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coutsturcot

On s’est bien tiré de la crise économique au Québec et au Canada paraît-il. Toutefois, ça ne s’est pas fait sans mal.

Les conséquences, c’est qu’on a hypothéqué l’avenir pour adoucir le présent. Au cours de l’exercice 2009-2010, le Gouvernement fédéral aura accumulé un déficit de $50 milliards. Durant la même période, le Gouvernement Provincial aura accumulé une déficit de $4,7 milliards.

Un déficit, c’est dépenser plus d’argent que ce qu’on a.

Considérant qu’il y a 34 millions de Canadiens et 7,8 millions de Québécois, la part du déficit attribuable à chaque individu du Québec est donc de $2073 pour l’année 2009-2010.  Notre part familiale chez nous (5 personnes) est donc de plus de $10,000 pour cette seule année 2009-2010. C’est le montant qu’il aurait fallu soustraire du revenu familial pour passer à travers la crise sans s’endetter.

Et ne nous faisons pas d’illusion. Puisque ce montant ne sera pas remboursé tout de suite, il est donc emprunté avec intérêts et représentera probablement le double en bout de ligne. L’année prochaine, les déficits ne seront pas éliminés non plus. Les Gouvernements nous disent qu’il faudra de 5 à 10 ans avant de revenir à l’équilibre budgétaire.

Du côté de nos amis américains, c’est encore plus catastrophique. La part individuelle du déficit pour chaque américain représente plus de $5000 pour l’année en cours.

Lors de cette crise économique, (oui oui, on a vraiment eu une crise) Les Gouvernements ont mis en pratique les théories d’un dénommé Keyne, suggérant qu’il y a toujours des cycles économiques et que c’est le rôle des Gouvernements d’investir dans l’économie quand ça va mal.

Évidemment, ce modèle tient correctement la route en autant que les mêmes Gouvernements mettent des sous de côté quand ça va bien. C’est généralement la partie manquante de l’équation. Ainsi, quand ça va bien, on continue à dépenser et à investir tout ce qu’on a et quand ça va mal, on dépense encore plus. C’est à se demander combien de temps ça va prendre avant que tout ne s’écroule vraiment.

Et pourquoi les Gouvernements agissent-ils ainsi?

Parce que c’est ce que le peuple leur demande. Parce qu’on considère encore que ces dettes sont celles des Gouvernements et non les nôtres. Si j’avais reçu une facture à mon nom de $10,000 pour payer les dommages causés par la crise économique en 2010, croyez-vous que j’aurai acheté une nouvelle voiture? Ben non. J’aurai d’abord payé mes dettes, mais comme ces dettes sont celles des Gouvernements et non les miennes, je continue ma vie comme si de rien n’était et je fais « rouler l’économie ».

Sauf que cette façon de voir les choses ne nous incite pas vraiment à faire du ménage dans nos dépenses. On se contente de pelleter en avant sans trop se poser de questions. Et puis si un Gouvernement veut couper trop sévèrement dans les dépenses, on aura juste à élire un autre Parti politique qui nous promettra, lui, de dépenser davantage.

Au fond, on a les Gouvernements que l’on mérite.

Les 3 R du comportement écoresponsable signifient, dans l’ordre, « Réduire », « Réutiliser » et enfin « Recycler ». En gros, c’est la démarche la plus saine d’un point de vue environnemental. Si on le peut, on réduit d’abord sa consommation, sinon on tente de réutiliser ce qui existe déjà et finalement, en dernier recours, on choisi des produits qui sont recyclables.

Ma blonde a passé tout le weekend au festival international des percussions qui se déroule à Longueuil. C’est un spectacle Tam-tam, musique, rythme et danses. Le genre de truc que ma blonde aime beaucoup, mais qui n’a pas le même intérêt pour moi, alors elle va s’amuser et me raconte sa journée au retour. Elle me disait hier combien elle appréciait que ce spectacle soit écoresponsable.

Ils ont mis en place des mesures pour justement réduire les déchets résultant de la consommation des festivaliers. Sur le site, on ne vendait pas de bouteilles d’eau. On offrait plutôt un service de remplissage, soit à l’eau, soit au jus, moyennant un prix très raisonnable. Pour ceux qui n’avaient pas déjà une gourde, on en vendait sur place, invitant les gens à les ramener l’année suivante. En plus des bacs de recyclage, on retrouvait également des bacs à compost. Des agents verts patrouillaient régulièrement sur le site pour sensibiliser les festivaliers à l’importance des comportements écoresponsables. Le site web de l’événement présente, par ailleurs, une section, médiatisant les actions écoresponsables du festival.  Voilà de belles initiatives qui pourraient être reprises dans la plupart des festivals, très nombreux au Québec, durant l’été. Je dis Bravo!

