Articles Tagués ‘Travail’

waAu cours des  deux derniers weekends, je n’ai eu aucune tâche à accomplir, que ce soit pour le travail, les études ou des travaux autour de la maison.

Deux weekends ou je n’ai eu aucune obligation, que du temps pour faire ce dont j’avais envie et….

je me suis ennuyé!!!

Habitué, depuis plusieurs mois à un rythme infernal d’échéances et de gestion de priorités, rêvant d’avoir quelques moments libres, voilà que je les avais sans savoir quoi en faire.

Je me suis finalement trouvé une occupation « utile » en classant de vieilles factures, en faisant le bilan des comptes,  en révisant nos budgets, bref, vous savez,  ce genre de trucs passionnants :).

Je me suis également procuré le manuel d’un de mes cours au HEC cet automne et j’ai « pris de l’avance » dans les lectures.

Les 3 semaines de vacances que j’ai prises, depuis le début de l’année, l’ont toute été, au moins partiellement,  pour réviser en vue des examens.

Ai-je perdu la faculté de juste m’amuser?

Je me regarde aller et j’avoue que je suis légèrement préoccupé.

source de l’image: http://fotocache02.stormap.sapo.pt/fotostore02/fotos//a5/51/47/2387766_SSDvs.jpeg

goofyJe discutais l’autre jour avec un collègue qui a travaillé durant un été à EuroDisney. Il était alors un de ces personnages, vous savez,qui sont déguisés et qui circulent sur le site. Il me racontait qu’à chaque jour, il devait « entrer en scène ».

Il jouait un rôle et son rôle était d’être ce personnage amusant, enthousiaste et à l’écoute de la clientèle. À tous les matins, en arrivant au travail, il avait droit à une séance de motivation, lui permettant de se mettre en forme, émotionnellement et arriver ainsi à bien jouer le rôle qu’on attendait de lui, celui de Goofy.

L’année dernière, j’ai également assisté à une conférence d’un gestionnaire du monde de la santé qui arrivait à faire des choses étonnantes dans les hôpitaux où il était intervenu. En fait, il reprenait essentiellement ce même thème: Jouer son rôle et donc démontrer de la gentillesse, de l’enthousiasme et s’accrocher un sourire au visage avant d’entrer en scène et ainsi jouer efficacement le rôle pour lequel on est engagé. 

L’effet cumulatif de ces personnes enthousiastes, tout autour, a alors un curieux effet catalyseur, à tel point que même ceux qui se sentaient un peu déprimés avant d’entrer en scène, se laissent prendre au jeu et y trouvent du plaisir. La particularité, c’est qu’ici, on ne recherche pas l’authenticité, mais plutôt créer une ambiance particulière par les efforts cumulés de chacun.  

Plus récemment, je lisais une étude qui faisait état des deux personnalités de l’individu, celle du dedans et celle de l’extérieur. on y donnait pour exemple, certains gestionnaires, dynamiques et imposants en milieu de travail, qui une fois à la maison, arrivent tout juste à se traîner jusqu’au divan où, épuisés, ils passeront la soirée devant le téléviseur. Ont-ils si bien joué leur rôle, durant la journée, qu’il ne leur reste plus d’énergie pour autre chose une fois le rideau tombé?

Les fins de session d’automne à l’université sont toujours passablement stressantes. Les travaux de session à remettre, la préparation pour l’examen final, la surcharge de travail découlant de l’industrie où je travaille, la préparation de Noel, l’achat des cadeaux et cette année, en plus, la préparation de ce voyage à Cuba. C’est un peu fou…et quand je pense que j’ai pris 2 cours pour la session hiver, je n’aurai plus de vie du tout. Au moins, j’aurai cette semaine dans les caraibes pour refaire le plein.

Conciliation travail-famille

Publié: 17 novembre, 2008 dans Société
Tags:, , ,

 

En 1995, le directeur général de l’UNESCO, M.Frederico Mayor disait :conciliation

 « Dans toute société, quels que soient sa religion, sa culture, son niveau de vie, son régime politique ou son échelle de valeurs, une meilleure éducation des femmes entraîne une diminution des naissances. »

 Face aux problèmes de la dénatalité, alors 2 choix s’offrent à nous. Soit nous empêchons les femmes d’atteindre une meilleure éducation, soit nous mettons en place des mesures qui favoriseront la conciliation travail-famille.

 Entendons-nous bien, il n’y a donc finalement pas vraiment de choix.

 Le Gouvernement du Québec a fait son effort, au cours des dernières années, puisqu’une vaste étude conduite par deux chercheurs de l’Université de Sherbrooke (Luc Godbout et Suzie St-Cerny) a permis de démontrer que fiscalement, les jeunes familles québécoises sont les mieux traitées que partout ailleurs au Canada et que ces mesures dépassent ce qui est offert en France et même en Suède, pourtant reconnue pour ses mesures sociales.

 Mais est-ce suffisant?

 Je connais personnellement plusieurs femmes qui ont vécu difficilement, le retour au travail, suite à une première naissance. Devoir d’abord confier son bébé âgé de 6 mois à une garderie est une étape difficile à passer pour une jeune mère. Puis, selon les cas, il y a des bébés qui ne font plus leurs nuits, qui attrapent toutes sortes de virus et de bactéries de sorte que souvent, la totalité des congés et même des jours de vacances sont utilisés pour motiver ces absences.

Dites-vous, par ailleurs, que la conciliation travail-famille, ce n’est pas juste pour les enfants, ça pourrait aussi être pour vos parents!

S’occuper d’un parent vieillissant ou atteint de maladie dégénérative demande souvent une implication très active et énergivore de la part des enfants.

 Si le Gouvernement a fait son effort, fiscalement parlant, une étape reste à franchir en entreprise. Il n’y a pas que les considérations fiscales qui sont importantes, mais également toutes les mesures d’accommodement.

 Voici quelques mesures proposées à titre d’accommodement :

 

Sondage Workopolis, 2007

Offre d’heures de travail flexibles

48 %

Prolongation du congé de maternité

20 %

Partage de poste

14 %

Technologies portatives (ordinateur portable, BlackBerry)

13 %

Travail à la maison

9 %

Garderie sur place

6 %

 Qu’en pensez-vous?

 Où vous situez-vous dans le débat?