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La chance

Publié: 3 décembre, 2015 dans Bonheur, Juste du bonheur, motivation, plaisir
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chanceSur mon trajet quotidien de 18 kilomètres pour me rendre au travail, il y a 31 feux de circulation. Hier matin, j’ai pris les 24 premiers au vert. C’est assez rare. Je me demandais même si j’arriverais à prendre tous les 31 sans arrêt à un feu rouge.

La chance, c’est quand les étoiles s’alignent, quand différentes circonstances se synchronisent de façon particulière pour favoriser un individu.

Ce qui est curieux avec la chance, c’est qu’elle persiste parfois. Il y a des jours où tout semble vous sourire. Il y a de ces jeux de table, par exemple, qui se jouent avec des dés. Avec deux dés, la probabilité d’avoir un sept (1 +6, 2+5, 3+4, 4+3, 5+2, 6+1) est toujours plus élevée que celle d’avoir un quatre (1+3, 2+2, 3+1). Pourtant, certains jours, le quatre sortira encore et encore plutôt que le sept. On ne l’explique pas, on le constate simplement.

D’ailleurs, plusieurs ont ce réflexe de vouloir profiter de la manne quand la chance leur sourit. Si quelques événements chanceux surviennent, on voudra acheter un billet de loterie, se disant dans une bonne passe. Tout ça n’a rien de scientifique c’est même complètement l’inverse, mais il y a de ces phénomènes qu’on constate sans pouvoir les expliquer.

Par ailleurs, ce qui est vrai pour la chance, l’est aussi pour la malchance. « La chance a tourné », « je suis dans une mauvaise passe », « Les malchances s’accumulent » et ce, sans qu’elles n’aient nécessairement un lien les unes aux autres. On a alors l’impression que ça pourrait être notre attitude, optimiste ou pessimiste qui a un impact sur ces événements, mais encore là, rien qui n’ait un rapport avec la science, du moins pour ce qu’on en sait.

N’empêche, à chaque feu vert que je passais, j’ai eu un sourire et ça m’a mis de bonne humeur.

Si le temps ne nous était pas compté, nous pourrions réaliser absolument tout ce qui nous vient en tête. Imaginons, que demain matin j’annonce: « Je veux devenir pilote de ligne! ». Toutes sortes de bonnes raisons pourraient être invoquées pour me ramener à la raison. « Pierre, à 49 ans, tu es trop âgé pour entreprendre une telle carrière ». « La formation coûte une fortune ». « Il faut avoir accumulé des milliers d’heures de vol avant d’être éligible ». Si on regarde bien à ces objections, l’élément central, c’est le temps.

Pensez à un projet fou, n’importe lequel que vous aimeriez réaliser et fondamentalement, ce qui pourrait vous retenir c’est le temps. Le temps d’accumuler les sous pour la formation, le temps que durerait la formation, le temps déjà accumulé au compteur. C’est donc dire que si le temps ne faisait pas partie de l’équation, on pourrait réaliser n’importe quoi, absolument n’importe quoi. Je pourrais devenir un athlète olympique si j’en avais envie. Oui oui, un athlète olympique. Si j’y mettais le temps, l’entraînement, si je consacrais toutes mes énergies pendant quelques années à une discipline olympique, je deviendrais nécessairement meilleur que ceux qui ne s’entraînent pas et au bout d’un certain nombre d’années, je pourrais aspirer à rejoindre l’élite.Ahhh, mais je vous entend penser là… « Oui, mais Pierre, tu as 49 ans, tu n’es plus en mesure de compétitionner avec de jeunes athlètes ». Mais l’âge, c’est aussi le temps non?

