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Suicide involontaire

Publié: 12 septembre, 2010 dans Réflexions, Société
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Le Dr Ryke Geerd Hamer est un médecin allemand ayant proposé une explication et surtout un traitement controversé de plusieurs formes de cancer.

Selon le Dr Hamer, un choc émotionnel intense est très souvent à l’origine du cancer. Ce choc traumatique auquel on ne serait pas préparé émotionnellement serait responsable de l’apparition de la maladie. Le Dr Hamer a été poursuivi en justice et emprisonné, pour avoir suggéré à certains patients de refuser la chimiothérapie. Selon lui, il faut surtout s’attaquer à comprendre l’évènement traumatique et lui donner un sens, plutôt que de s’attaquer aux symptômes. Ce sont ses propres expériences du cancer qui l’ont amené à explorer cette voie.

En 1978, le Dr Hamer développe un cancer des testicules, quelques mois après avoir perdu son fils, tué accidentellement par balle, par le Prince d’Italie. Il s’était, par la suite, interrogé sur les liens possibles entre cet évènement traumatique et l’apparition de son cancer. Médecin, traitant déjà plusieurs patients souffrant de cancer, il les a donc interrogé, pour tenter d’établir un lien entre leur cancer et un choc traumatique inattendu dans les mois précédant l’apparition.  Non seulement, découvre-t-il que ces chocs ont bien eu lieu, mais il réalise également qu’il existe un lien entre le type de choc traumatique et l’organe atteint par la maladie.

Au Québec, l’humoriste Pierre Légaré a souffert d’un cancer très avancé de la vessie. Il en parle d’ailleurs dans cette entrevue diffusée sur tou.tv.  Les médecins lui avaient même annoncé sa mort prochaine. Or, ayant pris connaissance des recherches du Dr. Hamer et ayant également compris l’origine de son cancer, il a miraculeusement guéri. Aujourd’hui, il n’y a plus aucune trace de son cancer.

Je vous parle de cela aujourd’hui, en pensant au Ministre Claude Béchard, décédé d’un cancer du pancréas il y a quelques jours. En juin 2008, Claude Béchard avait annoncé publiquement qu’il souffrait d’un cancer et que débutaient des traitements. Or, en mai 2008, Claude Béchard perdait son attachée politique, Nancy Michaud, laquelle était cruellement violée et assassinée.

Ayant récemment eu du sang quatre jours de suite dans mes selles, je me suis inquiété et j’ai communiqué avec mon médecin de famille (eh oui, j’en ai un. Chanceux!).

Elle m’a dit que je devrais aller voir un gastroentérologue, m’a signé un papier et m’a donné un numéro de téléphone.

J’ai ensuite tenté de joindre le bureau en question, tombant immanquablement sur une boîte vocale où on me disait: « Veuillez nous laisser vos coordonnées, la nature du problème et nous vous rappellerons selon les priorités. Le temps d’attente est de 3 mois à 2 ans ».

2 ans!!!!!! Ça m’a fait rigolé. C’est complètement ridicule d’attendre 2 ans pour avoir un rendez-vous avec un spécialiste. Ça m’a fait penser à l’Ex-URSS où les gens devaient faire la file à la porte des épiceries dans l’espoir d’y trouver quelque chose ou attendre 2 ou 3 ans pour recevoir leur voiture une fois qu’elle a été commandée. On rejette le système à deux vitesses, privé et public, de crainte que ça crée deux classes de citoyens. On se contente alors d’un système où tout le monde est égal, ce qui veut dire « mal servi », dans bien des cas.  Le client est bien traité dans le système de santé, le seul problème, c’est que le client n’est pas le citoyen, mais plutôt le Gouvernement.

On dépense des sommes folles et il semble qu’elles ne se rendent jamais jusqu’au premier niveau, là où les services sont donnés à la clientèle. Cet argent s’évapore quelque part, dans les structures d’un système obèse, ajoutant de plus en plus de chefs et de moins en moins d’indiens. Si la santé représente 30% des coûts du Gouvernement, ça signifie aussi que 30% des impôts que je paie servent au secteur de la santé. Comment se fait-il qu’on ait alors si peu de service pour tant d’argent?

J’ai finalement cherché une clinique privée sur internet. On était lundi. J’appelle, demandant à voir un gastroentérologue et pouvoir passer une coloscopie.

– « C’est $500 pour une coloscopie », me répond la dame. Ce montant ne peut être réclamé à l’Assurance-santé. Vous comprenez?

