Articles Tagués ‘santé’

Il faut 3 semaines pour adopter une nouvelle habitude ou se débarrasser d’une mauvaise.

Au-delà de cette période, on entre dans les comportements-réflexes et il est plus facile de continuer sur notre lancée. Je me souviens avoir lu cela, il y a bien longtemps dans le Sélection du Reader’s Digest et j’ai eu plusieurs opportunité d’en vérifier la validité.

J’ai arrêté de fumer, il y a très longtemps (en 1982), à une époque où les patches n’existaient pas, mais je me souviens encore des difficiles 3 premières semaines. Une fois cette période passée, il y avait des moments de tentation, mais le mouvement était suffisamment bien amorcé pour pouvoir tenir. Idem quand j’ai cessé de boire du café ou lorsque je décide d’adopter une nouvelle habitude.

Il y a plus de 4 ans maintenant, j’avais décidé de monter les marches au travail, plutôt que de prendre l’ascenseur (je travaille au 10ième étage). Il a fallu tenir bon les premiers temps parce que ça ne me tentait pas toujours. Maintenant, je n’y pense même plus, c’est un réflexe, un automatisme. Depuis le début janvier, à tous les matins, la première chose que je fais, c’est boire un verre d’eau, m’habiller chaudement et aller prendre une marche d’environ 45 minutes. Les premiers temps, il fallait « que je me parle », parce que je n’avais pas nécessairement envie d’aller au froid alors que je venais  juste de me lever, mais maintenant, si je n’y vais pas, on dirait qu’il me manque quelque chose.

Au fond, ces 3 semaines me font penser à la loi de l’inertie. L’effort est plus difficile pour amorcer le mouvement, mais une fois en route, on n’a plus envie de l’arrêter.

Le bonhomme sept-heure

Publié: 24 octobre, 2009 dans Politique, Société
Tags:, , ,

bonesetterVous avez sans doute tous entendu l’histoire du bonhomme sept-heure, ce monstre qui, selon les parents, s’en prenait aux enfants turbulents.

Si on en croit la légende, c’est en fait une déformation du mot « bonesetter », le ramancheux, celui qui, à la fin du 19ième siècle, passait de village en village au Québec, pour soigner ceux qui souffraient de fractures en remettant les os en place. On peut aisément imaginer les cris de ceux qui subissaient cette expérience sans anesthésie et l’impact sur l’imagination des enfants.

Avant que l’accès aux soins de santé ne devienne public et sans frais directs, on s’en remettait souvent à ce genre de « spécialiste », par souci d’économie. J’ai une grande tante qui avait, semble-t-il, le don d’arrêter le sang. D’autres soignaient par les plantes. Je me souviens d’une médication spéciale de ma mère, à base de gomme de pin qui avait des propriétés assez miraculeuses pour soigner les plaies infectées. Le Frère André a de nombreuses guérisons soudaines et inexpliquées à son actif, lui qui soignait à l’huile de Saint-Joseph. Ces sciences populaires se sont plus ou moins éteintes au cours des 50 dernières années. Qui sait, avec l’accès aux soins de santé publics devenant de plus en plus difficile (Essayez de vous trouver un médecin de famille…) ce phénomène ne reviendra pas à la mode. D’ailleurs, il est assez paradoxal que les Gouvernements nous disent maintenant: « Si vous êtes malades, restez chez vous et ne venez surtout pas à l’hôpital avant d’être décédés. ». Enfin…c’est pas le message exact, mais ça y ressemble.

Héritage et handicap

Publié: 20 novembre, 2008 dans famille
Tags:, , , , ,

 

handicapQuand j’ai répondu au téléphone, j’ai tout de suite senti dans sa voix qu’il y avait un truc qui n’allait pas…

D’ordinaire, quand ma plus jeune m’appelle au travail, c’est pour me demander une permission, emprunter mon appareil photo numérique ou l’autorisation pour installer un programme « certifié-sans-virus-par-toutes-mes-amies » sur l’ordinateur familial. 

Hier, elle était restée à la maison, parce que la veille, un ami lui avait foutu un cartable dans l’oeil par accident pendant ses cours de théâtre et elle avait encore passablement de douleur. 

Mais ça n’avait rien à voir avec les appels habituels. Elle me dit que le médecin a rappelé pour donner les résultats suite à sa prise sanguine visant à mesurer son taux de TSH. Vous vous souviendrez qu’au printemps dernier on lui avait dit qu’elle faisait de hypothyroidie,  puis une seconde prise de sang avait donné des taux normaux, alors on avait remis à plus tard, se disant qu’on surveillerait. Il y a quelques semaines, suite à un épisode de palpitations cardiaques, nous sommes donc allé refaire un test sanguin. Cette fois, elle était suffisamment au dessus de la limite pour que le médecin suggère de médicamenter. 

– « Je vais devoir prendre des médicaments À VIE! », me dit-elle, la voix enrouée. 

– « Qu’est-ce que ça te fait? »

– « Ben…c’est plate…j’ai l’impression que c’est comme une béquille…Et puis, j’ai peur que ça me fasse grossir… ».

– « Quel est le médicament que tu vas devoir prendre? »

– « Je ne sais pas…ça commence pas S ».

