Articles Tagués ‘Apprentissage’

Cliff Diver

Cliff Diver

On n’apprend pas à monter à vélo en lisant la technique dans un livre, il faut expérimenter.

Cela signifie aussi chuter, faire des erreurs et réessayer jusqu’à ce qu’on y arrive car c’est dans l’action que l’on apprend le mieux. Il faut cependant avoir le courage de se lancer tout en sachant qu’on en souffrira un peu pendant l’apprentissage. C’est ce qu’on appelle sortir de sa zone de confort. Il faut de la persévérance pour continuer malgré les embûches, mais c’est seulement à ce prix qu’on touche à ce moment unique, cette bouffée de bonheur où on réalise avoir acquis de nouvelles habiletés.

Jouer du piano, de la guitare, surfer, apprendre à dessiner, à peindre, apprendre à nager, à plonger, à jouer au tennis, au squash, à sauter en parachute, escalader une montagne ou monter à cheval, voyager de façon différente (sac à dos ou couch surfing), visiter un pays dépaysant, apprendre une nouvelle langue ou une nouvelle tâche dans le cadre de son travail, toutes ces activités sont susceptibles de vous sortir de votre zone de confort.

De l’incompétence inconsciente où avec un peu de naïveté, on croit pouvoir tout réussir facilement et rapidement, à l’incompétence consciente où on réalise alors en toutes connaissances de cause, les efforts qu’on devra y mettre pour atteindre les résultats voulus, pour ensuite, à force de persévérance passer à la compétence consciente où les premiers succès font du bien et au final atteindre la compétence inconsciente où on peut enfin faire choses de façon naturelles sans même y réfléchir, c’est le parcours obligé de l’apprentissage.

Rappelez-vous qu’un jour, vous avez du apprendre à marcher, à parler ou monter à vélo.

N’ayez pas peur, lancez-vous!

Atelier d’écriture de Leiloona:

En s’inspirant d’une photo de Maman Baobab, écrire, juste pour le plaisir d’écrire.

moulin

Quand j’étais enfant, j’aimais beaucoup aller visiter mon grand-oncle Albert à la campagne. Il était propriétaire d’une fermette située tout au bout du rang des Trentes, à Ste-Émilie de l’Énergie. Albert était un bon vivant, toujours souriant et qui avait réponse à tout, mais avec ce genre de réponse qui étonne parfois et laisse songeur. Cet après-midi là, il ventait énormément et j’avais apporté avec moi, un petit moulin à vent que je possédais depuis que ma mère en avait distribué lors de la fête pour célébrer mes 7 ans. Sous le vent, il tournait à plein régime sans que je n’ai besoin de courir pour le mettre en mouvement. J’avais alors constaté un étrange phénomène: Quand il tournait ainsi très vite, mon moulin à vent se transformait. Les couleurs distinctes de chacune des pales s’estompaient progressivement pour être remplacées par un même jaune uniforme. Curieux, j’avais demandé à l’oncle Albert de m’expliquer pourquoi c’était ainsi. Il n’a pas changé de couleur, me répondit Albert, c’est juste ton œil qui est incapable de s’adapter à la vitesse, de sorte qu’il ne distingue plus les couleurs. D’ailleurs, tu verras, c’est aussi comme ça chez les grandes personnes. En grandissant, elles ont tendance à aller de plus en plus vite et voir tout en gris. Il leur suffirait pourtant de ralentir un peu le rythme pour redécouvrir la diversité des couleurs qui sont pourtant là. Encore aujourd’hui, quand tout me semble gris, je me souviens de ces paroles de l’oncle Albert et je ralenti, je respire un grand coup et je porte attention à ce qui m’entoure.

La souffrance d’autrui

Publié: 30 août, 2015 dans Bonheur
Tags:, ,

Je me sens démuni face à la souffrance d’autrui. J’aimerais tant avoir le pouvoir de la faire disparaître d’une simple formule magique, mais c’est beaucoup plus compliqué et généralement beaucoup plus long. La souffrance de l’âme est sans doute pire qu’une souffrance physique, parce qu’elle est invisible, diffuse, parce qu’elle atteint en plein coeur la vitalité d’un être, le privant du courage et de la motivation de faire face à la musique, de faire le pas, le tout premier pas qui met en mouvement vers un ailleurs moins douloureux. Je connais le chemin qui me mène au bonheur et je sais quel sentier emprunter pour m’y rendre quand il s’éloigne un peu trop, mais ce sont mes chemins à moi et d’autres s’y perdraient parce que ce ne sont pas les leurs.

Les étoiles

Publié: 12 juillet, 2015 dans L'essentiel
Tags:, ,

cielSi la vie n’était que lumière du jour, on ne pourrait apprécier un ciel étoilé. Sachons accueillir la nuit en gardant l’œil ouvert, parce qu’elle renferme aussi des trésors insoupçonnés qu’on ne saurait voir les yeux fermés.

