Prendre une identité

Publié: 11 février, 2017 dans Bonheur, famille, Juste du bonheur

prenomsLa question du prénom de l’enfant à naître est souvent débattue dès les premiers mois de grossesse. Si c’est une fille, si c’est un garçon, les prénoms préférés de l’un et l’autre sont débattus avec le conjoint, mais aussi très souvent avec la famille élargie. Mes deux premiers petit-enfants se nomment Béatrice et Achille et ça leur va à merveille. Je les imaginerais difficilement avec un prénom différent. Souvent, les prénoms sautent quelques générations avant de revenir d’actualité, parce qu’il n’est plus très fréquent de donner aux enfants des noms semblables à ceux des parents ou même des grand-parents. On remonte souvent une génération plus loin, parfois plus. C’est ainsi que les deux suivants qui s’annoncent pour bientôt (février et avril), deux garçons seront prénommés, à moins d’un changement de dernière minute, Colin et Georges.

C’est important un prénom, parce qu’il nous collera à la peau toute une vie.

Selon internet, Colin est dérivé du prénom grec Nikolaos qui combine Nike et Laos et qui signifie victoire du peuple. Ce sera donc un démocrate dans l’âme. de 20 à 40 Colin voient le jour au Québec à chaque année. Colin sera le frère d’Achille.

Georges est dérivé du grec Georgios qui servait à désigner les agriculteurs ou les travailleurs de la terre. Il sera donc habile de ses mains. Tout au plus une dizaines de Georges naissent chaque année au Québec depuis 2010. Ce qui est amusant ici, c’est que ce sont les parents de Colin et non ceux de Georges qui possèdent une ferme laitière. Georges sera le petit frère de Béatrice et ses parents ont leur entreprise de design graphique pour  jeux de table, Mr Cuddington.

Reste maintenant à mettre un visage sur ces prénoms. On a tous bien hâte!

lampadaireJe suis un peu superstieux, comme le sont tous ceux qui croient aux signes du destin.

Ces signes prennent souvent la forme de petites pierres blanches déposées sur le chemin de ceux qui craignent de s’égarer de la voie lumineuse.

Sur mon trajet quotidien, alors qu’il fait encore nuit, il y a un lampadaire situé au coin d’une maison pour personnes âgées et à quelques reprises au cours des dernières semaines, au moment où je passe dessous, juste à cet instant, soit il s’allume, soit il s’éteint. Quand il s’allume, j’y vois un présage favorable, mais quand il s’éteint, un petite crainte s’empare de moi.

J’ai un préjugé favorable à la lumière, c’est vrai, parce que chez l’humain en général, la lumière est associée à l’honnêteté, l’intellligence, la transparence, la clarté et la chaleur, tandis que la noirceur invoque le côté obscur, les menaces enfouies dans l’ombre, les monstres qui se cachent sous les lits, la solitude, le froid et la mort. Ce qui fait la beauté de la nuit, plus que tout le reste, ce sont les étoiles qui brillent au firmament comme des sentinelles veillant au grain.

Le bouchon de liège

Publié: 14 janvier, 2017 dans Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

bouchon-liegeMême si la mer est agitée, jetez-y un bouchon de liège et il reviendra toujours à la surface.

Depuis le début janvier, j’ai repris mes marches matinales avant d’aller au travail et c’est fou comme on devient rapidement accro. Ce matin, même si c’est samedi, j’étais éveillé à 5h et je suis sorti. En fait, je dis matin, mais on aurait pu croire que c’était la nuit, puisque le soleil n’avait pas encore pointé son nez à l’horizon. Et là, comme ça, tandis que je marchais sous les étoiles, j’ai ressenti ce bonheur paisible me parcourir tout entier et je me suis dit que le bonheur, c’est comme un bouchon de liège.

Pas de tataouinage

Publié: 21 décembre, 2016 dans Environnement, Politique, Société

tataouineCette expression est bien connue au Québec et signifie d’arrêter de tergiverser, d’hésiter, bref de se grouiller le cul.