Alors elle et moi, au téléphone, chacun devant un ordi, avons fait une recherche ensemble sur Google (vive Google!)…Rapidement, on est tombé sur le fameux médicament, le Syntroid et on a regardé cela ensemble, commentant nos découvertes respectives et finalement en arriver à la conclusion que même si personne ne souhaite devoir prendre des médicaments à vie, ça ne semblait pas trop mal…et pas de prise de poids à l’horizon, ce qui  l’a soulagée. C’est qu’elle a vu des proches prendre pas mal de poids parce qu’ils prenaient des médicaments (anti-dépresseur), alors je pense que c’est ce qui lui faisait le plus peur. 

On a rigolé un peu et j’ai senti qu’elle était mieux, qu’elle ne s’en faisait plus outre mesure.  Et puis, ça ne remettait en rien nos projets de voyage pour la fin Décembre.

Le bout du chemin

Publié: 26 octobre, 2008 dans Société
Tags:, , ,

Voici les photos de Bill Clinton, de 1988 à aujourd’hui. Sur la photo, en haut à gauche, il a 42 ans. Aujourd’hui, il en a 62.

Je vais voir un médecin une fois par année. J’ai eu la chance de m’inscrire sur sa liste, à une époque où il était encore possible de le faire. Maintenant, elle ne prend plus personne, comme la plupart des médecins de famille…

Faut les comprendre. Ils ne veulent pas travailler 7 jours sur 7 et être disponibles 24 heures sur 24 comme c’était autrefois, quand on avait des médecins qui faisaient ce travail par vocation.

J’ai trouvé un médecin de famille, c’est bien.

Le problème, c’est que mon médecin est poche, ne semble pas s’intéresser plus qu’il n’en faut à ses patients et se limite sans doute à la procédure suivante:

1. Prise de la pression
2. Analyse sanguine
3. Regarder la liste d’action-réaction et s’il n’y a rien d’écrit on dit au patient: « OK, tout est beau »

Rien de proactif.

D’ailleurs, j’utilise maintenant le médecin simplement pour avoir accès aux spécialistes si j’en suis arrivé à mon propre diagnostic (!!!) à l’effet que j’en ai besoin d’un, parce qu’il me faut une prescription pour pouvoir les contacter.

Idem pour les tests sanguins. Je me demande à quoi ça me sert de devoir d’abord aller voir le doc, si, de toutes façons, elle ne prend même pas la peine de regarder les résultats antérieurs avant de décider quelles analyses demander.

J’ai l’impression que mon mécanicien prend davantage soin de ma voiture que mon doc de ma santé. Je dois prendre les choses en main.

Ce n’est pas mauvais en soi, parce que de nos jours, il y a beaucoup d’information de disponible et que la pire chose est de se fier aveuglément à son médecin. On a tous des tonnes d’exemples d’erreurs de diagnostic, de négligences, de traitements inadéquats qui ont provoqué des problèmes graves, quand ce n’est pas la mort du patient. Je n’entrerai pas dans les détails, ici, parce que je sens la colère monter en moi en pensant au fils d’un ami, mort d’un cancer à 20 ans alors qu’il devrait être en vie aujourd’hui.

J’ai été voir mon doc, récemment, pour l’examen (??) annuel: Prise de ma pression. « Tout va bien? », lui dire que je voudrais faire des tests sanguins et voir un dermatologue pour un grain de beauté que je voudrais faire inspecter par « un expert ».

J’ai reçu mes résultats sanguins aujourd’hui.

Je dis reçu, parce que je refuse de me contenter de la procédure habituelle: « S’il y a un problème, on va vous rappeler, sinon ça veut dire que tout est OK ». Depuis 2001, je demande une copie des résultats des tests, je les compare, les analyse et tire mes propres conclusions.

Au dire du doc, tout est OK.

Pourtant, je ne suis pas d’accord. Même s’il n’y a rien de catastrophique de dépasser « juste un peu », les moyennes établies, c’est un indicateur. Il y a la tendance des années antérieures qui est également importante. Pourquoi attendre que la situation ne soit catastrophique avant d’agir, alors que de simples changements d’habitudes peuvent inverser la tendance. Je me suis donc créé un chiffrier, où je conserve les mesures des différents tests, les moyennes établies et un système automatique de couleur qui me permet d’identifier ce qui sort de la norme. Je peux aussi voir les tendances et me donner des objectifs pour les années à venir.

Ce n’est pas si compliqué, finalement et il me semble que ça devrait faire partie du rôle des médecins de ne pas se contenter d’établir des diagnostics et donner des médicaments, mais également d’être des coachs en santé. C’est certain que ça demanderait plus de travail, au départ, mais imaginez l’impact sur les coûts de santé une fois que le processus est bien en place. 

En regardant mes résultats, cette année, je me suis dit que j’aurais dû demander d’ajouter les analyses de calcium et de phospathe qui n’ont pas été mesurés depuis 2006 pour l’un et 2002 pour l’autre. Il y a pourtant là, il me semble, une tendance qui aurait mérité qu’on s’y attarde. Il me semble que ça aurait dû être le rôle du médecin de regarder cela et demander les analyses adéquates. Encore une fois, je me dis, misère, que j’aurais dû prendre le temps de vérifier tout cela avant d’aller rencontrer mon médecin poche.