– Oui, je comprend.

– « Quand êtes-vous disponible? » me demande-t-elle?

– Dès que possible.

– J’ai de la place jeudi de cette semaine, est-ce que ça vous convient?

– Heuuu, (j’étais un peu pris au dépourvu), en fait non, j’ai un examen à l’université jeudi.

– Quel moment vous conviendrait mieux alors?

– N’importe quand la semaine prochaine.

– J’ai une place lundi à 13h avec le Dr. Szego, est-ce que ça vous convient?

– Oui, oui, tout à fait.

– Donnez-moi vos coordonnées et je vous enverrai par courriel la procédure concernant la préparation pour la coloscopie.

– D’accord.

– Est-ce que je peux faire autre chose pour vous?

– Non, c’est parfait.

– Si vous avez des questions, n’hésitez pas à communiquer avec moi.

Wow, ça c’est du service, me dis-je. J’ai finalement été passé le test lundi et j’ai eu mes résultats la journée même. Heureusement, rien de fâcheux, j’ai été rassuré, d’autant qu’il y avait un historique familial lié au cancer du colon. Ces $500 étaient en un seul montant. Pas de taxes ajoutées, pas de frais pour l’ouverture du dossier, stationnement inclus, de même que le jus et le muffin après l’examen. Dans la salle où j’ai enfilé la jaquette d’hôpital, on trouvait un casier pour y mettre les vêtements en sécurité, avec une clé que l’on pouvait porter au poignet. Plus convivial que le sac de poubelle jaune qu’on m’avait offert à l’hôpital la dernière fois et que j’avais dû amener avec moi.

La différence fondamentale, c’est de savoir qui est le client. Quand je vais au privé, je suis clairement le client. On prend soin de moi, puisque c’est moi qui paie. Au public, le client, c’est d’abord le Gouvernement. On fait alors les efforts pour répondre à ses demandes, quitte à sacrifier la qualité des services sur le terrain et à laisser les répondants de première ligne avec peu de ressource et leur demander de faire avec.

Les fleurs n’apparaissent pas spontanément, à moins de les acheter en pot et de les transplanter dans son jardin.

Nous vivons dans une société du résultat instantané. On veut tout, tout de suite. La carte de crédit en est un exemple éloquent. Elle permet d’acheter maintenant un truc, même si on n’a pas encore les moyens de se le payer. »Acheter maintenant, payez plus tard ». C’est la notion du tout de suite qui compte. Or, cette approche va complètement à l’encontre des lois naturelles. Darwin a bien tenté la théorie de la génération spontanée, mais elle n’a pas tenue la route bien longtemps. Les fleurs sont d’abord plantées en terre et par petits changements minuscules, elles progressent, grandissent, franchissent le niveau du sol et s’élèvent vers le ciel en brandissant leurs couleurs.

Vendredi dernier, en zappant, je suis tombé sur l’émission Big Brother où Anne-Marie Losique était invitée. J’ai eu un choc en la voyant. Elle semble avoir été refaite en entier, botoxée, gonflée et remontée. On la reconnaissait à peine, elle semblait même porter un masque. Encore une fois, on assiste à un rejet du changement progressif. Elle a sans doute voulu redevenir « tout-de-suite », celle qu’elle était autrefois, sans vraiment y parvenir finalement, puisque le résultat est assez douteux.

Ne pas accepter de vieillir est presque normal, je dirais. Quand on voit les rides apparaître, les cheveux grisonner, quand les kilos s’additionnent, on se retrouve parfois avec une image de soi qui ne cadre plus avec celle que l’on a en tête et ça donne envie de changer les choses. Ici, en fait, il y a deux éléments. D’une part, il y a la notion du changement brusque et instantané qui est généralement nocif pour le corps et il y a la notion d’acceptation de l’ordre naturel des choses.

En janvier dernier, après avoir constaté que j’avais 5 livres de plus que mon poids habituel, j’ai eu envie de changer les choses. Depuis 3 mois, je marche donc de 4 à 5 km, à tous les matins, en me levant, suivi d’une session de push-up et de redressements et progressivement mon corps s’est transformé, sans efforts intenses. Je monte également les 10 étages à tous les matins au travail. Progressivement, voilà le mot qui décrit bien les choses. Je ne pense plus « transformation », mais « plaisir ». J’ai du plaisir à marcher à tous les matins et passant devant le miroir ce matin, je me suis dit « Ah ben tiens, j’ai changé! ». Je me souviens d’un ami qui voulait se remettre en forme et qui s’est mis à un entraînement si intensif qu’on aurait cru qu’il voulait entrer sans les Marines. Il s’est finalement blessé et a cessé son entraînement. Un collègue, au travail, a aussi voulu utiliser l’escalier, mais il le faisait 3 fois par jour, en montant et en descendant. C’est finalement devenu tellement exigeant qu’il a abandonné.

