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Au lieu d’offrir aux Palestiniens leur propre état et ainsi perpétuer une guerre sans fin avec Israel, pourquoi ne pas attendre simplement une cinquantaine d’année et le problème se règlera tout seul. Je me demande même vraiment de quoi ils se plaignent ces Palestiniens!

 

israel

J’entendais hier un analyste mentionner qu’Israel avait gagné toutes les guerres, mais ne savait pas comment gagner la paix.

irroquois3Les intéressants billets de Jackss sur les premiers temps de la Nouvelle-France, m’ont amené à m’interroger sur les peuples amérindiens qui vivaient ici à l’arrivée des premiers colons. J’ai trouvé l’histoire du peuple Iroquois particulièrement intéressante et je partage ici avec vous certains éléments un peu moins connus et qui vont, je dirais, l’encontre de l’image qu’on se fait généralement des Iroquois (Mohack).

Ce peuple était, bien avant la venue de l’homme blanc, un peuple paisible, sédentaire et peu guerrier, comparativement, par exemple, aux Algonquins, réputés pour être de bons chasseurs et également de bons guerriers. Étant au départ une colonie huronne installée sur les rives du lac Huron,  ils quittèrent, à une époque indéterminée, (ou furent chassés) la nation huronne et assumèrent pleinement leur indépendance  pour venir s’installer dans la vallée du St-Laurent, pas très loin du Lac Champlain. La rivière Richelieu, qui relie  le lac Champlain au fleuve St-laurent fut d’ailleurs longtemps appelée « La rivière des Iroquois ».  

Les Iroquois  vivaient essentiellement de la culture du blé, du maïs, de la courge et du haricot, de la cueillette des petits fruits et de la pêche, comparativement aux peuples nomades qui se nourissaient davantage de viande.  Je pense même que certaines des techniques de culture utilisées à l’époque par le peuple iroquois mériteraient d’être étudiées. Ils cultivaient ainsi le blé en îlot surélevés, de sorte que le sarclage n’avait pas à être effectué. Les haricots, par ailleurs, étaient plantés à côté du maïs, grimpant ainsi autour de cette tige naturelle. 

Les Algonquins dominaient à l’époque un vaste territoire et méprisaient les Iroquois desquels ils achetaient pourtant les récoltes. Un jour, les Algonquins acceptèrent que 6 jeunes iroquois les accompagnent à la chasse, sans doute pour leur montrer leur maîtrise de l’art de la chasse. Ils revinrent toutefois bredouilles. Le lendemain, croyant avoir bien appris la leçon, les jeunes Iroquois repartirent chasser, mais seuls cette fois, sans la présence des maître de la chasse. Ils eurent beaucoup de succès. Insultés de voir ces amateurs réussir mieux qu’eux-même, les Algonquins massacrèrent les 6 Iroquois et la guerre fut déclarée entre Algonquins et Iroquois.

Ces derniers ne connaissant rien à l’art de la guerre subirent d’abord de multiples et lourdes défaites face aux Algonquins, mais ce peuple apprenant devint assez rapidement un adversaire de taille.  Une des techniques iroquoise consistait, non pas à massacrer les enfants, mais bien à les voler à leurs ennemis pour en faire des guerriers iroquois. Du coup, ils grossissaient plus rapidement leurs troupes tout en limitant celles de leurs ennemis. Après quelques années, les Iroquois devinrent des guerriers redoutés qui méprisaient la douleur.

Hurons et Algonquins s’étant alliés aux Français et continuant la guerre aux Iroquois, ceux-ci s’allièrent aux Anglais pour faire contre-poids. Ils échangeaient alors aux Anglais des mousquets contre des scalps de Français. Ils apprirent ainsi à manipuler ces nouvelles armes qu’ils ajoutèrent à leur arsenal et on dit qu’ils devinrent même rapidement de  meilleurs tireurs que les Anglais eux-mêmes. Un peuple apprenant. 

La guerre entre Iroquois, Huron et Algonquins dura plusieurs siècles et au terme de cette période, les Algonquins furent pratiquement exterminés et les Hurons réduits à peu de chose. Les Iroquois formaient alors une confédération de 5 nations avec un système politique complexe, assez similaire à celui que l’on a maintenant au Canada, mais où les femmes jouaient un rôle prépondérant.

Les Hurons étaient grands, élégants, libertins et enjoués, comparativement aux Iroquois, plus petits, puissants,  avec une large poitrine et des bras nerveux. Certains prétendent qu’ils ressemblent davantage aux peuples d’amérique du sud. 

Source principale: « Voyage en Amérique » de François-René de ChâteauBriand  1768-1848.
En version numérique: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101373x