Articles Tagués ‘droits’

Répondez d’abord à ce petit sondage.

Vous voyez sans doute ou je veux en venir? Un individu fraude des milliers d’individus pour une somme de $130 millions et après avoir été pris, on le condamne à purger 3 ans en prison. Oui, je sais, il a été condamné à 13 ans, mais ce qui compte c’est ce le temps qu’il va vraiment passer en prison, le reste, c’est juste pour les apparences.

Voilà qui m’amène à vous parler d’un autre sujet: L’injustice.

Avez-vous déjà été victime d’injustice? Vous savez, avoir le sentiment d’être traité injustement, que ce soit par un parent, quand vous étiez enfant, par un patron plus tard ou par toute autre figure d’autorité.

Comment réagissez-vous face à ce genre de situation? Acceptez-vous votre sort ou vous rebellez-vous?

Il y a de fortes chances que votre réaction en tant qu’adulte face à l’autorité soit calquée sur la façon dont on vous a appris à faire face aux injustices quand vous étiez enfant.

Si, par exemple, vos parents étaient du genre à refuser systématiquement de reconsidérer une décision (même quand elle est mauvaise), vous refusaient le droit d’argumenter, de défendre votre point de vue (et parfois de gagner), vous forçaient à entrer dans le rang et à vous soumettre, comment, une fois adulte serez-vous alors outillés pour faire face à une injustice? Aurez-vous le réflexe de vous lever, faire valoir vos droits, vous rebeller, vous battre ou si vous aurez plutôt tendance à plier l’échine, vous blâmer vous-même pour cette injustice et, avec frustration ou colère retenue et vous comporter en victime.

Il n’y a pas d’âge pour apprendre à faire valoir ses droits et à se lever pour les défendre, mais plus tôt on s’y exerce, mieux on s’en portera plus tard.

D’abord un petit sondage pour situer le sujet.

Ma première réaction profonde serait sans doute le questionnement, à savoir si quelque chose dans leur vie, dans nos comportements aurait pu avoir un impact sur leur orientation. je dis ma réaction profonde, parce que fondamentalement, je voudrais surtout leur dire que je les aime, que je souhaite leur bonheur et que je suis heureux qu’ils aient découvert cette caractéristique personnelle et surtout, surtout que je me sens touché qu’ils me l’aient confiée.  Ce n’est pas anodin de l’annoncer à ses parents.

Je repense aux discussions que nous avons avec nos enfants et souvent, il y a des phrases « anodines » du genre: « Quand tu seras marié…quand tu auras des enfants….plus tard, ta femme, ton mari… ». On présume de leur hétérosexualité et on s’exprime en conséquence. Devrait-on ouvertement leur demander? Vous en pensez quoi?

Et puis, il y a les mythes. On pense qu’un jeune grand et costaud ne pourrait pas être homosexuel, par exemple. Or, ça n’a rien à voir. Je me souviens d’un ami à l’université, grand bonhomme, costaud, machoire carrée, barbe forte et grosse voix, bref des attributs associés à la virilité qui était pourtant homosexuel. Il y a des joueurs de football, de hockey, des policiers, des pompiers qui sont homosexuels. Il faut dire, par ailleurs, que dans ces milieux, il est sans doute beaucoup plus difficile d’afficher son homosexualité. 

Personnellement, je pense que dans la plupart des cas (évitons de généraliser), l’homosexualité n’est pas un choix délibéré. Je n’ai pas souvenir d’avoir un jour décidé que la gente féminine m’attirait. Je l’ai découvert. C’est apparu en moi comme ça, sans que je ne décide quoi que ce soit, alors pourquoi en serait-il différent pour ceux qui sont homosexuels?

D’ailleurs, compte tenu du parcours difficile, des obstacles, des préjugés, des rejets que plusieurs sinon la presque totalité des homosexuels vivront au cours de leur vie, je me demande si on pourrait choisir délibérément de vivre ces épreuves. C’est un non sens.