Articles Tagués ‘douleur’

Empruntant quotidiennement un tunnel piétonnier sous le pont Yule, ces graffitis tracés sur les murs intérieurs attirent régulièrement mon attention. Je me questionnais, ce matin, à savoir si ceux qui les ont réalisés sont des artistes ou des vandales. Un artiste, c’est un individu qui a le besoin viscéral, la pulsion incontrôlable d’exprimer son univers intérieur. Pour certains, çà se fera par la musique, pour d’autre par la sculpture, la peinture, l’écriture, la danse, la poésie, la photo.
Ce qui réuni les artistes, c’est ce besoin pressant, cette obligation de s’exprimer. En un sens, ces hommes de la préhistoire qui dessinaient sur les murs de leur caverne, les images peuplant leur imaginaire étaient de la même trempe que ceux qui dessinent aujourd’hui ces graffitis sous les ponts. Ils laissaient libre court à cette pulsion les amenant à accoucher, à expulser la douleur ou la beauté intérieure.
L’art n’a pas à être beau ou laid, il n’est que la matérialisation d’un état d’esprit. S’exprimer dans le respect des règles est une façon de faire et y aller à l’encontre des règles établies exprime aussi un état d’esprit différent, un mélange de beauté et de colère, un besoin d’exprimer que l’on existe envers et contre tous.
Ces hommes de la préhistoire dessinaient sans doute là ou leurs oeuvres seraient préservées des intempéries. Afficher son âme sur un mur, c’est une forme de reproduction de soi-même, un besoin de laisser une trace de son existence qui nous survira et qui poursuivra elle aussi, sa propre existence. S’exprimer là ou ce n’est pas permis témoigne à la fois d’un besoin de dire que l’on existe et du fait qu’il n’y a que peu d’écoute dans cette société pour accueillir ce que l’on ressent.

10/10 en calcul

Publié: 30 mai, 2009 dans Coup de gueule, Uncategorized
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pierreCette fois, j’aurais préféré avoir zéro sur 10.  

En fait, j’arrive tout juste de l’hôpital où je me suis rendu, très tôt ce matin en ambulance. Une douleur avec un grand D, irradiant tout mon flanc droit m’a éveillé assez brutalement. J’ai d’abord pensé que çà passerait, mais plus ça allait, plus ça empirait. Je me suis finalement résigné à me rendre à l’hôpital.

Je voulais m’y rendre en voiture, mais ma chérie m’a convaincu d’appeler l’ambulance. Heureusement, parce qu’en chemin la douleur était devenue si forte que je n’aurais pu me rendre à destination. Verdict: pierre au rein. J’ai habituellement un niveau assez élevé de résistance à la douleur, mais là, je me suis avoué vaincu par ce petit caillou d’à peine 3mm et j’ai accueilli sans rouspéter les doses de morphine qu’on m’a administré. Le pire est fait, paraît-il, même si elle n’est pas évacuée, ce qui devrait normalement se faire au cours des prochaines heures ou jours. C’est sur 10 que le médecin me demandait d’évaluer le seuil de douleur.