Articles Tagués ‘cheminement’

Atelier d’écriture de Leiloona.

En s’inspirant de cette photo de Leiloona, écrire, juste pour le plaisir d’écrire.

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Il avait suffit d’un battement de cœur pour orienter la vie et les croyances du jeune Gabriel. À l’époque, il avait 9 ans. Un matin de septembre, alors qu’il parcourait nonchalamment la grève à marée basse, il avait vu de ses yeux vu, le battement de cœur d’une pierre qui se dorait au soleil sans savoir qu’elle était observée. Ce fut pour lui une stupéfiante révélation. La vérité s’imposait dramatiquement: Les pierres sont vivantes. Vivantes! À compter de cet instant, Gabriel commença à recueillir obsessivement des pierres pour peupler son zoo minéral. Elles étaient toutes uniques de par leur forme, leur couleur, leur texture. Il aimait les classer et reclasser encore et encore selon les différentes catégories et le soir avant de s’endormir, il s’installait à plat ventre, au bout de son lit et observait pendant de longues minutes sa collection étalée sur sa table de travail, souhaitant secrètement être à nouveau témoin d’un battement de cœur. En vain.

Ce moment unique l’avait cependant amené à élaborer une théorie sur la vie des pierres. Ainsi, selon Gabriel, les pierres vivent tout simplement à un rythme totalement différent du nôtre et surtout infiniment plus lent. Elles peuvent vivre des milliers, voire des millions d’années, mais leur cœur ne bat qu’à un rythme d’un battement par dizaine ou même par centaine d’années. C’est pourquoi on dit qu’elles sont faites de matière inerte, mais ce qu’on croit être sans vie ne l’est pas forcément. Dirait-on, par exemple, qu’un colibri est plus vivant qu’un être humain parce que son cœur cadence à 1200 battements par minute? Mais non, la vie c’est la vie. Alors, selon la même logique, un cœur qui bat à un rythme extrêmement lent n’est pas sans vie pour autant.

En grandissant, Gabriel étendit sa théorie à toutes les matières dites inertes et sa perception du monde évolua en ce sens. Que ce soit, un bout de papier, un bibelot, une chaise, un livre ou une fourchette, Gabriel accorda à tous ces objets, la même attention que s’il caressait un chaton. Il développa ainsi une solidarité très forte à tout ce qui l’entoure et du coup se senti toujours en communion intime avec l’immensité de l’univers vivant. Ne me croyez pas sur parole, répétait Gabriel. Essayez-le par vous-même. Touchez un objet autour de vous qui vous semble inerte, allez faites-le, caressez-le doucement du bout du doigt, imaginez-y la vie et vous verrez bien.

La souffrance d’autrui

Publié: 30 août, 2015 dans Bonheur
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Je me sens démuni face à la souffrance d’autrui. J’aimerais tant avoir le pouvoir de la faire disparaître d’une simple formule magique, mais c’est beaucoup plus compliqué et généralement beaucoup plus long. La souffrance de l’âme est sans doute pire qu’une souffrance physique, parce qu’elle est invisible, diffuse, parce qu’elle atteint en plein coeur la vitalité d’un être, le privant du courage et de la motivation de faire face à la musique, de faire le pas, le tout premier pas qui met en mouvement vers un ailleurs moins douloureux. Je connais le chemin qui me mène au bonheur et je sais quel sentier emprunter pour m’y rendre quand il s’éloigne un peu trop, mais ce sont mes chemins à moi et d’autres s’y perdraient parce que ce ne sont pas les leurs.

L’étincelle oubliée

Publié: 26 juillet, 2015 dans L'essentiel, motivation
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Atelier d’écriture de Leiloona:

En s’inspirant d’une photo de Marion Plus, écrire, juste pour le plaisir d’écrire.

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Le 15 juin 1816, dans le comté de Hardin au Kentucky, Joe Leever amène son jeune copain Abraham à la foire du village.

– Viens, allez viens que je te dis.

– Mais j’ai peur moi!

– Oui, je sais, moi aussi j’ai peur, mais c’est pour ça que j’y vais.

– Quand on avance malgré la peur on s’affranchit de nos limites. Sois juste à la hauteur de tes peurs et un jour, tu seras peut-être même Président.

Les étoiles

Publié: 12 juillet, 2015 dans L'essentiel
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cielSi la vie n’était que lumière du jour, on ne pourrait apprécier un ciel étoilé. Sachons accueillir la nuit en gardant l’œil ouvert, parce qu’elle renferme aussi des trésors insoupçonnés qu’on ne saurait voir les yeux fermés.

retourAprès quelques jours de pluie, j’accueille toujours avec un plaisir particulier les chauds rayons du soleil sur ma peau. Je me sens revivre.

Hier matin, je me sentais dans ces moments plus sombres où tout me paraît plus noir, me disant que je serais dû pour un retour du beau temps. Et puis voilà qu’en fin de journée, deux bonnes nouvelles sont arrivées, coup sur coup. D’abord l’acceptation de ma candidature à l’examen de certification professionnelle en gestion de projet, décision que j’attendais depuis samedi, ce qui m’a permis de céduler l’examen pour le 25 juin, date idéale, je n’aurais pu souhaiter meilleur scénario. Pour des raisons techniques, je devais passer l’examen avant le 30 juin et le 25 était la dernière date disponible. J’étais vraiment, vraiment content. Et puis une deuxième réponse positive, dans un autre dossier qui me tient à coeur.

Quand je fais une demande, je vis toujours une réponse négative à comme un rejet. C’est fou, je le sais et je me raisonne, mais ça n’empêche pas pour autant ces émotions de monter en moi. Par contre, chaque réponse positive est une victoire que je célèbre avec beaucoup de plaisir. C’est un équilibre, je suppose, ce qu’on appelle avoir les défauts de ses qualités. 

Source de l’image:
 http://www.photographyblog.com/images/photo_of_the_week/06130807/After%20The%20Rain.jpg

Évoluer

Publié: 25 février, 2009 dans motivation, Questions existentielles
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               C’est courir après ce que l’on fuit..

peur1ou se faire rattraper.