Il en coûtera $1 milliard aux Canadiens pour accueillir les Dirigeants des différents pays et leur personnel pour la tenue du G8 et du G20. Pour une fraction de ce budget, on aurait pu mettre en place un système hyper-sophistiqué de vidéo-conférence entre ces 20 pays, permettant par la suite aux Chefs d’Etats de se réunir plusieurs fois par année à peu de frais.  C’est un peu fou de penser que l’on dépense une telle somme pour que les dirigeants viennent se dire face à face que l’économie mondiale va mal et qu’on va devoir appliquer des restrictions budgétaires.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai entendu ceci à la radio ce matin:

« L’aide internationale, ce sont les pauvres des pays riches qui aident financièrement les riches des pays pauvres ».

Avoir le sentiment de ne pas être conforme aux valeurs du groupe, à l’opinion générale, se sentir isolé, mis de côté. Quelle douloureuse expérience, quelle épreuve devrait-on dire, parce que face à ce genre de situation on a deux choix. Soit on se conforme, soit on persiste. Pour ceux qui ont le besoin viscéral de se sentir aimé et accepté, le piège, c’est de se conformer, de cesser d’être ce qu’on est fondamentalement pour ne plus se sentir rejeté. Persister, c’est un affront direct aux valeurs du groupe qui entraîne généralement des comportements qui peuvent aller du sarcasme à l’intimidation voire même à l’agression.

Les deux stratégies visent soit une adaptation personnelle à un environnement différent, soit une tentative de changement de cet environnement. Chez ceux qui persistent, on retrouve deux types de personnalité: Ceux qui veulent changer le système et qui ont les ressources personnelles nécessaires pour amener ce changement aux valeurs et choix du groupe.  Cela suppose des compétences en communication, un certain charisme, une capacité à argumenter à persuader des individus au sein du groupe de changer d’avis.

Et il y a ceux qui rejettent les idées du groupe, persistent dans leur façon de faire ou de voir les choses, mais qui s’isolent, joue l’indifférence en solo.  Je me souviens de tels individus, alors que j’étais enfant. Vous en avez sans doute également connu. Que deviennent-ils plus tard?

Cette formule inventée par Juvenal décrit bien les moyens mis de l’avant par l’empire romain pour garder le contrôle de la population, l’endormir et éviter les révoltes. Quand une population est bien nourrie et qu’on lui offre des divertissements, le reste lui importe peu. Les politiciens ont alors le champ libre de mener l’état à leur guise. Dans un système démocratique, c’est une façon habile de garder le pouvoir.

La conscience s’éveille dans la douleur plus que dans le confort. Ghandi avait d’ailleurs dit « Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance ».

À l’époque de la Rome antique, les jeux étaient violents et l’issue du combat entre gladiateurs était laissée en partie au contrôle du peuple qui pouvait influencer l’empereur par ses cris pour que celui-ci, pouce en haut ou pouce en bas, décide de la vie de celui qui avait perdu le combat.

Au cours d’une émission de radio à Radio-Canada, hier matin, j’écoutais Micheline Lanctôt comparer les jeux des Romains, avec les télé-réalités, si populaires de nos jours. Ces télé-réalités, laissent l’illusion au peuple qu’il exerce un choix, celui de voter pour ou contre un candidat, un académicien ou n’importe qui. Voyez-vous le parallèle avec l’époque romaine?

La population a si peu de contrôle sur son propre destin, que la possibilité d’exercer un choix ludique compense et assouvit son besoin d’agir sur son propre destin.  Vaut donc mieux garder le peuple endormi, parce que l’éveil des consciences rend le travail de nos dirigeants beaucoup trop compliqué. Un peuple éveillé est une menace au pouvoir politique. Offrons-lui donc les services essentiels à son confort, offrons-lui des divertissements et nous pourrons continuer à régner sur l’empire.

beurredepinotteSur 100,000 personnes vaccinées, 95% seraient passés au travers de la grippe H1N1 avec peu ou pas de symptômes.

4% auraient eu des complications sévères, mais s’en seraient sortis.

1% serait décédés.

C’est à la fois peu et beaucoup.

Je conclus qu’à moins de faire partie de la population à risque, on se fait vacciner surtout pour protéger les autres.

Parallèlement, 4% de la population est allergique au beurre d’arachide.

1 cas sur 1000 se retrouve annuellement avec des complications sévères, parfois la mort.

Devrait-on interdire la vente de produits contenant des arachides pour protéger ceux qui souffrent de ces allergies?