Si le temps ne m’était pas compté, logiquement, je ne vieillirais pas non plus. Au tout début de la création, si on croit ce qu’on raconte, Adam aurait vécu 930 années. C’est tout de même pas mal. En comparaison, cela signifie qu’on serait aujourd’hui en présence d’une personne née en 1080. C’était l’époque des tournois de Chevaliers et des Croisades. À cette époque, imaginez, seulement 10,000 personnes vivaient à Londre. C’était un petit village quoi.  Quand on vit 930 années, avoir 20 ans ou 49, ce n’est pas significatif. Imaginez tout ce qui s’est réalisé durant un millénaire, c’est fou quand on pense qu’un individu pourrait avoir vécu tout cela. On imagine souvent que Caïn était adolescent ou jeune adulte quand il a tué son frère Abel. Il avait pourtant déjà 100 ans.

Ainsi, le temps est la seule limite à la réalisation de nos rêves. C’est donc une ressource non-renouvelable et comme toutes les ressources de cette nature, on se doit de les utiliser avec précaution, s’assurer qu’on les destine au bon usage. Si on vit un pays qui regorge d’eau douce, un robinet qui fuit ne semble pas un cas urgent, mais dans un pays où l’eau est rare, on ne permettrait pas une telle chose. Ainsi, mon temps, ressource non-renouvelable, doit être utilisé au meilleur usage que je puisse en faire et dans ce contexte, n’est-ce pas une priorité de réaliser ses rêves, entreprendre dès maintenant ce qui nous tient le plus à coeur?

Réaliser ses rêves demande du temps. Les résultats ne sont jamais immédiats. D’ailleurs, s’ils l’étaient, ils ne feraient pas partie de nos rêves, puisqu’on les aurait réalisés, le temps d’une publicité pendant une émission de télé. Un projet de cette nature demande donc un plan d’actions, une suite d’activités qui doivent être réalisées, les unes à la suite des autres pour se rapprocher de l’objectif. Pour passer du rêve, à la réalisation, la première étape consiste toujours à établir cette liste d’actions qui doivent être réalisées pour parvenir au but souhaité et quand on s’y met, on réalise rapidement que la partie la plus enrichissante d’un rêve, ce n’est pas l’aboutissement final, mais davantage tous le temps consacré à le réaliser. Au fond, tout cela revient à la même chose: Le bonheur, ce n’est pas une destination. Le bonheur, c’est un voyage et s’il vous tient à coeur, faites un premier pas, sans attendre.

Quand j’étais enfant, l’hiver, je me souviens qu’on s’amusait à marcher yeux fermés dans les champs. Au bout d’un certain temps, on ouvrait les yeux pour observer nos traces dans la neige et constater le trajet parcouru. C’est vraiment difficile d’aller en ligne droite, quand on ne voit pas ou on va. Je lisais ce matin un article ou l’on parlait des expériences conduites par une équipe de l’institut Max Planck en Allemagne. Ils ont ainsi mesuré le parcours de personnes dans une forêt dense, sans point de repère. Ils ont également fait l’exercice dans le désert de Tunisie pour constater qu’en l’absence de balise ou de boussole, les gens tournent en rond.

Dans la vie de tous les jours, nos comportements sont assez similaires. En l’absence d’objectifs bien définis nous permettant de concentrer nos efforts et notre attention, on virevolte à gauche et à droite, on tourne en rond sans aller nulle part. Se fixer des objectifs de vie, c’est un peu comme se doter d’une boussole nous permettant d’aller dans la bonne direction.

Je suis un cours de macroéconomie et j’en arrive à la conclusion que j’aurais aimé être économiste. Je suis un cours de Finances et j’en arrive à la conclusion que j’aurais aimé évoluer dans ce monde. Je suis un cours en Gestion des Ressources Humaines et je constate que c’est un domaine où j’aurais été à ma place. Je suis un cours de Gestion des Opérations et je me dis que j’aurais aimé les défis de planifier et gérer la production d’une entreprise manufacturière. Je suis un cours de Marketing et tout à coup je réalise combien cette fonction de l’entreprise est passionnante. Et puis j’aurais aussi aimé être prof, être psychologue, être physicien, être écrivain.