« Progressivement »,  est la méthode qui me paraît la plus efficace et plus conforme à notre univers. La génération du tout-tout-de-suite va surtout à l’encontre de la pérennité. Ça ne dure pas. Quand on fait les choses progressivement, on leur donne le temps de vraiment prendre racine.

Une fleur qui a poussé lentement, fera face au vent avec beaucoup plus d’aplomb qu’une fleur en pot transplantée dans un jardin. Comme le disait Danny Laferrière, à Haïti, les bâtiments sont tombés, mais les fleurs sont restées debout.

La présente génération de jeunes sera très probablement la toute première qui aura une espérance de vie moindre que celle de leurs parents.

Cette génération est moins active et a de mauvaises habitudes alimentaires et elle préfère aussi généralement les aliments industrialisés aux fruits et légumes frais.

Un prof d’éducation physique m’avait d’ailleurs déjà mentionné, il y a une dizaine d’années, que les élèves qui se classaient « moyens » par leurs performances physiques dans les années ’80 auraient été classés « forts » au début des années 2000 avec les mêmes performances.

Ces « natifs numériques » (voir la définition sur Wikipédia), adeptes du cocooning passent beaucoup de temps à se projeter dans le virtuel et moins à bouger et vivre dans le concret. Il faudrait sans doute ramener les bonnes pratiques du « vas jouer dehors! »…même si dehors il y a toutes sortes de trucs qui les menacent: Ils peuvent se faire frapper par une voiture, enlever par un pédophile, déchiqueter par une souffleuse à neige (pas cette année), taxer par le matamore du coin ou enrôler dans un gang de rue.

L’huile d’olive

Publié: 6 février, 2010 dans Coup de coeur
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Dans le cadre d’un travail pour le cours de Marketing que je suis au HEC, nous étudions le marché de la consommation d’huile d’olive.  Le sondage suivant prendra 5 à 6 minutes au maximum. Si vous voulez bien y participer, j’apprécierai beaucoup!

N’hésitez pas à faire suivre le lien, si vous connaissez d’autres personnes qui accepteraient de participer au sondage.

Sondage sur l’huile d’olive

Le choix ne se pose pas nécessairement. On a tous nos habitudes et on n’y pense même plus. L’escalier roulant à la station de métro, l’ascenseur au bureau, ça se fait tout seul. Et puis l’escalier, c’est essoufflant et on n’est pas forcément accoutré comme il se doit. Évidemment, s’il y avait un incitatif qui rendait le tout amusant, peut-être y penserait-on davantage.

Une expérience intéressante à été menée à Stockholm à ce sujet. La voici:

Il faut 3 semaines pour adopter une nouvelle habitude ou se débarrasser d’une mauvaise.

Au-delà de cette période, on entre dans les comportements-réflexes et il est plus facile de continuer sur notre lancée. Je me souviens avoir lu cela, il y a bien longtemps dans le Sélection du Reader’s Digest et j’ai eu plusieurs opportunité d’en vérifier la validité.

J’ai arrêté de fumer, il y a très longtemps (en 1982), à une époque où les patches n’existaient pas, mais je me souviens encore des difficiles 3 premières semaines. Une fois cette période passée, il y avait des moments de tentation, mais le mouvement était suffisamment bien amorcé pour pouvoir tenir. Idem quand j’ai cessé de boire du café ou lorsque je décide d’adopter une nouvelle habitude.

Il y a plus de 4 ans maintenant, j’avais décidé de monter les marches au travail, plutôt que de prendre l’ascenseur (je travaille au 10ième étage). Il a fallu tenir bon les premiers temps parce que ça ne me tentait pas toujours. Maintenant, je n’y pense même plus, c’est un réflexe, un automatisme. Depuis le début janvier, à tous les matins, la première chose que je fais, c’est boire un verre d’eau, m’habiller chaudement et aller prendre une marche d’environ 45 minutes. Les premiers temps, il fallait « que je me parle », parce que je n’avais pas nécessairement envie d’aller au froid alors que je venais  juste de me lever, mais maintenant, si je n’y vais pas, on dirait qu’il me manque quelque chose.

