Articles Tagués ‘voyage dans le temps’

Dans la deuxième moitié des années ’70, j’écoutais presque tous les soirs, avant de m’endormir, une émission à la radio dont le titre était « Les rêves parlent ». Cette émission était animée par Jean Roussier, un parapsychologue qui pratiquait l’hypnose de façon assez particulière, en amenant les gens à régresser dans le temps, assister à leur propre naissance et même, aller encore plus loin en arrière. C’était parfois assez spectaculaire.

Un cas, assez unique, a fait l’objet d’un livre que l’auteur a rendu disponible sur le web à cette adresse voyage dans l’inconscient (à ceux qui n’ont pas le temps de tout lire, je recommande d’aller directement au chapitre 3).  

Les expériences de Jean Roussier m’impressionnaient tellement que je m’étais rendu sur place, dans un petit resto-bar sur Viau pour assister à un des enregistrements (même si je n’avais pas encore l’âge légal). 

Par la suite, avec un groupe d’amis, nous avons commencé à nous intéresser également à l’hypnose et avons reproduit ces expériences de régression dans le temps avec des résultats assez amusants. Chacun notre tour, nous régressions progressivement dans nos souvenirs, à l’été précédent, le printemps d’avant, le 1er jour de classe, etc, toujours de plus en plus loin jusqu’à ce que les souvenirs soient soit imaginés, soit trop lointains pour faire partie de nos souvenirs conscients. On assistait, ému, à notre propre naissance.

Et, évidemment, on poussait l’aventure encore plus loin, avant même d’exister, se retrouvant dans la peau des uns et des autres, avec des souvenirs, des paysages différents. Réels ou inventés, on ne pouvait trop dire, mais l’expérience était amusante et alimentait nos recherches et nos discussions. 

Et puis un jour, nous nous sommes dit: Si on peut régresser sous hypnose, pourquoi ne pourrions-nous pas également voir le futur. Et nous avons vu notre avenir. Des images qui sont restées gravées en moi. J’étais dans un sous-sol, dont la disposition ressemble pas mal à celui de ma maison actuelle et j’y avais aménagé une sorte de laboratoire où je travaillais à reproduire des hologrammes, des images en 3 dimensions avec des sortes de lasers (nous étions à la fin des années ’70, avant l’apparition sur le marché des premiers micro-ordinateurs). La partie plus inquiétante était que je ne franchissais pas la quarantaine… Après cette étape, je n’étais plus dans le même corps. Honnêtement, j’ai beau être sceptique de nature et toujours prendre ce genre d’expérience avec un grain de sel, ces images d’une clarté limpide m’ont suivie toute ma vie et j’ai eu une sorte de soulagement quand j’ai enfin eu 41 ans.