À l’époque de Mathusalem, on pouvait vivre assez longtemps pour exercer toutes ces professions, alors qu’aujourd’hui, on doit faire des choix.

Il faut 3 semaines pour adopter une nouvelle habitude ou se débarrasser d’une mauvaise.

Au-delà de cette période, on entre dans les comportements-réflexes et il est plus facile de continuer sur notre lancée. Je me souviens avoir lu cela, il y a bien longtemps dans le Sélection du Reader’s Digest et j’ai eu plusieurs opportunité d’en vérifier la validité.

J’ai arrêté de fumer, il y a très longtemps (en 1982), à une époque où les patches n’existaient pas, mais je me souviens encore des difficiles 3 premières semaines. Une fois cette période passée, il y avait des moments de tentation, mais le mouvement était suffisamment bien amorcé pour pouvoir tenir. Idem quand j’ai cessé de boire du café ou lorsque je décide d’adopter une nouvelle habitude.

Il y a plus de 4 ans maintenant, j’avais décidé de monter les marches au travail, plutôt que de prendre l’ascenseur (je travaille au 10ième étage). Il a fallu tenir bon les premiers temps parce que ça ne me tentait pas toujours. Maintenant, je n’y pense même plus, c’est un réflexe, un automatisme. Depuis le début janvier, à tous les matins, la première chose que je fais, c’est boire un verre d’eau, m’habiller chaudement et aller prendre une marche d’environ 45 minutes. Les premiers temps, il fallait « que je me parle », parce que je n’avais pas nécessairement envie d’aller au froid alors que je venais  juste de me lever, mais maintenant, si je n’y vais pas, on dirait qu’il me manque quelque chose.

Au fond, ces 3 semaines me font penser à la loi de l’inertie. L’effort est plus difficile pour amorcer le mouvement, mais une fois en route, on n’a plus envie de l’arrêter.

Le temps

Publié: 5 décembre, 2009 dans motivation, Société
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C’est la course, depuis quelques semaines, comme à toutes les fins de session. J’ai terminé aujourd’hui mon dernier cours du samedi et hier mon cour du vendredi soir. Reste maintenant le dernier droit avant les examens et ensuite, j’aurai quelques jours de repos. Je prendrai de vraies vacances entre Noel et le jour de l’An, les premières de l’année 2009, à moins bien sur que des urgences ne surviennent au travail, parce que là aussi, tout va assez vite ces temps-ci. En plus des projets en cours, un de mes employés m’a remis sa démission, la semaine dernière. Quel dommage. J’aimais tellement travailler avec ce brillant bonhomme. On a beau dire que les gens ne changent pas de job « juste pour l’argent », quand on a une offre payée à 20% de plus avec une semaine de vacances additionnelle et qu’on a une petite famille, c’est tentant…Alors  je vais devoir assurer personnellement la relève en attendant d’embaucher un nouveau et le former, ce qui prendra quelques semaines. Les vacances de Noel pourraient être interrompues. Enfin, on verra.

C’est évidemment assez exigeant de suivre deux cours à l’université tout en travaillant, mais bon Dieu que c’est intéressant. J’aime ce bouillonnement de connaissances, le choc des idées et surtout leur application immédiate en milieu de travail. Il y a des gens vraiment très compétents aux HEC et je comprend pourquoi ils ont si bonne réputation. À 48 ans, je suis la plupart du temps le plus âgé du groupe et c’est amusant de côtoyer des jeunes qui sont parfois à peine plus âgés que mes enfants. Ce contact régulier avec la génération Y dans un milieu comportant une grande diversité culturelle est très enrichissant et me sert à plusieurs égards. Cette année, j’aurai donc cumulé plus de 800 heures à perfectionner mes compétences et je trouve que c’est du temps bien investi. Évidemment, il m’en reste très peu pour des loisirs et heureusement que ma blonde est du genre très autonome, sinon tout cela ne serait pas possible.