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Il a toujours rêvé d’occuper ce poste un jour. Après avoir fait ses classes, à la tête du Gouvernement québécois, il retournera au niveau fédéral comme chef du parti conservateur, en remplacement de Stephen Harper.

Ce dernier ne survivrait pas à une nouvelle élection après avoir autant entaché l’image du Canada dont les Canadiens étaient si fiers. Si les Conservateurs aspirent à un Gouvernement majoritaire, ils devront se faire à l’idée de changer le chef et d’en choisir un de nature à rallier l’électorat québécois. Actuellement, Jean Charest est le seul politicien capable d’un tel exploit. À défaut d’avoir à la tête d’un des partis susceptibles de prendre le pouvoir un chef en qui le Québec aurait confiance et qui soit capable de rallier également l’Ontario, le Québec continuera à voter pour le Bloc et le Fédéral continuera à avoir des Gouvernements minoritaires. Personnellement, je n’ai rien contre les Gouvernements minoritaires, puisqu’ils obligent à davantage de compromis, mais on a vu, par ailleurs, que ça n’a pas empêché les Conservateurs de maintenir des politiques très à droite, pas très environnementales et d’avoir une orientation beaucoup plus militaire que la traditionnelle position canadienne, de « Gardien de la paix ». Charest, parfaitement bilingue, (c’est un anglophone pour les anglophones et un francophone pour les francophones), comprenant bien les enjeux québécois, ancien ministre fédéral de l’environnement, davantage en faveur des politiques de développement durable, traditionnellement conservateur,  ancien chef Conservateur,  politicien habile et opportuniste, celui qui s’est lancé en politique provinciale pour contrer la montée des méchants séparatistes (et Lucien Bouchard), a tous les atouts que rechercherait le parti.

Peut-on se surprendre de le voir s’opposer publiquement à Harper, de se distancer de celui-ci? Je ne crois pas. Je pense qu’il prépare tranquillement son retour sur la scène fédérale et qu’il ménage actuellement l’électorat québécois ( et son image) non pas pour assurer sa réélection au Québec, mais bien sur le plan fédéral.

robotC’était la façon avec laquelle le robot avertissait les membres de l’équipage dans la série télé « Perdu dans l’espace » (Lost un space) que j’écoutais durant ma jeunesse. En voyant un premier membre de Québec Solidaire élu, hier, c’est la pensée qui m’est venue en tête: « Danger, danger!! ». Danger pour le PQ. Parce que Québec Solidaire, on s’entend, ne prendra jamais de votes au Parti Libéral. C’est un parti souverainiste de gauche. En gros, ça me rappelle ce premier membre de l’ADQ élu en 1994. D’autres ont suivis dans les années suivantes, grugeant des votes aux deux autres partis. Or, si on divise le vote social et souverainiste, on permet aux candidats Libéraux de s’enfuir avec la victoire dans plusieurs comtés, ce qui annonce du coup une longue période où les Libéraux règneront en roi et maître au niveau provincial.

dionStephen Harper devait se rouler par terre en voyant cette prestation catastrophique de Stéphane Dion à la télévision hier. Il avait pourtant une excellente occasion de convaincre la population et surtout, la Gouverneure Générale qu’il est l’homme de la situation pour mener le pays en remplacement de Stephen Harper. Je n’arrive plus à me rappeler ce qu’il a dit, parce que tout le reste, le mauvais cadrage, les problèmes de son m’ont complètement distrait. Je pense au film de Pierre Richard, « Le Grand Blond à la chaussure noire » et je me dis qu’on a à la tête du Parti Libéral un gaffeur sympathique qui veut devenir Premier Ministre du Canada et qu’on va peut-être lui donner le job, parce que l’autre est dangereux pour l’économie canadienne et parce que légalement, on ne pourrait donner le rôle à personne d’autre à ce moment-ci sans déclencher de nouvelles élections, 2 mois seulement après avoir voté. Mais au-delà de tout cela, dans la population, ce qu’on retient de Stéphane Dion ce n’est pas le professeur d’université condescendant du début, mais plutôt qu’il est un homme honnête, dédié, loyal qui a de bonnes idées pour le pays. Est-ce suffisant? Peut-on aspirer au rôle de Premier Ministre sans maîtriser l’art de la communication, l’image, sans avoir de leadership et sans aucun charisme?

Quand j’écoute Stéphane Dion, à la radio, son message passe assez bien en ce qui me concerne. Son discours va dans le sens  de ces nouveaux leaders qui ont compris l’importance d’agir maintenant, pour protéger l’avenir de nos enfants, même si les sacrifices sont difficiles. Quand je le vois à la télé, par contre, c’est pas possible comme ce monsieur peut être décourageant. Il n’inspire pas confiance et ne nous donne sûrement pas envie de s’identifier à lui. J’avais mis de grands espoirs en Paul Martin, suite au départ de Jean Chrétien. Je savais qu’il avait des choses à se prouver à lui-même et aussi face à la mémoire de son père. Un homme d’affaires brillant, ayant réussit et ayant ramené la prospérité au sein du Gouvernement et du Canada en général. Pourtant, comme leader, c’était un gros zéro, à tel point qu’on s’ennuie de Jean Chrétien, cette bête politique, ce pittbull de la politique canadienne qui ne refusait jamais un combat, même si l’adversaire est américain. Qu’arriverait-il si on donnait sa chance à Stéphane Dion? Est-ce que la dictature des idées pourrait s’imposer au delà de l’image?