Atelier d’écriture de Leiloona:

En s’inspirant d’une photo de Vincent Héquet, écrire, juste pour le plaisir d’écrire.

dunes

J’y reviens souvent. C’est ici que ça s’est passé, il y aura bientôt 12 ans. Ce lieu s’est imposé à moi dès le départ, comme une drogue dure, créant une dépendance instantanée, irréversible. C’est l’appel de la mer, le chant des sirènes. J’aime particulièrement y retrouver cette odeur d’iode, typique des algues en décomposition sur la plage au petit matin, le vent frais, chargé d’embruns, le sable humide où nos pieds s’enfoncent, rendant la marche difficile si on est pressé, mais tellement plaisante lorsqu’on on a tout son temps. Quand j’arrive aux limites de la dune, j’ai clairement le sentiment d’être au bout du monde et qu’au-delà, il n’y a que la mer à l’infini. On aurait beau plisser les yeux on ne verra rien d’autre que cette étendue ondulante à perte de vue, parcourues de vagues qui se brisent ici et là en moutons blanc sur l’horizon. Cette mer généreuse, abondante, nourricière, grouillante par dessous, là où la vie a sans doute trouvé ses origines. Je comprends les hommes d’avoir voulu s’inventer des vaisseaux et parcourir les mers, aller au bout du bout du monde. C’est comme observer les étoiles et rêver de s’y envoler, toujours plus loin dans cet univers sans fin. Toujours plus loin. Et à défaut d’avoir des ailes, il suffit d’une simple embarcation, quelques provisions et beaucoup de courage. C’est accessible à tous les rêveurs. J’aime toujours autant venir ici et m’asseoir dans les herbes hautes balayées par le vent, fermer les yeux et ne penser à rien, me contenter d’être là, vivant, simplement vivant. C’est ici, il y a bientôt 12 ans que j’ai pris la décision d’être heureux maintenant et pour toujours. Depuis, à chaque moment où la tristesse ou le stress m’envahit, je ferme les yeux et je me téléporte ici sur la dune.

« La direction vers laquelle doit se tourner le fidèle pour effectuer le rite de la salat. »

Au SIMG_0206crabble, il y a peu de mots avec Q et sans U. D’ordinaire, on s’en tire avec QAT, CINQ, COQ ou QAD, mais, oh bonheur, j’ai pu placer « Qiblas » (au pluriel) pour la première fois, Yé!

Depuis près d’une année, Josée et moi avons toujours une partie de Scrabble en cours sur la table de la cuisine. Les parties durent parfois des jours, puisque l’on joue à tour de rôle quand on a le temps, en passant. Une fois le mot placé, on pivote le jeu vers l’autre pour lui indiquer que c’est à son tour de jouer.

Parfois, je mets mon mot le matin, avant de quitter pour le travail, alors que Josée est encore au lit ou occupée à autre chose et elle fait de même plus tard en journée entre deux activités. Au souper ou en soirée, on se retrouve très souvent autour du jeu.

On a nos propres règles. D’abord: Pas de limite de temps. Pas question de se stresser, on veut juste y prendre notre plaisir. Ensuite, on se donne droit au dictionnaire du Scrabble pour chercher de nouveaux mots. C’est après tout une excellente méthode pour apprendre de nouveaux mots. Et puis, on conserve nos records de mot le plus payant et de nos parties respectives les plus payantes.

Et pour les curieux, voici quelques autres définitions de mots un peu plus exotiques de cette partie:

Pilet: Espèce de canard.

Dystasie: Difficulté à se tenir debout.

Taxus:Genre de conifère

Lunulée: En forme de lunule (tache blanche à la base des ongles).

Les mots de sept lettres de la partie: Dystasie, peignera, bikinis et lunulée.

Quelques moments de plaisir au Scrabble:

– Placer ses sept lettres

– Utiliser un « lettre compte triple » d’une lettre de 10 points à l’intérieur d’un « mot compte double ».

– Multiplier les points en utilisant deux  « mot compte triple » ou « mot compte double ».

Il y a quelques jours, Josée a jeté tout un sac de vieilles arachides dans le bac à compost. En début d’après-midi, un écureuil a découvert le trésor. Durant une bonne partie de l’après-midi, il a pris les arachides une par une pour aller les enfouir avec soin à différents endroits, jamais le même. Certains disent que les écureuils oublient où ils ont enterré leur butin. J’aime l’idée qu’en agissant par instinct, croyant satisfaire uniquement ses propres besoins, il joue sans le savoir le rôle de planteur d’arbre. Qui sait si nous, êtres humains, ne faisons pas la même chose à notre façon.