Au fond, ces 3 semaines me font penser à la loi de l’inertie. L’effort est plus difficile pour amorcer le mouvement, mais une fois en route, on n’a plus envie de l’arrêter.

Le bonhomme sept-heure

Publié: 24 octobre, 2009 dans Politique, Société
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bonesetterVous avez sans doute tous entendu l’histoire du bonhomme sept-heure, ce monstre qui, selon les parents, s’en prenait aux enfants turbulents.

Si on en croit la légende, c’est en fait une déformation du mot « bonesetter », le ramancheux, celui qui, à la fin du 19ième siècle, passait de village en village au Québec, pour soigner ceux qui souffraient de fractures en remettant les os en place. On peut aisément imaginer les cris de ceux qui subissaient cette expérience sans anesthésie et l’impact sur l’imagination des enfants.

Avant que l’accès aux soins de santé ne devienne public et sans frais directs, on s’en remettait souvent à ce genre de « spécialiste », par souci d’économie. J’ai une grande tante qui avait, semble-t-il, le don d’arrêter le sang. D’autres soignaient par les plantes. Je me souviens d’une médication spéciale de ma mère, à base de gomme de pin qui avait des propriétés assez miraculeuses pour soigner les plaies infectées. Le Frère André a de nombreuses guérisons soudaines et inexpliquées à son actif, lui qui soignait à l’huile de Saint-Joseph. Ces sciences populaires se sont plus ou moins éteintes au cours des 50 dernières années. Qui sait, avec l’accès aux soins de santé publics devenant de plus en plus difficile (Essayez de vous trouver un médecin de famille…) ce phénomène ne reviendra pas à la mode. D’ailleurs, il est assez paradoxal que les Gouvernements nous disent maintenant: « Si vous êtes malades, restez chez vous et ne venez surtout pas à l’hôpital avant d’être décédés. ». Enfin…c’est pas le message exact, mais ça y ressemble.

Héritage et handicap

Publié: 20 novembre, 2008 dans famille
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handicapQuand j’ai répondu au téléphone, j’ai tout de suite senti dans sa voix qu’il y avait un truc qui n’allait pas…

D’ordinaire, quand ma plus jeune m’appelle au travail, c’est pour me demander une permission, emprunter mon appareil photo numérique ou l’autorisation pour installer un programme « certifié-sans-virus-par-toutes-mes-amies » sur l’ordinateur familial. 

Hier, elle était restée à la maison, parce que la veille, un ami lui avait foutu un cartable dans l’oeil par accident pendant ses cours de théâtre et elle avait encore passablement de douleur. 

Mais ça n’avait rien à voir avec les appels habituels. Elle me dit que le médecin a rappelé pour donner les résultats suite à sa prise sanguine visant à mesurer son taux de TSH. Vous vous souviendrez qu’au printemps dernier on lui avait dit qu’elle faisait de hypothyroidie,  puis une seconde prise de sang avait donné des taux normaux, alors on avait remis à plus tard, se disant qu’on surveillerait. Il y a quelques semaines, suite à un épisode de palpitations cardiaques, nous sommes donc allé refaire un test sanguin. Cette fois, elle était suffisamment au dessus de la limite pour que le médecin suggère de médicamenter. 

– « Je vais devoir prendre des médicaments À VIE! », me dit-elle, la voix enrouée. 

– « Qu’est-ce que ça te fait? »

– « Ben…c’est plate…j’ai l’impression que c’est comme une béquille…Et puis, j’ai peur que ça me fasse grossir… ».

– « Quel est le médicament que tu vas devoir prendre? »

– « Je ne sais pas…ça commence pas S ».

Alors elle et moi, au téléphone, chacun devant un ordi, avons fait une recherche ensemble sur Google (vive Google!)…Rapidement, on est tombé sur le fameux médicament, le Syntroid et on a regardé cela ensemble, commentant nos découvertes respectives et finalement en arriver à la conclusion que même si personne ne souhaite devoir prendre des médicaments à vie, ça ne semblait pas trop mal…et pas de prise de poids à l’horizon, ce qui  l’a soulagée. C’est qu’elle a vu des proches prendre pas mal de poids parce qu’ils prenaient des médicaments (anti-dépresseur), alors je pense que c’est ce qui lui faisait le plus peur. 

On a rigolé un peu et j’ai senti qu’elle était mieux, qu’elle ne s’en faisait plus outre mesure.  Et puis, ça ne remettait en rien nos projets de voyage pour la fin Décembre.