On le fait soit pour l’aura qui entoure ce nom, plus marquant que l’identité officielle, soit pour protéger sa vie privée, soit pour se donner la vie en tant que personnage, sans égards au passé. Connaissez-vous Vladimir Ilitch Oulianov, Lev Davidovitch Bronstein, Iossif Vissarionovitch Djougachvili? Dans l’ordre, je vous présente Lénine, Trotsky et Staline.

Avec la venue d’internet, la plupart des internautes ont dû, à un moment ou un autre se choisir un pseudo. Le mien « pierforest » n’est pas très différent de mon nom officiel. Il origine du début des années ’90, où on devait sur AOL se choisir un pseudo qui n’excédait pas 10 lettres. Ne pouvant utiliser mon nom complet, c’est celui qui était alors disponible et qui s’en approchait le plus. Avec les années, je m’y suis attaché. J’ai même réservé le nom de domaine, juste au cas. Curieusement, ma signature officielle s’est aussi adaptée progressivement, puisque maintenant, j’occulte systématiquement le « re » de mon prénom. Cela s’est fait tout seul. Des Pierre Forest, il y en a passablement en Amérique ou en Europe, mais Pierforest, il y en a un: C’est moi.

MagnifiquePour avoir de jolies fleurs, on peut acheter des annuelles, déjà fleuries qu’on plantera devant chez soi et qui seront belles tout de suite.

Elles ne dureront toutefois qu’un été et il faudra recommencer l’année suivante.

On peut aussi choisir les vivaces, dont on plantera les bulbes à l’automne au bon endroit dans un terreau fertile et qui n’apparaîtront que beaucoup plus tard, au printemps.

Il y aura alors le plaisir de l’attente. On les imaginera telles qu’on les souhaite et ce sera une joie renouvelée, d’admirer les petites pousses vertes traverser les neiges printanières et grandir un peu plus chaque jour. L’année suivante et les autres encore, elles repousseront là et plus loin, étalant leur bouquet.

Il y a le plaisir et il y a le bonheur.

On peut acheter l’un, mais il faut se faire l’autre.

fesses« La valorisation des courbes est très présente dans l’hémisphère Sud où la beauté de la femme y est définie par la proéminence de ses attributs spécifiques attisant le désir sexuel. L’hémisphère Nord est partisan de la minceur, les fesses étant presque plates et le modèle de beauté, les femmes très minces. Les fesses africaines ne sont pas semblables aux fesses d’Amérique du Sud où il y a une recherche d’esthétisme de l’arrondi, d’harmonie et de muscle qui rehausse la fesse alors que l’Afrique sera plus généreuse. La beauté traditionnelle s’exprime dans les rondeurs et l’opulence, mais aujourd’hui, sous l’influence du Nord, la taille s’affine et le ventre s’aplatit. Cette taille plus mince fait ressortir les seins et les fesses, qui sont affichés avec fierté. »

Jean-Claude Kaufmann, Sociologue

Lire l’article complet.

torche

voiture_neuveJe me souviens d’avoir fait cette demande, lors de l’achat de ma voiture. Je voulais une voiture neuve, pas un véhicule de démonstration qui avait été conduit par des tas de clients potentiels.

C’est curieusement à ça que j’ai pensé en lisant cet article (Au nom de L’hymen) ce matin. Je suis abasourdi que des médecins, ici-même au Québec, acceptent de délivrer un certificat de virginité en vue d’un mariage. C’est évidemment une façon de présenter une preuve que la « mariée que l’on va acquérir est encore toute neuve ».

C’est choquant et cela ramène encore à ce fameux débat sur la « charte des valeurs québécoises » que le Gouvernement, tant bien que mal et dans la tourmente, essaie de mettre en place.

Il est important de faire connaître les valeurs de la communauté d’accueil à ceux qui souhaitent venir s’installer au Québec, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, de sorte qu’ils fassent un choix de leur destination en toutes connaissances de cause. L’une des valeurs fondamentales, au Québec, c’est l’égalité homme-femme, qui va de soit pour la plupart des Québécois, mais qui n’est pas forcément dans les habitudes culturelles de certains pays.

Adopter un nouveau pays, c’est aussi, dans une certaine mesure, accepter d’y vivre selon les valeurs communes de ceux qui y vivent déjà.  C’est une forme d’engagement social qui me paraît naturel. Encore faut-il, que ces valeurs soient connues et médiatisées.