Mais d’où peut bien venir cette expression?

Il existe, en Tunisie, une ville appelée Tataouine, qui tient son nom de tittawen, qui, en berbère, est le pluriel de tît qui signifie source. Ce lieu était connu à l’époque pour être un simple relai sur la route des caravanes où on s’arrêtait pour s’abreuver puisqu’on y trouvait une source d’eau.

Comme c’était uniquement un relai, on ne voulait pas d’y attarder trop longtemps, d’où l’expression dérivée du verbe tataouiner et utilisée au Québec.

Je pense à cette ville aujourd’hui, parce que j’ai lu dans les médias que le suspect recherché par la police allemande suite aux attentats de Berlin était originaire de Tataouine.

Évidemment, ce n’est pas la meilleure façon de faire connaître sa région.

Ombre et lumière

Publié: 11 décembre, 2016 dans amour, Écriture, Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant d’une photo de Marion Plus, écrire un court texte, juste pour le plaisir d’écrire.

ombres-fantomatiques-marion-pluss

Alors que j’écoutais le silence des flocons de neige tombant paresseusement vers le sol, une image de toi m’est revenue en tête. Celle d’un matin où, ouvrant les yeux, je t’ai vue là, nue face au miroir, à peigner tes longs cheveux sans te soucier de ma présence, me croyant sans doute endormi. La tête un peu penchée comme ça,  tu te regardais dans les yeux, sans pudeur, à la fois concentrée et perdue dans tes pensées tout en appliquant machinalement de longs coups de brosse à tes cheveux, les laissant retomber ensuite librement et bien dressés sur tes épaules. Un filet de lumière pointant par les rideaux entrebaillés, dessinait sur ton dos d’envoutantes ombres chinoises qui ondulaient en racontant une histoire sans début ni fin. Et puis dans tes yeux, j’ai vu cette étincelle indiquant ton retour en ce monde. Tu m’as regardé de l’autre bout du miroir, tu m’as souri et tu es venue me rejoindre en grimpant lentement sur le lit dans une démarche toute féline.

En direct du futur

Publié: 10 décembre, 2016 dans Bonheur, Juste du bonheur, L'essentiel

Par je ne sais trop quel moyen, j’ai reçu ce matin un courriel de moi-même qui me venait du futur:

Mon très cher Pierre,

Je sais que tu doutes beaucoup actuellement, que tu remets bien des choses en question, mais ne t’en fait pas, car tout rentrera dans l’ordre d’ici peu. Tu as un bel avenir devant toi, je peux te le prédire, mais je ne t’en dirai pas plus, parce que savoir son avenir, c’est s’exposer à faire des choix différents, à ne plus suivre son instinct et à s’égarer de son destin. Aies confiance et gardes en tête que le meilleur est devant toi, que tu vivras de très grandes joies et aussi de grandes peines,  mais qu’au final, la balance te sera favorable. Ne te tracasse pas trop de l’avenir, le bonheur n’est pas là-bas ou plus tard, il est ici, avec toi, en toi, aujourd’hui. Le bonheur n’arrive pas d’ailleurs, il se développe à partir du regard que tu poses sur ce qui t’entoure, sur ce que tu vis, sur les relations que tu entretiens avec tes proches. N’aies pas peur d’aimer, de toute les formes d’amour et d’amitié possibles, parce c’est le plus grand don qui nous est offert à tous et c’est ce qui te fera grandir à toutes les époques de ta vie.

Aujourd’hui, oublies tes tracas et soit attentif à ce qui se passe autour de toi, aux chansons que tu entendras, aux gens que tu rencontreras, aux paysages que tu verras, soit attentif aux parfums des fleurs ou même à celui des passants, observe le détail de tout ce qui t’entoure et donnes-toi une raison, n’importe laquelle pour aimer, parce que le bonheur de plus tard, se construit aussi sur tout ce que tu auras semé à compter d’aujourd’hui.

De toi,

Pierre

regrets

Image  —  Publié: 3 décembre, 2016 dans bêtise humaine, BD, Politique